La FIA prévient : "Les ajustements ne vont pas changer ce que vous voyez"
Tout en louant l'approche constructive des écuries et des motoristes, ainsi que leur capacité à voter unanimement les changements annoncés au règlement 2026, la FIA ménage les attentes du public.
Photo de: Marcel van Dorst / EYE4images / NurPhoto via Getty Images
Annoncés dès lundi et bientôt ratifiés - ce qui devrait être une formalité -, les changements apportés au règlement technique de la Formule 1 à partir du Grand Prix de Miami doivent être perçus comme "une évolution, pas une révolution".
C'est le message de la FIA, qui en dépit de la complexité et de la quantité de ce qui va évoluer, rappelle qu'il s'agit de peaufiner pour améliorer peu à peu la situation, et pas de drastiquement changer la face de la compétition.
Super clipping, récupération d'énergie ou encore sécurité au départ sont autant de points critiques qui ont été abordés, mais concrètement, les attentes du public doivent être mesurées.
"Concernant ce que l'on voit en piste, ces changements ne sont pas révolutionnaires", prévient Nikolas Tombazis, responsable Monoplace à la FIA. "Ils ne vont pas fondamentalement changer ce que vous voyez. Les qualifications seront davantage pied au plancher pour les pilotes. Peut-être que vous le percevrez dans les caméras embarquées ou au bruit de l'unité de puissance, par exemple. C'est peut-être quelque chose que l'on verra."
Avec la pause forcée du mois d'avril, conséquence de la Guerre d'Iran et de l'annulation de deux Grands Prix, les acteurs de la Formule 1 ont pu plancher et se mettre d'accord lors d'une série de réunions. Et c'est surtout cette concertation constructive que veut retenir la FIA, qui n'a pas eu à imposer quoi que ce soit unilatéralement, par exemple au nom de la sécurité.
"Au-delà du vote positif qu'il y a eu, et qui était unanime pour ces changements, la plupart des motoristes et des écuries ont renouvelé leur soutien à la FIA et leur gratitude pour le travail que nous avons fait", souligne Nikolas Tombazis. "Je crois que la même chose s'applique aux pilotes, ils se sont sentis impliqués dans ce processus. Désormais, notre espoir est que le public perçoive la même chose."
Nikolas Tombazis
Photo de: Andy Hone / Motorsport Images
"La réglementation de la Formule 1 évolue par nature, c'est un document vivant", ajoute-t-il. "Nous avons une technologie qui évolue au fil du temps et qui nécessite de s'adapter."
"On a aussi 11 écuries de Formule 1, cinq motoristes, donc 16 entités avec peut-être 200 ingénieurs chacune, soit plus de 3 000 ingénieurs qui travaillent pour développer les monoplaces et les moteurs. Il est donc impossible de s'attendre à ce que ces 3 000 personnes qui travaillent jour et nuit ne trouvent pas des moyens de corriger les choses. C'est donc un processus normal en Formule 1."
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