EL1 - Räikkönen emmène l'Armée Rouge ; échec de la roquette russe Renault

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EL1 - Räikkönen emmène l'Armée Rouge ; échec de la roquette russe Renault
Guillaume Navarro
Par : Guillaume Navarro
28 avr. 2017 à 09:30

Kimi Räikkönen n'était pas en tourisme spatial ce vendredi matin, signant le meilleur chrono des Essais Libres 1, en Russie. L'appel de la Volga ?

Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
La Renault Sport F1 Team RS17 avec des stickers #BillyWhizz
Esteban Ocon, Sahara Force India F1 VJM10 avec un sticker #BillyWhizz
Sergey Sirotkin, Renault Sport F1 Team RS17
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Un mécanicien McLaren
Maurizio Arrivabene, Team Principal Ferrari
Sergey Sirotkin, Renault Sport F1 Team RS17 s'arrête en piste
Max Verstappen, Red Bull Racing RB13
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17 avec des stickers #BillyWhizz
Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H
Felipe Massa, Williams
Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H
Sergey Sirotkin, Renault Sport F1 Team RS17

Les sondes employées ne sont pas spatiales, mais la course à l’espace a bel et bien débuté en Russie, sous l’œil du grand guide Bernie Ecclestone, de nouveau présent ce week-end. Un espace que l’on a jusqu’à présent vu faible entre les deux blocs que sont Mercedes et Ferrari, dans un conflit que Red Bull aimerait bientôt pouvoir arbitrer.

Sur un tracé qui aura servi de prétexte l’an dernier à la rétrogradation de Daniil Kvyat chez Toro Rosso et libéré son baquet Red Bull à Max Verstappen, le Néerlandais n’était cependant pas excessivement impatient à l’idée d’entamer son programme d’évaluation, ne prenant la piste qu’une fois les températures montées grâce à une demi-heure de roulage de ses collègues. Des températures de 19°C dans l’air et 33°C en piste en début de séance, sur un circuit baignant sous le soleil matinal de Sotchi avec les montagnes du Caucase enneigées en arrière-plan.

Dans une monoplace équipée de flow-vis destiné à valider l’orientation de flux d’air évolutifs sur la suspension arrière, son équipier Ricciardo, lui, avait lancé l’effort un peu plus tôt.

Échec du lancement de la sonde russe

Alors que Bottas signait un premier temps de référence en tendres de 1'39"871, Sergey Sirotkin, réserviste Renault et héros local, disposait de 90 minutes payées par SMP Racing dans le baquet de Nico Hülkenberg : las, son auto était immobilisée après seulement 12 minutes : "Quelque chose s’est produit avec le moteur", commentait-il avec dépit, avant de voir le personnel de piste ramener la Renault dans son box et l’équipe s’activer sur celle-ci. Qu’il se rassure, Spoutnik disposera d’autres lancements.

 

En piste, Hamilton prenait les commandes à la reprise avec une amélioration en tendres de 0"313, avant que Vettel n’enregistre un temps autrement plus significatif.

Mercedes faisait cependant le choix, comme lors des derniers GP, d’être la première équipe à faire passer sa concentration sur l’exploitation des pneus plus tendres.

Avec ces supertendres, 2,5 secondes d’amélioration furent immédiatement trouvées sur le temps de Bottas (1,4 secondes sur le meilleur temps en tendres de Vettel). Une marque que Hamilton semblait en difficulté à égaler, sans qu’il soit possible cependant de définir le niveau de similitude entre les deux programmes déroulés par le #77 et le #44. La bombe H demeurait une arme au potentiel inconnu, à 0"562 du programme scandinave.

L’Armée Rouge en marche

Après une longue période d’observation des conditions de piste laissant le champ de bataille désert, l’Armée Rouge Ferrari envoyait Räikkönen en mission avec le mélange supertendre, résultant en un meilleur chrono absolu en 1'36"074, à six dixièmes de la pole position 2016 de Rosberg.

Vettel et l'Allemagne de l’Ouest ne pouvaient montrer leur force dissuasive dans les instants suivants en raison du cessez-le-feu imposé par la présence en piste d’un gros pan de carbone perdu par la Force India d’Esteban Ocon : la capot moteur de la Force India #31 venait de se détacher en piste sans prévenir.

À la reprise, les pilotes disposaient de 20 minutes de roulage et d’une température de piste favorable aux pneus supertendres. Désireux de pousser dans les derniers instants, Vettel frôlait la correctionnelle avec un tête-à-queue qui le voyait éviter un impact contre le mur. McLaren de son côté voyait son satellite Vandoorne exprimer ses inquiétudes au sujet d'une perte de puissance moteur...

 

 Grand Prix de Russie - Essais Libres 1

 PiloteÉquipeTrsTempsÉcart 
1 finland Kimi Räikkönen  Ferrari 19 1'36.074  
2 finland Valtteri Bottas  Mercedes 24 1'36.119 0.045  
3 united_kingdom Lewis Hamilton  Mercedes 23 1'36.681 0.607  
4 netherlands Max Verstappen  Red Bull 19 1'37.174 1.100  
5 germany Sebastian Vettel  Ferrari 19 1'37.230 1.156  
6 australia Daniel Ricciardo  Red Bull 19 1'37.290 1.216  
7 mexico Sergio Pérez  Force India 29 1'37.457 1.383  
8 brazil Felipe Massa  Williams 29 1'37.900 1.826  
9 canada Lance Stroll  Williams 30 1'37.944 1.870  
10 france Esteban Ocon  Force India 28 1'38.065 1.991  
11 russia Daniil Kvyat  Toro Rosso 17 1'38.496 2.422  
12 denmark Kevin Magnussen  Haas 23 1'38.747 2.673  
13 spain Fernando Alonso  McLaren 16 1'38.813 2.739
14 spain Carlos Sainz Jr.  Toro Rosso 17 1'38.976 2.902  
15 united_kingdom Jolyon Palmer  Renault 16 1'39.158 3.084  
16 france Romain Grosjean  Haas 17 1'39.533 3.459  
17 belgium Stoffel Vandoorne  McLaren 19 1'39.541 3.467  
18 germany Pascal Wehrlein   Sauber 21 1'39.731 3.657  
19 sweden Marcus Ericsson  Sauber 20 1'40.079 4.005  
20 russia Sergey Sirotkin  Renault 2      
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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP de Russie
Catégorie Essais Libres 1
Lieu Sochi Autodrom
Auteur Guillaume Navarro
Type d'article Résumé d'essais libres