Ferrari ne veut pas d'une F1 à la sauce NASCAR

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Ferrari ne veut pas d'une F1 à la sauce NASCAR
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
Traduit par: René Fagnan
23 déc. 2015 à 08:00

La Scuderia Ferrari refuse de voir une technologie au rabais imposée de force en Formule 1.

Sergio Marchionne, Président de Ferrari et CEO de Fiat Chrysler Automobiles
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Les membres de Ferrari sur le muret des stands
Kimi Raikkonen, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Ferrari
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari et Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 Team
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Le troisième, Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari

Le prestigieux constructeur automobile italien a bien fait comprendre son opposition au projet de Bernie Ecclestone et de Jean Todt d’imposer en F1 un moteur standard à bas coût, conçu et produit par un motoriste totalement indépendant.

Lors de la traditionnelle réunion médiatique de fin d'année organisée à Maranello, Sergio Marchionne, président de Ferrari, a déclaré que son entreprise préférerait quitter la F1 plutôt que de courir dans des conditions qu’elle n’apprécie guère.

Dans un tel cas, Ferrari trouverait d’autres façons de démontrer sa compétitivité et sa soif de victoires”, déclare Marchionne. “Ce serait vraiment dommage [que Ferrari quitte la F1], mais Ferrari ne peut être amené dans un coin et mis à genoux sans rien dire."

“Aujourd’hui, les règlements sont rédigés afin qu’ils soient adaptés aux avocats qui les interprètent à leur façon par la suite. En novembre 2014, il était évident qu’il serait possible d’utiliser des jetons pour développer les unités de puissance. C’est, d’une certaine façon, ce qui a sauvé la saison [2015] de Ferrari."

Nous devons simplifier les règlements, et rédiger des règles plus facilement administrables. Ainsi, nous ne reposerions plus sur nos avocats, mais sur nos ingénieurs, comme c’était le cas il y a quelques années de cela."

Un mandat erroné de la FIA

Marchionne avoue avoir été particulièrement choqué par la décision prise par la FIA de mandater Bernie Ecclestone et Jean Todt pour trouver des solutions afin d’améliorer la F1.

Je n’approuve évidemment pas cette décision, car nous croyons que la rédaction des règlements doit être effectuée de façon réfléchie. Mercedes et Renault voient les choses de la même façon. Nous investissons ici des centaines de millions d’euros. De telles décisions ne doivent pas être prises à la légère”, poursuit Marchionne.

Le problème est qu’en tentant de créer une unité de puissance qui soit abordable pour les plus petites écuries, nous enlevons la chance aux plus grosses d’effectuer du développement. C’est justement pour cette raison que nous faisons de la compétition automobile.

Nous allons sur les circuits pour nous prouver ce que nous valons, et pour démontrer à tout le monde à quel point nous pouvons gérer cette unité de puissance. Si nous ne pouvons plus le faire, nous n’aurons plus l’intention de courir. Si nous faisons de la F1 une sorte de NASCAR, nous perdrons cet avantage d’essayer des solutions techniques en piste ; des solutions qui peuvent ensuite être incorporées dans nos voitures de production. Je comprends très bien les difficultés auxquelles font face les petites écuries. Par contre, c’est à la FOM de résoudre ce problème, pas à Ferrari.

Droit de veto

Marchionne a aussi mentionné que Ferrari n’avait pas eu d'autre choix que de bloquer l’intention de la FIA d’imposer un prix maximum pour la fourniture de motorisations turbo hybrides.

Evoquant le fameux droit de veto accordé à Ferrari, il déclare : “Je crois qu’il n’a jamais été utilisé par le passé. Toutefois, nous y avons récemment eu recours, car cette proposition était absurde.

L’organisme qui gère notre sport ne peut pas imposer des conditions à la structure financière d’une écurie. Quand on nous dit que nous devons produire un moteur et le vendre deux sous, cela ne tient pas debout d’un point de vue économique, car cela va bouleverser la dynamique du business que nous administrons. Les conditions économiques qui déterminent le prix de vente de notre moteur ne peuvent pas être déterminées par la Commission F1”.

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Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités