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Flashback - Nico Hülkenberg, "l'autre" talent précoce allemand

Fin 2009 se préparait un jeune rookie à qui un bel avenir F1 était promis par bon nombre d’observateurs des séries de promotion.

Flashback - Nico Hülkenberg, "l'autre" talent précoce allemand
Nico Hülkenberg
Nico Hulkenberg, Williams F1 Team
Nico Hulkenberg, pilote d'essai WilliamsF1 Team, dans la nouvelle FW31
Nico Hülkenberg
Nico Hülkenberg
Nico Hülkenberg
Nico Hulkenberg fête son titre en GP2 Series avec ART Grand Prix Team
Nico Hulkenberg, pilote d'essai avec la nouvelle Williams FW31
Podium: gagnant Sergio Perez, seconde place Vitaly Petrov, troisième place Nico Hulkenberg
Michael Schumacher et le vainqueur de la coupe du monde motorsport pour l'équipe d'Allemagne, Nico Hülkenberg, pilote A1 Equipe d'Allemagne

Managé par Willi Weber, "seulement" alors manager en charge de la carrière de Michael Schumacher, un jeune homme aux traits encore enfantins s’apprêtait à épauler l’un des pilotes les plus expérimentés de la grille en la personne de Rubens Barrichello, chez Williams.

Alors que l’un sortait d’une saison exceptionnelle avec Brawn GP et avait participé à la collecte du titre mondial des constructeurs 2009, Nico Hülkenberg, lui, arrivait avec une belle cote acquise grâce à un déluge de quatre titres en cinq ans, dont le sacre 2006-2007 A1GP obtenu avec l’équipe d’Allemagne (gérée par… Willi Weber !) ainsi que les relevés championnats Formule BMW (2005), F3 Euroseries (2008) et GP2 (2009).

Un talent très prometteur

Certes, l’obtention de la couronne GP2, avec l’équipe ART du Français Frédéric Vasseur, avait été facilitée par le départ à mi-saison de son challenger Romain Grosjean (Barwa Addax), qui avait remplacé Nelson Piquet Jr au pied levé chez Renault F1. Mais la promo comptait tout de même des calibres comme Di Grassi, Petrov, Maldonado, Van der Garde, Pérez, D’Ambrosio, Kobayashi, Buemi ou encore Chandhok !

Le sens aigu de la régularité de l’Allemand et sa maturité étaient déjà notables, et ceux qui l’avaient vu courir en F3 se rappelaient que c’était lors des feature race, les courses longues basées sur les résultats des qualifications, qu’il était réellement sorti du lot. Mais la pression était tout de même grande, en raison de la présence sur la grille d’un autre Wunderkid allemand, le vrai Baby Schumi : Sebastian Vettel.

Une formation étonnante

Quant à son patron, Patrick Head, il se disait enthousiasmé par l’approche méthodique et studieuse de son nouveau jeune pilote, qui disposait d’une soif d’apprendre pour le moins prononcée !

"Je me suis assis avec Sam Michael [alors directeur technique] et lui ai dit que j’avais eu cette idée de lui faire passer un ‘apprentissage’. Et il a adoré ça !", s’esclaffe Head. "Il a passé du temps à construire des boîte de vitesses, des pièces, des différentiels, et a travaillé au département aéro sur les modèles et d’autres choses. C’est tout simplement parce qu’il désire en savoir plus sur l’auto. Bien sûr, sa trajectoire est dans le cockpit et pas dans le département d’assemblage, mais disposer d’une connaissance de l’auto au-delà du superficiel est important."

PHOTOS : L'arrivée de Hülkenberg en F1

Voilà qui résume finalement bien l’image que s’est faite Hülkenberg en F1 pendant toutes ces années : un pilote analytique, pas nécessairement spectaculaire à observer en piste, mais diablement impliqué avec son team, fin metteur au point, et capable de vite s’adapter aux conditions de piste changeantes (sans parler de sa capacité à monter dans un proto LMP1 et remporter les 24 Heures du Mans pour son unique participation !).

Pour sa huitième saison en F1, Hülkenberg retrouve l’un de ceux qui a toujours cru en lui, chez Renault. Frédéric Vasseur a fait venir un jeune homme désormais bien rôdé au monde de la F1, avec 115 Grands Prix au compteur. Et c’est maintenant dans le rôle de leader qu’est attendu celui qui court encore après son premier podium dans la discipline, avec la sérénité d’un engagement pluriannuel dans le team franco-anglais…

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