Exclusif - Les photos du bloc Mecachrome, candidat à la fourniture d'un moteur standard

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Exclusif - Les photos du bloc Mecachrome, candidat à la fourniture d'un moteur standard
Guillaume Navarro
Par : Guillaume Navarro
24 nov. 2015 à 12:01

Mecachrome a rejoint le processus d’appel d’offres pour fournir la F1 avec un moteur indépendant à compter de 2017. Motorsport.com dispose des premières images permettant de voir ce à quoi ressemblerait ce nouveau moteur.

Le moteur Mecachrome
La production du moteur Mecachrome
Le contrôle qualité du moteur Mecachrome
La production du moteur Mecachrome
La production du moteur Mecachrome
Le moteur Mecachrome

Ilmor et AER ont fait connaître leur intérêt pour la fourniture d’un moteur à bas coût la semaine dernière et Mecachrome a désormais confirmé faire partie des candidats, en expliquant pouvoir être prêt à développer et tester un moteur en seulement six mois.

"Nous avons remporté, il y a quelques mois, le contrat de fourniture du nouveau moteur du GP3, que l’on fournira dès 2016, et qui sera un V6 atmosphérique de 3,4 litres", explique Jean-Charles Raillat, Directeur des activités piste du groupe Mecachrome, dans un entretien exclusif à Motorsport.com. "Nous venons aussi de remporter la fourniture de moteurs en GP2 dès 2017 avec un V6 turbo de 3,4 litres. Le cahier des charges de la FIA pour le moteur standard est assez similaire à ces deux moteurs, car ils désirent un 2,5 litres maximum."

"La base de nos moteurs est bien développée et parfaitement compatible avec la demande de la FIA. En termes de ressources et de capacité, nous sommes parfaitement dans le coup. Nous avons quand même l’habitude de concevoir et d’industrialiser un moteur en moins de 6 mois : le planning reste relativement large pour nous".

Besoin de deux équipes clientes

La viabilité financière d’un moteur à bas coût pour les vendeurs est souvent questionnée. Mais le fait de voir maintenant trois sociétés se porter candidates lève certains doutes, et Raillat explique que Mecachrome n’aurait besoin de fournir que deux teams au minimum sur trois ans pour rentabiliser son investissement, du fait de disposer d’un moteur déjà conçu.

"Pour nous, c’est peut-être plus simple que pour certains", admet-il. "Nous avons pas mal de développement à faire, mais on a déjà une bonne base qui est prête. Nous, on évalue le minimum à deux équipes pour que ce soit financièrement rentable et d’être dans la fourchette de prix exigée par la FIA. On parle de deux équipes qui font rouler quatre voitures".

Mecachrome a beau ne pas avoir été sur le devant de la scène médiatiquement ces dernières années, le groupe n’a jamais cessé de travailler très activement en F1 et a une structure bien en place pour un tel challenge.

"Ce qui différencie Mecachrome des autres sociétés qui ont aussi une grosse expérience de la F1, c’est que nous sommes habitués à gérer plusieurs programmes majeurs en même temps. Si l’on prend l’an dernier, Renault fournissait quatre écuries et on gérait ces projets-là. On fournissait en même temps le GP2. On va fournir maintenant le GP3. On a l’habitude de fournir plusieurs projets en parallèle. On a les ressources humaines et techniques, et aussi les bancs d’essais, donc il n’y a rien à construire, et on a l’habitude des projets complets qui partent de la conception, à la fabrication, à l’assemblage, et ce jusqu’à l’assistance piste complète".

Red Bull comme client? Mecachrome doute encore

Red Bull s’est montré ouvert jusqu’à présent à l’idée de pouvoir disposer d’un moteur indépendant à compter de 2017 pour devenir de nouveau une force capable de jouer les championnats du monde.

Mais en dépit des liens étroits entre Mecachrome et Total, partenaire technique actuel de Red Bull, Raillat avoue ne pas être certain que le team soit prêt à abandonner les ressources d’un constructeur au profit d’un indépendant.

"Nous travaillons depuis longtemps avec Total ; tous nos produits ont été développés avec les produits Total et il y a donc de fortes chances de l’on continue avec Total. Cela peut représenter un argument pour Red Bull, mais Red Bull acceptera-t-il – et je ne parle pas de performances – d’avoir un moteur qui n’est pas à armes égales question design pour lutter dans un championnat? Je ne sais pas…"

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement Le moteur Mecachrome
Équipes Red Bull Racing
Auteur Guillaume Navarro
Type d'article Interview