Ferrari n'accepte pas le nouveau format des qualifications
Le président de Ferrari, Sergio Marchionne, appelle à une nouvelle réflexion autour du nouveau format des qualifications, précisant que son équipe ne peut pas l’accepter en l’état.
Les équipes et les instances dirigeantes de la Formule 1 ont approuvé la semaine dernière la mise en place d’un format de qualifications à élimination, dans le but de chambouler davantage les grilles de départ et d’amener davantage de spectacle en course. Néanmoins, quelques jours après cette annonce, Bernie Ecclestone a fait savoir que les préparatifs du nouveau logiciel de chronométrage prendraient trop de temps et reporteraient l’introduction du nouveau format, pas attendu avant le Grand Prix d’Espagne.
Pour Marchionne, ce report est l’occasion de remettre sur la table la réflexion autour des qualifications. L’Italien a d’ailleurs fait savoir que Ferrari était contre les changements proposés.
"Je crois que nous devons discuter davantage du nouveau format de qualifications", a expliqué Marchionne en marge du Salon de Genève, ce mardi. "Nous devons être prudents en ne bouleversant pas le système. Je ne suis pas certain que Ferrari puisse accepter les idées de Bernie. Nous devons mieux comprendre cela, et je ne crois pas que chaque équipe soit d’accord avec la proposition.
Mercedes inquiète
Par ailleurs, Marchionne a fait savoir qu’il était satisfait des progrès effectués par Ferrari avec sa nouvelle SF16-H, mais que ses préoccupations autour du niveau réel de Mercedes étaient encore importantes. "Les résultats que j’ai vus lors des premiers essais à Barcelone sont encourageants", a-t-il confié. "Notre voiture est bonne et compétitive, et nos pilotes sont confiants. Mais nous avons beaucoup de travail à faire pour bien développer la voiture pour Melbourne."
Alors qu’il avait fait de la victoire en Australie un premier objectif d’ampleur, Marchionne est quelque peu revenu sur ses propos en précisant que cela ne dépendait pas uniquement du niveau de son équipe.
"J’espère que nous pourrons voir Ferrari sur la première ligne lors du premier Grand Prix de l’année. Mais nous devons attendre un petit peu. Je ne crois pas [aux temps au tour de] Mercedes. Quand ils sont calmes, cela veut dire que nous devons nous inquiéter. Ce qui est le plus important, c’est que notre voiture soit extrêmement compétitive. Après ça, nous verrons si nous pouvons gagner ou non."
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