La FIA annonce un changement de dernière minute sur la récupération d'énergie au Japon
Afin de tenter de réduire le super clippling à Suzuka, les instances ont décidé, en accord avec les écuries, de réduire la quantité maximale d'énergie récupérable lors des qualifications du Grand Prix du Japon.
Photo de : Peter Fox
Lors des qualifications du Grand Prix du Japon 2026 de F1, les pilotes seront autorisés à récolter un maximum de 8 mégajoules d'énergie par tour, alors que la limite était initialement fixée à 9.
La FIA a réduit cette quantité afin de tenter de réduire le super clipping auquel les pilotes seront confrontés sur le circuit de Suzuka. Ce dernier, comme Melbourne, entre a priori dans la catégorie des tracés "pauvres en énergie", où les opportunités de recharger la batterie ne sont pas aussi marquées qu'en Chine.
L'on se souvient que lors de l'épreuve d'ouverture de la saison en Australie, en particulier en qualifications, l'obligation de procéder à du super clipping avait donné lieu à des situations particulièrement étonnantes avec d'énormes ralentissements pour les pilotes avant certains des virages les plus rapides du tracé, en particulier les virages 9 et 10.
Le super clipping est un état du moteur où le MGU-K agit comme une dynamo et se sert de la vitesse atteinte à régime maximal pour recharger la batterie. Mais dans cette situation, le MGU-K joue donc contre le moteur thermique et provoque donc, avec comme circonstance aggravante l'appui aérodynamique énorme produit par les F1 et leur grande résistance à l'air, un ralentissement notable.
Cette situation a conduit a des images particulièrement inhabituelles lors des qualifications, exercice qui récompensait d'ordinaire principalement l'attaque et la prise de risque. Ce changement de paradigme est d'ailleurs celui qui concentre le plus de critiques, autant de la part des acteurs que des observateurs, alors que les courses ont jusqu'ici plutôt été animées.
Cet ajustement tient compte des commentaires des pilotes et des écuries, qui ont souligné l'importance de préserver le challenge de performance des qualifications.
Lors d'une réunion qui a suivi le Grand Prix de Chine, le consensus chez les équipes étaient bien qu'il n'était pas nécessaire de revoir les choses pour les courses mais que les qualifications devaient être améliorées, avec une réduction du super clipping et du lift and coast (c'est-à-dire le fait pour le pilote de volontairement lever le pied avant la zone logique de freinage afin que la voiture l'atteigne sur sa lancée).
Initialement, rien ne devait changer pour Suzuka et des changements n'étaient envisagés qu'à compter du GP de Miami, début mai. Toutefois, ce jeudi, la FIA a annoncé qu'elle avait décidé d'implanter des changements dès l'épreuve nippone.
"À la suite de discussions entre la FIA, les écuries de F1 et les motoristes, un ajustement mineur des paramètres de gestion de l'énergie pour les qualifications du Grand Prix du Japon a été convenu avec le soutien unanime de tous les motoristes", a indiqué la fédération.
"Afin de garantir le maintien de l'équilibre souhaité entre la gestion de l'énergie et les performances des pilotes, la recharge d'énergie maximale autorisée pour les qualifications de ce week-end a été réduite de 9,0 MJ à 8,0 MJ. Cet ajustement tient compte des commentaires des pilotes et des écuries, qui ont souligné l'importance de préserver le challenge de performance des qualifications."
Un changement décidé après de nouvelles simulations
La FIA prévenu les écuries cette semaine concernant les changements envisagés.
Photo de: Yong Teck Lim / LAT Images via Getty Images
En toute logique, un tel changement nécessite au moins d'être notifié aux écuries quatre semaines à l'avance. Cependant, suite aux discussions après Shanghai, le département technique de la FIA s'est penché à nouveau sur le sujet et a effectué de nouvelles simulations, basées sur les données récoltées jusqu'ici. Elles ont montré que les écuries allaient devoir s'appuyer encore plus sur le super clipping que ce qui était initialement prévu.
Les équipes et les motoristes ont été prévenues mardi de l'idée de la FIA, qui a précisé qu'un tel changement ne serait mis en place qu'avec l'accord de toutes les parties prenantes.
Pour la course en revanche, il n'y aura pas de changement, l'instance considérant que de ce côté-là, les choses ont pour le moment été satisfaisantes.
"La FIA constate que les premières épreuves organisées selon le règlement 2026 ont été couronnées de succès sur le plan opérationnel, et que ces ajustements ciblés s'inscrivent dans le cadre du processus normal d'optimisation, à mesure que le nouveau cadre réglementaire est validé en conditions réelles."
"La FIA, en collaboration avec les écuries de F1 et les motoristes, continue de s'engager en faveur d'évolutions dans la gestion de l'énergie, et de nouvelles discussions sont prévues dans les semaines à venir."
L'annulation des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite a libéré l'intégralité du mois d'avril, ce qui devrait permettre un travail plus approfondi et moins précipité sur d'éventuels ajustements de la réglementation d'ici la reprise des courses début mai.
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