Diaporama - Ces pilotes vainqueurs d'une seule course en F1

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Diaporama - Ces pilotes vainqueurs d'une seule course en F1
Par : Fabien Gaillard
11 juil. 2018 à 17:15

Remporter plusieurs courses en Formule 1 n'est pas réservé à tout le monde et certains pilotes ont déjà eu beaucoup de joie à le faire à une seule reprise. Retour en images sur les vainqueurs d'une épreuve en F1.

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Johnnie Parsons (Kurtis Kraft) - Indy 500 1950

Johnnie Parsons (Kurtis Kraft) - Indy 500 1950
1/33

Photo de: IndyCar Series

L'indy 500 est la seule épreuve du Championnat du monde de F1 1950 à se disputer hors Europe mais aucune équipe européenne n'y participera... Menant 115 des 138 tours disputés, Johnnie Parsons remportera la course quand elle sera interrompue suite à un orage. En inscrivant neuf points (les huit de la victoire et celui du meilleur tour), l'Américain se placera même à égalité avec Giuseppe Farina et Juan Manuel Fangio en tête du classement, même s'il s'agira bien sûr de la seule course comptant pour la F1 qu'il disputera cette saison-là.

Lee Wallard (Kurtis Kraft) - Indy 500 1951

Lee Wallard (Kurtis Kraft) - Indy 500 1951
2/33

Photo de: IndyCar Series

Huit voitures seulement verront l'arrivée de la 35e édition de l'Indy 500 au terme de laquelle Lee Wallard s'imposera, non sans mal. En effet, le pilote américain a perdu ses freins, endommagé un échappement et cassé un support d'amortisseur, en plus d'être victime d'irritations importantes en raison de la combinaison qu'il portait à même la peau et qui a nécessité une hospitalisation après la cérémonie de la victoire. Sa perte de poids durant les quatre heures de course a été estimée à près de sept kilos.

Luigi Fagioli (Ferrari) - GP France 1951

Luigi Fagioli (Ferrari) - GP France 1951
3/33

Photo de: LAT Images

Ne remporter qu'une course en F1 est une chose, mais ne même pas être au volant de sa voiture au moment du drapeau à damier en est une autre. Ce fut le cas pour Luigi Fagioli qui, après avoir reçu l'ordre de la part de Ferrari d'échanger sa monoplace saine contre celle de Juan Manuel Fangio, percluse de problèmes, vit l'Argentin l'emporter finalement et lui permettre de gagner lui aussi, alors qu'il terminait en fait 11e à 22 tours (dans la voiture de Fangio). Fagioli, qui est toujours à ce jour le plus vieux vainqueur de F1 (53 ans et 22 jours), furieux d'avoir dû céder son baquet, quitta la Formule 1 sur le champ et n'y courut plus jamais.

Piero Taruffi (Ferrari) - GP Suisse 1952

Piero Taruffi (Ferrari) - GP Suisse 1952
4/33

Photo de: LAT Images

Après avoir signé la pole, avec 2,6 secondes d'avance sur Piero Taruffi, Giuseppe Farina (Ferrari) s'échappe en tête. Cependant, il est victime au 16e tour d'un problème technique. A partir de là, Taruffi va s'emparer du commandement et ne plus le céder jusqu'au drapeau à damier, 46 tours plus tard. Il prit un tour à tous les pilotes sauf au second, Rudi Fischer, lui aussi au volant d'une Ferrari 500 mais pour le compte de l'Écurie Espadon.

Troy Ruttman (Kuzma) - Indy 500 1952

Troy Ruttman (Kuzma) - Indy 500 1952
5/33

Photo de: IndyCar Series

Troy Ruttman est devenu le plus jeune pilote à remporter l'Indy 500 à 22 ans et 80 jours, un record qui tient encore aujourd'hui. Il devenait également à l'occasion le plus jeune vainqueur d'une course de Formule 1, record qui fut battu par Fernando Alonso. En course, il fut longtemps devancé par Bill Vukovich mais ce dernier, alors qu'il disposait d'une trentaine de secondes d'avance, connut un bris de direction qui l'envoya dans le mur à neuf tours de l'arrivée.

