Ces Grands Prix qui n'ont attribué que la moitié des points

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Ces Grands Prix qui n'ont attribué que la moitié des points
Par : Fabien Gaillard
5 avr. 2017 à 18:15

Il y a huit ans, jour pour jour, le Grand Prix de Malaisie 2009 était interrompu par une pluie diluvienne pour ne jamais reprendre, avec la moitié des points attribuée. Retour sur ces courses qui n'ont pas offert la totalité des points en jeu.

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Espagne 1975

Espagne 1975
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Photo de: LAT Images

Couru sur le très populaire mais aussi très dangereux circuit de Montjuïc (situé dans le parc de Montjuïc à Barcelone), le GP d'Espagne 1975 est marqué par une grogne des pilotes face à des conditions de sécurité très précaires, et notamment des rails mal fixés ou abîmés. Certains pilotes, dont Emerson Fittipaldi (qui ne prendra même pas le départ de la course) ou son frère Wilson (photo, qui se retirera au bout d'un tour), estiment que le danger est trop grand.

Espagne 1975

Espagne 1975
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Photo de: LAT Images

Mais la plupart des autres, subissant notamment la pression des patrons d'écuries, eux-mêmes sous la pression des promoteurs et des autorités locales, s'élancent. La course, prévue pour 75 tours, est marquée rapidement par de nombreux incidents. Forcément, la hiérarchie est chamboulée : au 17e tour, Rolf Stommelen, au volant d'une des voitures de l'écurie de Graham Hill, mène devant Carlos Pace (Brabham).

Espagne 1975

Espagne 1975
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Photo de: LAT Images

Mais au 25e tour, un drame survient : dans la compression de la bosse de l'Estadio, qui suit la ligne de départ/arrivée, l'aileron arrière de Stommelen (photo) se décroche. La voiture est incontrôlable : elle tape les barrières à l'intérieur de la piste puis, elle est propulsée au-dessus des grillages de protection de l'autre côté, atterrissant dans le public. Cinq personnes trouvent la mort ; Stommelen s'en tirera. Après quatre tours d'atermoiements, le GP sera enfin arrêté. Pour la première fois de l'Histoire, la moitié des points sera attribuée (car la course n'a pas atteint les 75% de sa distance originale) et la F1 ne reviendra plus jamais à Montjuïc.

Autriche 1975

Autriche 1975
4/15

Photo de: LAT Images

Après qu'un violent orage s'est abattu sur le circuit de l'Österreichring, le départ est reporté de 45 minutes pour profiter de conditions plus satisfaisantes. Les pilotes s'élancent alors sur une piste détrempée et, pour la plupart, avec des voitures qui ne sont pas réglées pour la pluie.

Autriche 1975

Autriche 1975
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Photo de: LAT Images

C'est alors le début du show de Vittorio Brambilla : l'Italien, au volant de sa March orange, est incroyablement agressif et d'une efficacité redoutable. Parti huitième, il se joue rapidement d'adversaires dotés de meilleures monoplaces : Pace, Regazzoni, Fittipaldi, Stuck, Depailler, Lauda et enfin Hunt sont passés en 18 tours. Une fois devant, Brambilla explose les chronos et prend une avance considérable : au moment où la pluie redevient importante, vers le 25e tour, il compte 20 secondes d'avance sur Hunt.

Autriche 1975

Autriche 1975
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Photo de: LAT Images

Mais justement, la pluie revient et pas qu'un peu ! Les conditions sont si dantesques que des pilotes qui ont abandonné demandent à la direction de course de mettre fin à l'épreuve. Devant une nouvelle averse diluvienne, ce sera fait au moment du 29e tour, quand le drapeau à damier sera brandi devant un Brambilla si heureux d'avoir gagné qu'il lâchera le volant d'une main, partira en glisse et ira percuter le mur avec sa March, copieusement abîmée lors de son tour d'honneur (photo). La course étant au départ prévue pour 54 tours, la moitié des points sera attribuée.

Monaco 1984

Monaco 1984
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Photo de: LAT Images

Sans doute le GP le plus connu lors duquel la moitié des points a été attribuée. Après avoir retardé son début d'une vingtaine de minutes en raison de la pluie, le départ est donné. Rapidement, la course tourne à l'hécatombe : après 24 tours, il ne reste que neuf pilotes en piste. Prost mène mais la pluie redouble d'intensité et la visibilité devient problématique. Derrière le Français, deux pilotes font sensation : Ayrton Senna, au volant d'une Toleman, et Stefan Bellof, au volant d'une Tyrrell.

