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"Les trois derniers Grands Prix étaient représentatifs" selon Ferrari

Frédéric Vasseur estime que les trois derniers Grands Prix sont révélateurs de la situation au championnat et de la position de Ferrari.

Charles Leclerc, Ferrari SF-24

Après la victoire historique de Charles Leclerc à Monaco, Ferrari s'est repositionné dans les deux championnats, revenant notamment à 24 longueurs de la tête chez les constructeurs. Depuis Miami, la domination de Red Bull est mise à mal, tantôt par McLaren, tantôt par la Scuderia. Et ce sont donc trois écuries différentes qui se sont imposées lors des trois derniers Grands Prix.

Malgré le caractère atypique du tracé monégasque, Frédéric Vasseur estime finalement que ces trois dernières manches mettent en relief la hiérarchie actuelle et la position de son écurie aux avant-postes.

"Si l'on regarde les trois derniers Grands Prix – Miami, Imola et Monaco –, ce sont des tracés différents, des tarmacs différents, et nous sommes tous dans le même dixième", avance-t-il lors d'une rencontre avec les médias italiens, dont l'édition transalpine de Motorsport.com. "Je ne veux pas dire que nous dominions à Monaco, mais si on prend la situation dans son ensemble sur les trois dernières courses, McLaren, Red Bull et nous sommes dans le même dixième. Je dirais que c'est probablement le potentiel de la voiture aujourd'hui, car ce sont des circuits différents, avec des tarmacs différents et des composés différents."

"Au Canada, il y a aura plus de hautes vitesses et ce sera probablement différent. Les caractéristiques du Canada sont un peu étranges car il y a des virages très lents, beaucoup de vibreurs, et des vitesses de pointe très élevées. Mais je dirais que nous avons un bon feeling avant le Canada. Et oui, je pense que les trois derniers Grands Prix étaient représentatifs de la situation actuelle et du potentiel actuel."

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Interrogé sur le développement de la SF-24, le Français rappelle l'équilibre difficile que doit rechercher l'écurie. La monoplace a récemment évolué positivement mais cette progression se fait désormais en introduisant des packages plus importants à intervalles un peu plus espacés, contrairement à l'approche de l'an passé. Frédéric Vasseur n'y voit aucun changement de philosophie mais une adaptation à un contexte nouveau.

"Avec le plafond budgétaire et la réglementation actuelle, il faut gérer les deux côtés, et nous apporterons des évolutions lorsque nous aurons quelque chose à amener", insiste-t-il. "Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est qu'il y a une sorte de convergence des performances, et le rythme de développement est beaucoup plus faible qu'il y a deux ans. Ça veut dire qu'à chaque fois que quelqu'un apporte une évolution, et je pense que c'est vrai pour nous comme pour tout le monde, le gain est plus petit qu'il ne l'était il y a deux ans, et c'est normal. Cela signifie aussi que l'incidence que l'on peut avoir sur le setup prend davantage d'importance, et peut-être qu'il ne faut pas la sous-estimer. Apporter quelque chose dans deux ou trois courses a donc du sens."

"Ça dépend aussi de la séquence des Grands Prix. Quand il y a trois Grands Prix consécutifs, c'est parfois difficile pour le stock de pièces détachées. Il faut aussi tenir compte du format sprint. Ce n'est pas toujours facile de régler la voiture avec une seule séance d'essais libres. Ce n'est pas qu'une question de développement et de production. Il faut d'abord se soucier des caractéristiques du circuit. Par exemple, apporter une évolution à Monaco est dangereux pour le stock. Apporter quelque chose quand il y a un sprint, c'est assez difficile aussi pour régler la voiture. Je pense que c'est plutôt ça qui dicte le rythme des évolutions, mais nous faisons du développement en soufflerie et à chaque fois que nous aurons quelque chose de correct, nous ferons de notre mieux pour l'avoir dès que possible en piste."

Propos recueillis par Roberto Chinchero

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