Bob Sweikert (Kurtis Kraft) - Indy 500 1955

Bob Sweikert (Kurtis Kraft) - Indy 500 1955
6/33

Photo de: Indianapolis Motor Speedway

Vainqueur des éditions 1953 et 1954, Bill Vukovich est en tête de la course et paraît sans rival après l'abandon de Jack McGrath. Cependant, au 57e tour, il est pris dans un grave carambolage et se tue en sortant de piste. Après neutralisation, la course reprend. Jimmy Bryan mène devant Bob Sweikert, mais le leader finit par connaître une défaillance, de pompe à essence. Avec plus d'une minute d'avance sur le second, Sweikert gère et finit par l'emporter en triplant cette marge.

Luigi Musso (Ferrari) - GP Argentine 1956

Luigi Musso (Ferrari) - GP Argentine 1956
7/33

Photo de: LAT Images

Et encore un pilote qui a gagné une course sans en avoir franchi la ligne d'arrivée dans sa voiture ! De nouveau, Fangio est victime d'un problème technique l'obligeant à abandonner au 23e tour. Luigi Musso (Ferrari), qui occupe alors la cinquième place, reçoit l'ordre de rentrer pour permettre à l'Argentin de prendre son volant. C'est chose faite à partir du 31e passage. Comme à son habitude, Fangio se montre éclatant et remonte vite. Aidé par les problèmes de Stirling Moss (Maserati), il prend la tête à 30 boucles du but et l'emporte, "avec" Musso.

Pat Flaherty (Watson) - Indy 500 1956

Pat Flaherty (Watson) - Indy 500 1956
8/33

Photo de: Indianapolis Motor Speedway

Changement de taille à Indianapolis pour l'année 1956 : de l'asphalte est posé sur la quasi-totalité de la piste et seule la ligne droite des stands reste en briques. Pat Flaherty domine l'épreuve après avoir signé la pole et évité les embûches de plusieurs accidents en début d'épreuve.

Sam Hanks (Epperly) - Indy 500 1957

Sam Hanks (Epperly) - Indy 500 1957
9/33

Photo de: IndyCar Series

Après 13 tentatives, Sam Hanks remporte enfin les 500 Miles d'Indianapolis au terme d'une course marquée par ses luttes avec Paul Russo puis Jim Rathmann. A peine a-t-il franchi la ligne d'arrivée qu'il annonce sa retraite sportive.

Jimmy Bryan (Epperly) - Indy 500 1958

Jimmy Bryan (Epperly) - Indy 500 1958
10/33

Photo de: IndyCar Series

Dans la même voiture que Sam Hanks l'année précédente, Jimmy Bryan remporte les 500 Miles. Mais il a pour cela fallu survivre à l'immense carambolage du premier tour, qui verra l'abandon de sept voitures et la mort de Pat O'Connor. En tête au moment de la relance, Bryan se jouera d'Eddie Sachs, de George Amick puis enfin de Tony Bettenhausen pour l'emporter notamment grâce à un arrêt rapide lui offrant un matelas de dix secondes d'avance.

Rodger Ward (Watson) - Indy 500 1959

Rodger Ward (Watson) - Indy 500 1959
11/33

Photo de: IMS LLC

Roger Ward remporta l'édition 1959 de l'Indy 500 en signant le record de vitesse moyenne de l'époque (135,857 mph, soit 218,641 km/h de moyenne) terminant 23 secondes devant Jim Rathmann.

Jo Bonnier (BRM) - GP Pays-Bas 1959

Jo Bonnier (BRM) - GP Pays-Bas 1959
12/33

Photo de: LAT Images

S'emparant de la tête de la course dès le premier tour, Jo Bonnier dut faire face à l'adversité de Masten Gregory (Cooper), pour un duo de tête des plus surprenants. Gregory connut cependant un problème de boîte de vitesses dès le 12e tour, l'empêchant de défendre pleinement ses chances. Jack Brabham (Cooper) revint sur Bonnier avant que Stirling Moss (Cooper) ne passe les deux hommes. Cependant, à une douzaine de tours du but, le Britannique rencontra à son tour un problème de boîte et Bonnier hérita donc la victoire, sacrant au passage BRM chez les constructeurs.

Jim Rathmann (Watson) - Indy 500 1960

Jim Rathmann (Watson) - Indy 500 1960
13/33

Photo de: IndyCar Series

La course de 1960, la dernière édition des 500 Miles d'Indianapolis inscrite au calendrier du Championnat du monde F1, reste dans la légende grâce au duel immense que se sont livrés Jim Rathmann et le vainqueur de l'année précédente, Rodger Ward. Rathmann en sortait vainqueur, après 29 changements de leader !

Giancarlo Baghetti (Ferrari) - GP France 1961

Giancarlo Baghetti (Ferrari) - GP France 1961
14/33

Photo de: LAT Images

Dans une quatrième Ferrari engagée sous les couleurs de la Fédération Italienne de sport automobile, Giancarlo Baghetti, 27 ans, profita de plusieurs abandons et défaillances pour se retrouver en tête et dans une lutte très serrée avec Dan Gurney (Porsche). Dans la dernière ligne droite du dernier tour, l'Italien profita de l'aspiration de son concurrent pour prendre l'avantage et l'emporter dès sa première course en F1, une performance qui n'a pas été réalisée depuis.

Innes Ireland (Lotus) - GP États-Unis 1961

Innes Ireland (Lotus) - GP États-Unis 1961
15/33

Photo de: LAT Images

Parti huitième sur la grille, Innes Ireland prit un bel envol pour s'emparer de la troisième position. Devant lui, Stirling Moss (Lotus) et Jack Brabham (Cooper) se livrèrent duel pendant la première moitié de course avant que l'Australien ne doive abandonner. 12 tours après, Moss dut renoncer lui aussi. Ireland se retrouva ainsi en tête, mais rapidement en proie à des problèmes de pression d'essence. Cependant, l'opposition fut rapidement décimée et Ireland l'emporta pour cinq secondes devant Dan Gurney (Porsche).

Lorenzo Bandini (Ferrari) - GP Autriche 1964

Lorenzo Bandini (Ferrari) - GP Autriche 1964
16/33

Photo de: LAT Images

Troisième en début de course, Lorenzo Bandini gagna une place au moment où John Surtees (Ferrari) fut victime d'un problème de suspension. Cependant, l'Italien étant loin de Dan Gurney (Brabham), c'est plutôt derrière lui qu'il dut regarder. Il se fit rapidement rejoindre puis dépasser par Jim Clark (Lotus). L'Écossais ne parviendra pas à reprendre Gurney et devra abandonner après 40 des 105 tours. Quelques boucles plus loin, Gurney subira à son tour un problème de suspension, offrant le commandement à Bandini qui s'imposera avec six secondes d'avance sur Richie Ginther (BRM).

Richie Ginther (Honda) - GP Mexique 1965

Richie Ginther (Honda) - GP Mexique 1965
17/33

Photo de: LAT Images

Ginther justement aura sa chance l'année suivante, au Mexique. Qualifié en seconde ligne, il prit la tête de course dès le départ, devant Jackie Stewart (BRM). Alors que derrière lui la bataille fait rage pour la position de second, Ginther et sa Honda avancent méthodiquement et sans erreur. Il franchira la ligne d'arrivée au terme des 65 tours de courses avec moins de trois secondes d'avance sur Dan Gurney (Brabham), s'offrant son seul succès en carrière mais également la toute première victoire de Honda et de Goodyear.

Ludovico Scarfiotti (Ferrari) - GP Italie 1966

Ludovico Scarfiotti (Ferrari) - GP Italie 1966
18/33

Photo de: LAT Images

Alors que Mike Parkes a signé la pole, son équipier chez Ferrari Ludovico Scarfiotti est second. Les deux hommes sont surpris au départ par Lorenzo Bandini (Ferrari). Pire, Scarfiotti tomba en septième position. Bandini connut toutefois rapidement une défaillance technique mais Ferrari reprit espoir avec Parkes qui mena un temps puis par Scarfiotti qui remonta avant de prendre l'avantage grâce au jeu de l'aspiration. Profitant d'une concurrence en difficulté et d'une avance confortable, il remporta la course avec six secondes d'avance sur le duo Parkes-Denny Hulme (Brabham).

Peter Gethin (BRM) - GP Italie 1971

Peter Gethin (BRM) - GP Italie 1971
19/33

Photo de: LAT Images

Peter Gethin a remporté ce qui est à ce jour l'une des courses les plus incroyables de la Formule 1. Sur le tracé de Monza, l'aspiration fonctionne à plein et rapidement, un groupe de tête très serré se détache, composé de Mike Hailwood (Surtees), François Cevert (Tyrrell), Ronnie Peterson (March), Jo Siffert (BRM), Howden Ganley (BRM), Chris Amon (Matra), Gethin et Jackie Oliver (McLaren).

Peter Gethin (BRM) - GP Italie 1971

Peter Gethin (BRM) - GP Italie 1971
20/33

Photo de: LAT Images

La lutte va faire rage jusqu'à l'arrivée où un groupe de cinq finira par émerger. Gethin franchira la ligne 0"01 devant Peterson, 0"09 devant Cevert, 0"18 devant Hailwood et 0"61 devant Ganley (photo).

François Cevert (Tyrrell) - GP États-Unis 1971

François Cevert (Tyrrell) - GP États-Unis 1971
21/33

Photo de: LAT Images

Après avoir pris la tête de la course, Jackie Stewart (Tyrrell) est rapidement en souffrance avec ses pneus et François Cevert le passe au 14e tour. Jacky Ickx (Ferrari) devient vite la menace principale du Français, qui finit à son tour par être rattrapé par la dégradation de ses Goodyear. Le Belge, équipé de Firestone plus résistants, sera cependant victime d'un souci technique terminal, qui répandra de l'huile sur la piste. Cevert glissera sur une plaque et ira taper le rail de sécurité, sans dommages, pour s'envoler vers sa seule victoire en discipline reine.

Jean-Pierre Beltoise (BRM) - GP Monaco 1972

Jean-Pierre Beltoise (BRM) - GP Monaco 1972
22/33

Photo de: LAT Images

Quatrième sur la grille d'un GP de Monaco très, très pluvieux, Jean-Pierre Beltoise réalise un départ exceptionnel en s'emparant de la tête avant même le premier virage. La suite de la course est une longue échappée solitaire, le Français comptant jusqu'à une quarantaine de secondes d'avance sur Jacky Ickx (Ferrari). Seul le Belge terminera dans le même tour, lors d'une course dans des conditions extrêmes où assez peu d'accidents seront à déplorer.

Carlos Pace (Brabham) - GP Brésil 1975

Carlos Pace (Brabham) - GP Brésil 1975
23/33

Photo de: LAT Images

Alors que Jean-Pierre Jarier (Shadow) a signé la pole, c'est Carlos Reutemann (Brabham) qui prend la tête. L'Argentin est rapidement dépassé par le Français qui s'échappe de façon incroyable. Carlos Pace prend l'avantage sur son équipier pour figurer au second rang, mais le Brésilien compte bientôt près de trente secondes de retard sur le leader. Cependant, Jarier est victime de problèmes d'alimentation et doit abandonner, laissant la tête et la victoire à Pace, devant son public en délire.

Jochen Mass (McLaren) - GP Espagne 1975

Jochen Mass (McLaren) - GP Espagne 1975
24/33

Photo de: LAT Images

Disputée sur le terrible circuit de Montjuic Parc, cette course s'achèvera de façon tragique. Après une série d'abandons sur ce tracé urbain rapide et dangereux, la première place se joue entre un étonnant Rolf Stommelen (Embassy Hill) et Carlos Pace (Brabham). Cependant, dans le 26e des 75 tours prévus, l'aileron arrière de Stommelen se détache dans la remontée vers le premier virage. La monoplace, privée de tout contrôle et à la sortie d'une compression, est incontrôlable, percute les rails des deux côtés de la piste et s'envole dans le public. Cinq personnes seront tuées, Stommelen sera grièvement blessé mais la course ne sera pas arrêtée immédiatement et se poursuivra encore quatre tours avant que la décision d'interrompre l'épreuve ne tombe. Pace ayant été obligé de s'accidenter pour éviter l'Embassy en perdition, c'est Jochen Mass, sur McLaren, qui l'emporte.

