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Ericsson - "Je préfère une bonne bataille à dix dépassements au DRS"

Interrogé sur ses impressions après les premiers essais hivernaux de la saison 2017, Marcus Ericsson est revenu sur deux points fondamentaux : les difficultés à dépasser et les nouveaux pneus.

Marcus Ericsson, Sauber C36, devant Fernando Alonso, McLaren MCL32
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36
Marcus Ericsson, Sauber C36, devant Fernando Alonso, McLaren MCL32

Alors que la performance devrait être au centre des attentions des écuries, la question se pose toujours de savoir si cette réglementation, qui a globalement séduit sur le plan du look des Formule 1 mais aussi de leurs performances en virage, sera une bonne ou une mauvaise chose pour le spectacle en course.

Et par "spectacle", l'on entend souvent "dépassement". Or, en redonnant plus d'importance à l'aérodynamique dans le rendement général des monoplaces, il y a justement à craindre que suivre une voiture rivale soit encore plus problématique. Une préoccupation d'ores et déjà confirmée par des pilotes expérimentés, tels que Lewis Hamilton, Felipe Massa ou encore Nico Hülkenberg.

Malgré tout, depuis six ans que le DRS est utilisé en F1, d'aucuns semblent satisfaits de voir que les dépassements seront globalement plus difficiles, espérant ainsi gagner en qualité ce qui pourrait être perdu en quantité. Et Marcus Ericsson, qui pilotera la Sauber C36 cette saison, est plutôt à ranger dans cette catégorie, même si son jugement n'est pas définitif.

"Je pense qu’il va toujours y avoir des dépassements, peut-être pas autant, j’en suis sûr. Mais pour moi, je ne sais pas, ces deux dernières années il y a eu beaucoup de dépassements, mais peut-être pas les dépassements les plus excitants, parce qu’il s’agissait, vous savez, de manœuvres d’autoroute avec le DRS."

"Je crois que si je regarde une course, je préfère voir une bonne bataille que dix dépassements au DRS dans la ligne droite, à mon avis. Voyons comment cela fonctionne, il est encore trop tôt pour le dire, il faut attendre de voir comment ça se passe lors des courses, mais je pense toujours qu’il sera possible de dépasser."

Bien plus d'attaque grâce aux nouveaux pneus

Et quand la question des pneus lui est posée, ceux-ci ayant fait l'objet d'un changement de philosophie abandonnant la dégradation thermique en vigueur, elle aussi, depuis 2011, il confirme : "Pour moi, il y a beaucoup de possibilité pour pousser les pneus, et je pense que cela va rendre les courses un peu différentes, on sera plus à l’attaque."

"Peut-être que ces deux dernières années, parfois, on ne s’est pas battu parce qu’on savait qu'on avait un long relais devant nous, etc., alors que maintenant il semble, comme Pirelli l’a dit, que les pneus soient moins sensibles à la surchauffe, donc on peut être vraiment agressif sur l’accélérateur pendant un tour et le grip est toujours là."

"Alors qu’avec la gomme de l’année dernière, si on avait du patinage pendant un tour, si on se battait contre quelqu’un, on savait que lors des cinq prochains tours, on allait… peut-être jamais récupérer les pneus parce qu’ils allaient surchauffer."

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