Monaco 1984

Monaco 1984
8/15

Photo de: XPB Images

Le Brésilien et son équipe ont fait le pari d'une course qui ne couvrira pas sa distance totale et n'ont pas mis le plein d'essence. Senna remonte d'ailleurs très vite sur Prost. Mais les conditions deviennent trop imprévisibles : le pilote McLaren fait des signes à la direction de course pour que l'épreuve soit arrêtée. Jacky Ickx, directeur de course, décide alors de brandir le drapeau rouge et le drapeau à damier au 32e passage. Senna dépasse Prost, qui s'est rangé sur la grille, et pense avoir gagné, mais le classement est pris sur le tour précédent celui de l'interruption ; le pilote Toleman n'est que second.

Monaco 1984

Monaco 1984
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Photo de: LAT Images

Le Français l'emporte donc, mais ne reçoit que la moitié des points de la victoire, soit 4,5 points ; il perdra le titre face à Niki Lauda en fin de saison pour... 0,5 point. Le troisième, Bellof (photo), sera disqualifié quelques semaines plus tard suite aux tricheries de l'écurie Tyrrell concernant le poids minimum de ses voitures.

Australie 1991

Australie 1991
10/15

Photo de: LAT Images

Malgré de grosses averses qui s'abattent sur Adelaïde depuis plusieurs heures, le départ est donné et se passe plutôt bien, devant la prudence de l'ensemble des pilotes. Ayrton Senna, en tête, est rapidement rejoint par Nigel Mansell qui semble bien plus rapide.

Australie 1991

Australie 1991
11/15

Photo de: LAT Images

Mais c'est alors que de nombreux incidents surviennent, qui empêchent d'ailleurs Mansell de se porter à l'attaque de Senna en raison des drapeaux jaunes un peu partout sur le tracé. Entre le quatrième et le huitième tour, six voitures abandonnent et ensuite les sorties de piste et les tête-à-queue se multiplient. Comme si cela ne suffisait pas, au dixième tour, la pluie se met à retomber de plus belle.

Australie 1991

Australie 1991
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Photo de: LAT Images

Mansell puis Gerhard Berger sortiront à leur tour de piste dans la 16e boucle. C'est alors que Roland Bruynseraede (photo), le directeur de course de la FIA, prend la seule décision possible dans ces conditions : il interrompt la course au 17e des 81 tours prévus. Malgré plusieurs tentatives de redémarrage, auxquelles s'opposeront notamment Senna et Patrese, l'épreuve ne reprendra pas. Étonnamment, c'est le classement du 14e tour qui sera pris en compte, faisant de cette course la plus courte de l'Histoire de la F1 en distance (52,9 km) et en temps (24 minutes et 34 secondes).

Malaisie 2009

Malaisie 2009
13/15

Photo de: XPB Images

La course du GP de Malaisie 2009 débute sur une piste totalement sèche mais sous la menace d'un énorme orage. Les 20 premiers tours se passent sans une seule goutte de pluie, avec Nico Rosberg (Williams) en tête devant Jarno Trulli (Toyota) et Jenson Button (Brawn) avant les premiers arrêts. Ceux-ci interviennent aux alentours du 15e tour et permettent ensuite à Button de reprendre l'avantage.

Malaisie 2009

Malaisie 2009
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Photo de: XPB Images

Mais les choses commencent à se gâter au 20e passage : le ciel s'ouvre et la piste s'humidifie grandement par endroits. La plupart des pilotes chausse les pneus pluie mais Timo Glock (Toyota) tente le pari des intermédiaires et cela paie : l'Allemand est bien plus rapide que la concurrence. Il s'empare même de la tête du classement quand Button décide de passer aussi par les stands pour chausser les intermédiaires. Mais la pluie finit par redoubler d'intensité au 30e tour : tous les pilotes doivent maintenant rechausser les pneus pluie.

Malaisie 2009

Malaisie 2009
15/15

Photo de: XPB Images

L'averse est bien trop importante et les voitures ne peuvent plus rouler sur cette piste véritablement inondée. La voiture de sécurité entre en piste mais rapidement le drapeau rouge est brandi. La direction de course attendra ensuite une cinquantaine de minutes pour définitivement annoncer la fin du GP, avec la moitié des points attribuée aux pilotes selon le classement du 31e tour, avec la victoire de Button devant Nick Heidfeld (BMW Sauber) et Glock.

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Séries Formule 1
Auteur Fabien Gaillard
Type d'article Diaporama