Vittorio Brambilla (March) - GP Autriche 1975

Vittorio Brambilla (March) - GP Autriche 1975
25/33

Photo de: LAT Images

Après un report de 45 minutes en raison de la pluie, la course débute sous le commandement du poleman, Niki Lauda (Ferrari). Cependant, n'ayant pas réglé sa voiture pour les conditions pluvieuses, il est rattrapé puis dépassé par James Hunt (Hesketh). Derrière, Vittorio Brambilla réalise un vrai numéro : parti huitième, l'Italien fond sur le duo, passe Lauda avant de revenir sur Hunt au moment où la pluie retombe. En difficulté en raison d'un problème moteur, le Britannique est en plus gêné par son équipier et Brambilla en profite pour prendre la tête. En sept tours, il se construit une avance de plus de vingt secondes. Au 29e tour, devant des conditions climatiques extrêmement difficiles et les demandes de pilotes ayant déjà abandonné, la course est arrêtée. Après avoir franchi la ligne, tout à sa joie, Brambilla lâchera le volant et ira percuter le rail, abîmant l'avant de sa March ; il fera le tour d'honneur ainsi.

Gunnar Nilsson (Lotus) - GP Belgique 1977

Gunnar Nilsson (Lotus) - GP Belgique 1977
26/33

Photo de: LAT Images

Mario Andretti (Lotus) et John Watson (Brabham) s'élancent dans cet ordre sur la première ligne d'un GP de Belgique qui démarre dans des conditions pluvieuses. Après que Watson ait pris un meilleur envol, Andretti tente de reprendre l'avantage plus tard dans le premier tour mais est trop présomptueux : il accroche le Britannique et les deux hommes doivent abandonner. La tête de la course revient à Jody Scheckter (Wolf) mais la piste séchante rebat les cartes au moment des arrêts : Niki Lauda (Ferrari) s'empare du commandement devant Jochen Mass (McLaren) et Gunnar Nilsson. Après l'accident de Mass, Nilsson revient rapidement sur Lauda puis le dépasse autoritairement avant de s'envoler pour signer son seul succès en F1. Et pour cause : un cancer lui est diagnostiqué en fin d'année 1977, quelques semaines après ce qui sera son dernier GP, au Japon. Il en mourra en octobre 1978, peu de temps après avoir assisté, très malade et méconnaissable, aux funérailles de son ami Ronnie Peterson.

Alessandro Nannini (Benetton) - GP Japon 1989

Alessandro Nannini (Benetton) - GP Japon 1989
27/33

Photo de: LAT Images

Sans doute l'un des vainqueurs dont on se souvient le moins tellement la lutte entre Alain Prost et Ayrton Senna avait phagocyté l'attention. Et plus que la lutte, c'est évidemment leur célèbre accrochage, au 47e tour qui reste dans les mémoires, alors que les McLaren dominaient cette course de la tête et des épaules. Prost abandonnant, Senna pourra lui repartir, changer d'aileron puis rattraper et dépasser Nannini, qui avait pris la tête entre temps, pour s'imposer. Mais, déclassé par les commissaires pour avoir coupé la chicane au moment de repartir, il sera disqualifié, offrant donc sur tapis vert le succès à l'Italien.

Jean Alesi (Ferrari) - GP Canada 1995

Jean Alesi (Ferrari) - GP Canada 1995
28/33

Photo de: LAT Images

Parti cinquième sur la grille, Jean Alesi se retrouve rapidement deuxième derrière un Michael Schumacher (Benetton) intouchable. Cependant, au 57e des 69 boucles du GP, l'Allemand subit une défaillance électrique et doit s'arrêter longuement au stand, pour changer de volant notamment. Cela offre sur un plateau la victoire au Français, son unique en F1, sous les applaudissements d'un public québécois acquis à sa cause, qui envahira la piste dans le dernier tour ; le classement final sera alors pris sur le 68e tour.

