Cette étonnante pratique qui reviendra en F1 en 2026

La réglementation moteur 2026 passera par le retour d'une pratique qui peut surprendre, consistant à brûler un excès de carburant.

Carlos Sainz, Ferrari SF-23

Dans le cadre de la future réglementation moteur 2026, une pratique déjà vue en Formule 1 pourrait faire son retour. Alors que les écuries continuent leur développement pour préparer cette future échéance, elles ont commencé à en découvrir certaines étrangetés directement liées à la performance. L'une d'elle est de voir à nouveau les pilotes se livrer à une combustion de carburant pour recharger leurs batteries.

Cette pratique consiste à brûler délibérément un excès de carburant qui n'est pas nécessaire aux performances directes du moteur. Elle est devenue tristement célèbre en 2006 et 2007, lorsque les pilotes bouclaient plusieurs tours pour consommer du carburant en fin de qualifications afin de réduire le poids de leur monoplace avant un dernier tour en pneus neufs. On y a également assisté au début des années 2010 avec les diffuseurs soufflés, des cartographies intelligentes permettant alors d'envoyer de l'air chaud ou froid depuis les échappements afin d'alimenter le diffuseur en question.

La réglementation 2026 ouvre la voie à une plus grande dépendance à l'égard des batteries, puisque 50% de l'énergie sera produite par la partie électrique de l'unité de puissance. Les écuries cherchent donc des moyens de les recharger, et un procédé simple serait de faire en sorte que le moteur continue de fournir du couple au vilebrequin afin que l'énergie puisse être récoltée par le MGU-K même quand le pilote n'en a pas besoin. Pour cela, le pilote peut soit rester à fond sur l'accélérateur au moment du freinage, soit rétrograder en ligne droite, soit utiliser les cartographies moteur. Quelle que soit la méthode employée, la pratique consistant à brûler du carburant va faire son retour.

"Ce sera le cas, absolument", confirme Hywel Thomas, directeur du département moteur de Mercedes. "On fera tourner le moteur lorsque le pilote ne demandera pas beaucoup de couple, afin de recharger la batterie. Lorsque l'on a élaboré ce règlement, on a bien compris que ça en ferait partie. Et comme c'est avec du carburant durable, on a considéré que l'approche était acceptable et pertinente."

En 2026, les F1 ne seront plus dotées du MGU-H tout en s'équipant de batteries à la puissance accrue. Les caractéristiques des unités de puissance pourraient donc considérablement évoluer par rapport à ce que l'on connaît aujourd'hui.

"Ce sera un système de combustion complètement différent, car la quantité de carburant est réduite", précise Hywel Thomas. "Il y a des détails concernant le taux de compression et la pression de suralimentation. Ce sont tout simplement des contraintes différentes pour nous. Et même si visuellement la monoplace sera très similaire à aujourd'hui, ce sera complètement différent."

La disparition du MGU-H permettra également de remplir un autre objectif, à savoir celui d'augmenter le volume sonore des moteurs turbo hybrides dans deux ans et demi.

"On n'a pas pris de mesures ni rien fait de tel, mais retirer le MGU-H, même s'il y a toujours un turbo, ne retirera pas autant d'énergie que ce que l'on a aujourd'hui", explique Hywel Thomas. "On sait que le moteur thermique sera moins efficient et qu'il y aura donc plus de bruit."

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