Ferrari : "Pas la marge d'arrêter Leclerc et Sainz" selon Binotto

Pour le directeur de Ferrari, Mattia Binotto, il n'y avait pas la marge suffisante pour arrêter Charles Leclerc et Carlos Sainz lors du Safety Car de la fin de course au GP de Grande-Bretagne.

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Ferrari a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne grâce à Carlos Sainz, mais le déroulé de l'épreuve laisse une étrange sensation de gâchis face à ce qui aurait pu constituer une grosse opération pour Charles Leclerc au championnat, alors que Max Verstappen connaissait dans le même temps une dimanche difficile.

Si toute la course aura été marquée par des difficultés sur le plan stratégique, avec des consignes claires qui ont tardé à être données alors même que Leclerc, pourtant au volant d'une F1-75 endommagée, semblait avoir l'ascendant, la gestion du Safety Car de fin de course a posé question. En effet, alors que la Scuderia a disposé d'assez de temps pour y réagir, elle a fait le choix de ne pas stopper le Monégasque mais de faire rentrer Carlos Sainz, qui s'est ensuite retrouvé directement derrière la Ferrari #16 avec des tendres, suivi par quatre autres pilotes qui avaient fait ce choix.

Dans cette situation, Leclerc a vite été passé par son équipier dès la relance et s'est retrouvé sous la menace de Sergio Pérez et Lewis Hamilton qui, au prix de luttes âpres, ont fini par avoir le dessus, le reléguant hors d'un podium auquel il semblait pourtant accroché.

Interrogé après la course sur Canal+, Mattia Binotto a défendu le choix fait par son écurie de ne pas arrêter ses deux pilotes. "Nous, on pensait que ça ne rentrait pas, qu’il n’y aurait pas eu la marge pour s’arrêter avec les deux. Donc il fallait faire un choix – un des deux – car si on avait arrêté les deux, Carlos aurait perdu des positions sur les autres [en étant bloqué derrière son équipier], il n’aurait pas pu être là pour essayer de se battre, ou de protéger Charles. Donc il fallait choisir un des deux."

Dans les faits, Leclerc disposait pourtant de six secondes d'avance sur Sainz au moment du déclenchement du Safety Car, de neuf sur Hamilton et de 35 sur Pérez.

"Pourquoi on a choisi Carlos ? On a laissé dehors Charles parce qu’il était en tête, il aurait gagné, il aurait maintenu sa position ; des deux, c’était celui qui avait les pneus les plus frais et en plus il avait Carlos derrière qui pouvait, en tout cas dans les deux premiers virages, essayer de le protéger. Et après ça, on savait que les softs auraient été rapides mais on espérait qu’ils se seraient dégradés. Ça n’a pas été le cas et voilà, c’est un peu comme ça que la course a fini."

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