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Essais hivernaux à Bahreïn : La FIA attend la requête formelle de Pirelli

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Essais hivernaux à Bahreïn : La FIA attend la requête formelle de Pirelli
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8 oct. 2016 à 17:35

Le débat sur le lieu des essais hivernaux a pris un nouveau tournant ce samedi, la FIA ayant demandé à Pirelli de lui fournir des explications concernant les avantages des tests à Bahreïn, au lendemain d'une lettre envoyée par sept écuries.

Mercedes AMG F1 W06 Hybrid avec les pneus Pirelli 2017 et 2016
Paul Hembery, directeur Pirelli Motorsport, et Niki Lauda, directeur non exécutif Mercedes sur la grille
Les drapeaux de la F1 et de la FIA
Niki Lauda, président non-exécutif de Mercedes, avec Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport
Christian Horner, Team Principal Red Bull Racing avec Maurizio Arrivabene, Team Principal Ferrari et Toto Wolff, Directeur Exécutif de Mercedes AMG F1
Christian Horner, Red Bull Racing, Team Principal
Des pneus Pirelli
Des pneus Pirelli
Des pneus Pirelli
Max Verstappen, Red Bull Racing RB12
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid
Des pneus Pirelli usés
Des pneus Pirelli recouverts d'herbe
De jeunes fans de Renault Sport F1 Team avec un pneu Pirelli
Des pneus Pirelli
Un pneu Pirelli
Des pneus Pirelli
Un pneu Pirelli
Un pneu Pirelli
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 W06 Hybrid avec les pneus Pirelli 2017
Un pneu Pirelli
Des pneus Pirelli
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T testant des pneus Pirelli 2017
Des pneus Pirelli
Des pneus Pirelli
Des pneus Pirelli
Des mécaniciens Sahara Force India F1 Team nettoient les pneus Pirelli
Pneus Pirelli
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T testant des pneus Pirelli 2017

Une réunion tendue a eu lieu ce samedi entre Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA, Niki Lauda, directeur non exécutif de Mercedes, Christian Horner, directeur de Red Bull, Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport et Toto Wolff, directeur exécutif de Mercedes, autour de la question du lieu où doivent se dérouler les essais hivernaux 2017.

Lauda et Horner - et plus globalement Mercedes et Red Bull - sont opposés sur ce dossier, le premier souhaitant que ces tests soient déplacés à Bahreïn pour que les conditions chaudes soient plus représentatives de celles de la saison dans son intégralité, alors que le second soutient le maintien des essais à Barcelone pour des questions de coûts.

Au cours de cette réunion, Whiting a demandé à Pirelli d’écrire une lettre formelle à la FIA pour expliquer en détails pourquoi l’entreprise italienne souhaite déplacer ces essais à Sakhir. Une telle lettre ferait suite à celle signée par sept écuries indiquant leur volonté de se rendre au Moyen-Orient cet hiver.

La majorité de sept équipes sur 11 – Mercedes, Ferrari, McLaren, Force India, Renault, Haas et Manor – ouvre la voie à un tel changement, même si la question de séparer les essais hivernaux a été évoquée. En effet, une solution déjà évoquée pour régler ce conflit pourrait être de partager les tests avec l’idée d’effectuer ces essais en parallèle ou de faire une session à Barcelone et l’autre à Bahreïn.

Ferrari, notamment, tenterait de pousser en faveur de l’interprétation du règlement qui permettrait d’offrir aux équipes la possibilité de choisir sur quel circuit effectuer leurs sessions.

Toutefois, la solution des essais en parallèle risque de se heurter à un obstacle majeur : la FIA se sert des premiers tests pour essayer ses différents systèmes et s’assurer que la communication entre les voitures et elle fonctionne. Or, la FIA ne peut pas se permettre d’être dans deux lieux différents en même temps pour cela et surtout d’attendre Melbourne pour effectuer ces vérifications avec le plateau complet.

Pirelli préfère Bahreïn

Le contexte est celui de la nouvelle réglementation qui, en 2017, va voir le retour de pneu plus larges en Formule 1 mais aussi de monoplaces bien plus rapides en virage. Or, le manufacturier italien estime que pour préparer sereinement la saison à venir, et alors que la conception des nouveaux pneus a débuté depuis plusieurs mois, il faudrait disputer les essais hivernaux dans un environnement plus chaud et sec.

Mario Isola, le directeur technique de Pirelli, explique : "Vous savez que ce n’est pas un mystère que nous préférons aller à Bahreïn. Pour nous, c’est bien mieux, parce que nous pouvons avoir une situation plus représentative, et nous pouvons mieux comprendre le comportement des composés. Mais il y a toujours une discussion ouverte entre Barcelone et Bahreïn."

"Je comprends la position des équipes, elles veulent tester la voiture, elles ont besoin de tester la voiture, et elles veulent découvrir si la voiture fonctionne comme prévu. Donc Barcelone pourrait aussi être possible pour elles."

"Pour nous, c’est un peu plus difficile parce pour ce que nous avons vu l’intégrité, la carcasse, la construction, nous faisons une évaluation avec des tests à l’usine, pas sur la piste."

Isola poursuit : "Nous réglons nos tests à l’usine par rapport aux simulations que nous recevons - nous recevons des équipes la performance attendue au début de la saison 2017 et à la fin de la saison 2017, donc nous avons une idée de l’évolution. Et évidemment quand nous avons le niveau d’intégrité requis, nous prenons la fin 2017, en ayant une marge. Nous faisons ce travail avec les tests à l’usine, et c’est bon."

"Mais sur le plan des composés, il est difficile de faire cela avec des tests à l’usine. Nous pouvons avoir des idées, des indications, mais c’est la piste qui vous donne au final le vrai comportement du composé."

Contrairement à Barcelone, Bahreïn offrirait un bon aperçu du travail de tous les composés 2017, à l’exception du dur. "À Bahreïn, bien sûr, nous pourrions tester le medium, le tendre, le supertendre, c’est le centre de la gamme, et il est aussi possible de comprendre le comportement de l’ultratendre."

"Nous pouvons avoir une bonne idée sur quatre composés, ce n’est pas mal. Le dur à Bahreïn est un peu trop dur. Évidemment, vous pouvez utiliser le dur et vous pouvez comprendre la performance du dur, mais ce n’est pas le circuit idéal pour ce composé".

"À Bahreïn, il faut beaucoup de traction. Par exemple, un des effets principaux sur lesquels nous travaillons est la réduction de la surchauffe, et la surchauffe vient principalement de l’arrière en raison de la traction."

"À Bahreïn, c’est quelque chose que vous pouvez très bien tester. C’est similaire au secteur 3 à Barcelone, où il faut de la traction et où les pilotes commencent à se plaindre de surchauffe et de manque d’adhérence à l’arrière."

Même si, depuis son retour officiel en F1 en 2011, Pirelli a accumulé beaucoup d’expérience en matière de tests hivernaux disputés dans des conditions froides à Barcelone, Isola explique que la piste catalane ne permet pas forcément d’identifier correctement les problèmes des pneus.

"Il y a un schéma, mais si vous avez un problème majeur comme du graining très important par exemple, ce genre d’effet peut masquer le résultat, et il est difficile de trouver ce schéma. Dans les conditions normales de Barcelone, évidemment vous testez vos pneus, vous comprenez beaucoup de chiffres, et ensuite vous pouvez, disons, vous attendre à ces chiffres et essayer de comprendre ce qui se passerait sur beaucoup d’autres pistes."

"Mais si vous avez du graining, Barcelone par exemple est un circuit où l’avant gauche est très chargé, et s’il fait froid, vous avez du graining, et dans ce cas, vous commencez à avoir du sous-virage, et ensuite il est difficile de comprendre la vraie performance de la voiture."

Red Bull se méfie des intentions de Mercedes

Malgré ces explications techniques en provenance de Pirelli, Christian Horner pense que Mercedes a une arrière-pensée au moment de pousser pour le déroulement des essais hivernaux à Bahreïn : celle de pouvoir tester sa monoplace dans des conditions de forte chaleur. "Comme en 2014, ils étaient toujours particulièrement enthousiastes à l’idée d’essayer leur package de refroidissement. Ça a très peu à voir avec les pneus", a-t-il déclaré pour Motorsport.com.

"Nous avons sept équipes sur la grille qui sont proches de l’insolvabilité. Est-il correct de faire crouler les équipes sous ces coûts ? Et pourquoi ont-elles signé [la lettre] ? En privé, aucune d’entre elles ne veut y aller. Mais évidemment, elles ont des accords contractuels et des pressions commerciales qui sont sans doute utilisés pour les persuader de faire autrement."

Puis, le Britannique de livrer son argumentation sur la question du maintien des essais à Barcelone. "Si vous avez un problème, au moins, si c’est à Barcelone, vous pouvez avoir une pièce grâce à un vol EasyJet ou même à l’arrière d’un van et 12 heures plus tard, ça sera au circuit. Le challenge logistique pour faire cela à Bahreïn la première fois que vous faites rouler les voitures, pour moi, ça semble bien trop excessif."

"La différence de températures avec Barcelone est seulement de sept degrés celsius en moyenne à cette époque de l’année, et à Barcelone vous avez des virages comme le virage 3 et le virage 9 qui sont à fond et qui mettent une énorme quantité de stress sur les pneus et leur donnent un bon entraînement. Je pense que les bénéfices de Bahreïn sont exagérés en dehors de toute proportion."

"Pour moi c’est une décision qui devrait être prise au sein du Groupe Stratégique. Nous avons décidé il y a un mois que nous allions faire deux tests à Barcelone, tout le monde en était satisfait, et ensuite, il y a eu un grand mouvement pour des essais à Barheïn. Peut-être qu’une solution intermédiaire est un test à Barcelone, l’autre à Bahreïn. Mais de nouveau, les coûts liés à cela sont affreux."

"Pour une équipe comme nous, aucun test n’est un problème majeur. Mais au final, je suis le gars qui signe la facture, et je trouve qu’il est irresponsable de gaspiller une immense quantité d’argent en plus pour ce qui pourrait être fait en Europe. Cela me semble illogique."

Avec Adam Cooper

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Auteur Adam Cooper