La FIA enquête sur les ailerons rotatifs de Ferrari et Red Bull après les accidents de Verstappen
La FIA veut s'assurer que Ferrari et Red Bull, les deux seules équipes à avoir utilisé jusqu'à présent des ailerons arrière rotatifs, respectent pleinement toutes les exigences en matière de sécurité.
Photo de : Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
Après l'ouverture par Red Bull de sa propre enquête sur l'accident de Max Verstappen à Silverstone, le directeur de l'équipe, Laurent Mekies, assurant que rien ne serait "laissé au hasard", la FIA a également demandé des informations complémentaires.
D'après les informations de Motorsport.com, l'instance dirigeante a contacté Ferrari et Red Bull au sujet de leur aileron arrière rotatif, surnommé "Macarena" du côté de la Scuderia.
Ferrari a été la première équipe à dévoiler un aileron arrière rotatif destiné au système d'aérodynamique active lors des essais hivernaux à Bahreïn, avec pour objectif de réduire encore davantage la traînée. L'équipe de Maranello a ensuite attendu le Grand Prix de Miami pour l'utiliser en course.
Red Bull a également introduit sa propre version en Floride, même si son directeur technique, Pierre Waché, a insisté sur le fait que Ferrari n'en avait pas été la source d'inspiration.
En réalité, Red Bull développait déjà son propre design depuis novembre 2025, avec une conception dont la rotation s'effectue dans le sens opposé à celle de Ferrari. L'ouverture de l'aileron arrière de Red Bull est plus agressive, ce qui lui permet de réduire davantage la traînée en ligne droite.
Alors que Ferrari n'a jusqu'à présent rencontré aucun problème technique avec son aileron Macarena, Red Bull a connu deux défaillances sur la voiture de Max Verstappen.
Des contrôles supplémentaires sont-ils nécessaires ?
Max Verstappen a évoqué une situation "super dangereuse" à Silverstone.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
L'équipe de Milton Keynes a précisé que les accidents de Spielberg et de Silverstone avaient été provoqués par deux problèmes distincts, même si Max Verstappen a qualifié la situation de "super dangereuse" après sa sortie de piste dimanche dernier.
Pour la FIA, ces deux accidents constituent une raison suffisante pour demander des éclaircissements supplémentaires à Ferrari et Red Bull. À ce stade, cette démarche vise avant tout à recueillir davantage d'informations afin de s'assurer que les deux équipes respectent pleinement toutes les exigences de sécurité lorsque le système est en action.
Parmi ces exigences figure notamment un temps de transition maximal de 400 millisecondes pendant lequel l'aileron arrière doit se refermer. Logiquement, ce délai ne signifie toutefois pas automatiquement que le flux d'air a été entièrement raccroché.
"Toute modification du volet de l'aileron arrière ne peut être commandée que par l'ECU standard de la FIA et doit présenter un temps de transition maximal entre les deux positions fixes n'excédant pas 400 ms, mesuré entre le moment où l'ordre de changement de mode est envoyé par l'ECU standard de la FIA et celui où le capteur de position, connecté à cet ECU standard, confirme que la position fixe demandée a été atteinte", énonce le règlement technique.
L'objectif principal de la FIA est, dans un premier temps, d'échanger avec Ferrari et Red Bull afin de vérifier, à la lumière des récents incidents, que les deux équipes respectent bien l'ensemble des exigences en vigueur.
Ce n'est qu'ensuite que l'instance décidera si une évolution de la réglementation ou des contrôles supplémentaires s'imposent, par exemple si Red Bull a répondu à toutes les exigences sans que cela élimine pour autant le risque d'accident.
Dans le scénario le plus extrême, la FIA pourrait décider d'interdire ce concept pour le reste de la saison, voire pour 2027, même si ce n'est pas l'objectif de l'enquête actuelle et qu'une telle décision n'est pas envisagée à ce stade.
La demande de la FIA vise Ferrari et Red Bull, pas McLaren
Ferrari et Red Bull sont les deux seules écuries concernées.
Photo de: Paul Foster
Red Bull a déjà confirmé étudier la question de continuer à utiliser ou non son aileron rotatif au Grand Prix de Belgique, à Spa-Francorchamps. Indépendamment de la demande de la FIA, et d'autant plus au vu de la frustration grandissante de Max Verstappen en interne, l'écurie ne peut pas se permettre une nouvelle défaillance.
"Nous allons examiner l'ensemble du système afin d'être certains de ne laisser aucune possibilité que cela se reproduise", a déclaré Laurent Mekies dimanche soir. "Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour jouer la carte de la sécurité."
L'examen du concept d'aileron arrière rotatif est d'autant plus important que d'autres écuries développent désormais leur propre version. McLaren a apporté un aileron arrière rotatif en Autriche pour la première fois, mais ne jugeait pas encore cette solution suffisamment aboutie pour être utilisée.
L'équipe dirigée par Andrea Stella a également choisi de ne pas utiliser ce nouvel aileron arrière à Silverstone en raison du format sprint de l'épreuve, tout en laissant entendre qu'il pourrait faire ses débuts en piste à Spa.
D'après les informations de Motorsport.com, la demande actuelle de la FIA concerne uniquement Ferrari et Red Bull et ne s'étend pas, à ce stade, à McLaren.
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