Ferrari confirme que le moteur de Leclerc ne peut être réparé
Ferrari a confirmé que le moteur de Charles Leclerc cassé en Azerbaïdjan n'était pas réparable. Le Monégasque fait face à des pénalités à Montréal.
Une difficulté supplémentaire (mais cette fois prévisible) sur le chemin de Charles Leclerc. Le Monégasque, qui traverse une période compliquée avec deux abandons sur les trois dernières courses, paye les conséquences de la fiabilité de sa F1-75. Ferrari a en effet confirmé que l'unité de puissance embarquée en Azerbaïdjan était "irréparable", faisant risquer ainsi des pénalités à son pilote.
Cette nouvelle survient après l'abandon lors du dernier Grand Prix tenu à Bakou, le week-end dernier. Dans un laps de temps réduit (l'unité de puissance a dû être rapatriée à Maranello pour être étudiée), les ingénieurs se sont rendu compte que les dégâts subis au niveau du turbo et du MGU-H étaient trop importants pour être réparés. L'origine de cette casse pourrait être le Grand Prix d'Espagne il y a un mois, où Leclerc avait (déjà) dû abandonner alors qu'il menait la course, quand son moteur à combustion interne était parti en fumée. Celui-ci avait pourtant été vérifié et déclaré apte à l'utilisation à Bakou.
"L'enquête a confirmé que l'unité de puissance de Charles à Bakou est irréparable", a partagé la Scuderia dans un communiqué. "L'une des causes possibles de la défaillance est qu'elle est survenue à la suite du problème d'unité de puissance en Espagne. Nous travaillons maintenant sur des contre-mesures pour renforcer le groupe moteur et la situation est sous contrôle."
Interrogé à Montréal en amont du week-end, Leclerc a admis que la situation était délicate. "Bien sûr, nous ne sommes pas dans la meilleure des positions. Concernant un changement d'unité de puissance, il y a toujours des discussions en cours. Pour l'instant, aucune décision n'a été prise, mais c'est évident que ce n'est pas la meilleure situation."
Cependant, Montréal pourrait être le circuit "idéal" pour prendre une pénalité sur la grille de départ. "C'est à nous de décider quelle est la meilleure piste sur laquelle prendre une pénalité, si nous devons en recevoir une", a poursuivi le troisième du classement pilotes. "C'est l'un des circuits sur lesquels il est plutôt facile de doubler, mais il y a aussi d'autres pistes parmi les trois ou quatre suivantes où il est assez aisé de dépasser. Nous allons discuter et prendre une décision d'ici là."
Si l'écurie tente de rassurer, il faudra transformer les paroles en actes dès ce week-end à Montréal. Leclerc a beau avoir signé la pole lors des quatre derniers Grands Prix, le Monégasque ne l'a jamais convertie en victoire. Et à trois occasions, difficile de lui rejeter la faute, qu'il s'agisse d'abandons sur panne mécanique (Espagne et Azerbaïdjan) ou de décisions stratégiques contestables (Monaco). La saison est encore longue, avec 14 Grands Prix restants, mais avec un retard de 34 unités au classement des pilotes, Leclerc et Ferrari doivent relancer leur marche en avant s'ils ne veulent pas voir les championnats leur échapper.
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