Ferrari - La FOM devrait couvrir les coûts du moteur alternatif

En plein affrontement entre les instances de la discipline et les grands constructeurs, Sergio Marchionne a ouvert la porte à la fabrication d’unités de puissance pour les petites équipes à condition qu'elles soient financée par la FOM.

Depuis plusieurs mois, la Formule 1 a trouvé un terrain de lutte de pouvoir qui se situe au niveau des moteurs. Ces derniers, les V6 turbo hybrides, introduits en 2014, ont fait augmenter les coûts de manière substantielle pour les écuries. En conséquence, en plus de difficultés financières contextuelles, les petites structures ont de plus en plus de mal à se sortir de l’ornière sur le plan économique.

A ces problématiques s’ajoute la question du spectacle et du risque de voir les grands constructeurs, parce qu’engagés en F1 en tant qu’équipes, truster les premières places en ne laissant aux motoristes en difficultés et à leurs clients que des miettes.

L’idée qui avait été émise par la FIA et la FOM, détentrice des droits commerciaux, était celle d’un moteur alternatif, standard, fabriqué par une société extérieure pour les écuries qui le souhaitaient. Cette proposition, principalement soutenue par Red Bull, qui a connu de grandes difficultés à trouver un accord pour un moteur en 2016, a cependant été rejetée à l’occasion de la dernière Commission F1. Charge pour les constructeurs de revenir avec des solutions pour palier les problèmes rencontrés.

La FOM doit couvrir les coûts d'un moteur alternatif

Et Sergio Marchionne a bien une idée. Le président de Ferrari estime tout simplement que les constructeurs, Ferrari et Mercedes en tête, pourraient effectivement développer un moteur pour les équipes rivales, tout en précisant que, dans un tel cas, il faudrait que la Formula One Management mette la main à la poche.

"Si vous allez chez Mercedes et que vous leur dites ‘S’il vous plait, donnez-nous un groupe d’ingénieurs pour développer, en parallèle, un moteur différent, différent de ce que Mercedes fait, qui est en accord avec les règles de la F1 et qui coûte un certain montant’, je pense que la FOM devrait couvrir cette somme d’argent."

"Ferrari est disponible pour rejoindre un projet où nous pourrions développer des unités de puissance," a-t-il expliqué pour les médias présents lors du Noël de Ferrari. "Nous pourrions aussi considérer le partage de notre technologie mais nous ne devrions pas être les seuls. Les implications du développement devraient être partagées avec les autres équipes qui ont les unités de puissance et, évidemment, cela devrait être fait dans des termes économiques."

"Le seul vainqueur est Bernie"

Plusieurs personnalités, dont Max Mosley, ont appelé les motoristes à réduire le prix des unités de puissance pour leurs clients. Une solution que Marchionne juge "inappropriée" alors que la technologie turbo hybride a été introduite en Formule 1 l’an passé et a demandé des investissements importants de la part des constructeurs.

"Ferrari dépense beaucoup d’argent en F1 et cela a un énorme impact sur les marques et le développement de beaucoup de nos activités commerciales qui n’ont pas grand-chose à voir avec la F1. Ça coûte beaucoup d’argent. C’est aussi cher pour Mercedes. Il semble que le seul vainqueur est Bernie."

"Ceux qui gèrent les droits commerciaux devraient prendre leurs responsabilités. Nous avons aussi une responsabilité mais c’est différent. Un changement de règles, imposant des obligations à Ferrari ou Mercedes, est absolument inapproprié."

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Séries Formule 1
Équipes Mercedes , Ferrari , Red Bull Racing
Type d'article Actualités
Tags bernie ecclestone, fia, fom, moteur, sergio marchionne, toto wolff, économie