Olivier Panis (Ligier) - GP Monaco 1996

Olivier Panis (Ligier) - GP Monaco 1996
29/33

Photo de: Sutton Motorsport Images

Sans doute une des courses les plus rocambolesques de l'Histoire de la F1 à ce jour. Le GP de Monaco 1996 démarre dans des conditions humides et voit très vite une avalanche d'abandons. Dans ces conditions, la victoire semble promise à Damon Hill, mais son moteur cède, puis à Jean Alesi, mais un problème de volant le contraint à l'abandon. C'est alors qu'Olivier Panis prend les commandes de la course pour ne plus jamais les quitter. Un temps menacé par David Coulthard, il terminera le premier des trois voitures restantes en piste et signera sa seule victoire en F1, la dernière d'un pilote français à ce jour.

Jarno Trulli (Renault) - GP Monaco 2004

Jarno Trulli (Renault) - GP Monaco 2004
30/33

Photo de: Brousseau Photo

Dans une saison totalement dominée par Michael Schumacher (Ferrari) jusque-là, le GP de Monaco 2004 voit l'Allemand démarrer seulement quatrième sur la grille, alors que Jarno Trulli a signé une impressionnante première pole la veille avant de confirmer en conservant l'avantage au départ. Fernando Alonso (Renault) qui le menacera pendant une grande partie de la course, s'accidentera sous le tunnel en voulant prendre un tour à Ralf Schumacher. Durant le Safety Car qui suivra cet accident, M. Schumacher, en tête à la faveur des arrêts au stand des autres pilotes, sera accroché par Juan-Pablo Montoya (Williams), à un tour, et devra abandonner. Trulli conservera alors le commandement de l'épreuve jusqu'à son terme, malgré le menace de Jenson Button (BAR), pour remporter son unique succès.

Robert Kubica (BMW Sauber) - GP Canada 2008

Robert Kubica (BMW Sauber) - GP Canada 2008
31/33

Photo de: Glenn Dunbar / LAT Images

Un an après son terrible accident sur le Circuit Gilles Villeneuve, Robert Kubica signe au Canada la seule victoire de sa carrière, profitant notamment d'un accrochage incroyable entre Lewis Hamilton (McLaren), Kimi Räikkönen (Ferrari) et Nico Rosberg (Williams) en bout de ligne des stands qui élimine plusieurs prétendants à la victoire et permet à BMW Sauber de signer le doublé.

Heikki Kovalainen (McLaren) - GP Hongrie 2008

Heikki Kovalainen (McLaren) - GP Hongrie 2008
32/33

Photo de: Steve Etherington / LAT Images

Alors que les McLaren monopolisent la première ligne, Felipe Massa (Ferrari) s'empare du commandement de la course dès le premier virage. Il mène quasiment l'intégralité du GP quand, derrière lui, Lewis Hamilton (McLaren) perd gros sur une crevaison. Le Brésilien semble se diriger vers une victoire facile, mais à trois tours de la fin, son moteur lâche et Heikki Kovalainen récupère la tête de la course pour remporter sa seule victoire en F1.

Pastor Maldonado (Williams) - GP Espagne 2012

Pastor Maldonado (Williams) - GP Espagne 2012
33/33

Photo de: Andrew Hone / LAT Images

Alors qu'il avait signé le deuxième temps des qualifications, Pastor Maldonado hérite de la pole position en raison de la disqualification de Lewis Hamilton (McLaren), qui n'avait plus suffisamment d'essence dans son réservoir au terme de la séance. Le lendemain, surpris par Fernando Alonso au départ, le Vénézuélien est longtemps deuxième, mais finira par prendre à revers la Ferrari en la dépassant au moment du deuxième arrêt pour s'imposer de façon totalement inattendue.

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