Flavio Briatore dérangé par les pilotes payants
Flavio Briatore apporte souvent son avis éclairé sur le monde de la Formule Un qu'il a fréquenté très longtemps, en tant que Team Principal de Benetton et puis de Renault

Flavio Briatore apporte souvent son avis éclairé sur le monde de la Formule Un qu'il a fréquenté très longtemps, en tant que Team Principal de Benetton et puis de Renault.
Le fantasque italien a trouvé la saison 2012 excitante, mais se lamente de la situation actuelle des écuries, qui font en grande partie appel aux pilotes payants pour remplir leurs baquets.
"La F1 est excitante. Mais je pense que le problème est que trois ou quatre écuries payent leurs pilotes pour rouler et dans le reste des équipes, c'est l'inverse" a-t-il déclaré au cours d'un long entretien pour F1 Racing UK.
Le principal responsable de cette situation réside dans l'augmentation des coûts selon Briatore, le prix d'une écurie de Formule 1 étant bien entendu extrêmement élevé.
"On en parle souvent et le problème est le même, le prix pour faire tourner une écurie de F1 est astronomique. Peu importe les rentrées d'argent venant de Bernie Ecclestone, les écuries les dépensent. Et si le pilote paye, je ne suis pas sûr qu'on se retrouve avec les meilleurs en F1."
L'ex-patron de Renault rappelle que ses pilotes étaient toujours payés à l'époque de Benetton, chose arrivant de moins en moins ces derniers temps, avec notamment les nouvelles écuries arrivées en 2010.
"Je n'ai jamais vraiment vu un pilote payant rapide. Dans la majorité du peloton, le pilote fait partie du budget, ça n'arrivait pas auparavant. On payait nos pilotes chez Benetton, peut-être pas beaucoup, mais on les payait. Même Jordan essayait d'avoir au moins un pilote payé."
La situation actuelle inquiète Briatore, selon qui pour avoir une F1 en bonne santé financière, il faut que ses écuries soient en bonne santé financière et dégagent des profits.
"Beaucoup d'écuries ont du mal. Pour avoir une F1 en bonne santé, il faut des écuries en bonne santé. Chez Benetton, on dégageait des profits chaque année, qu'on pouvait investir dans la voiture de l'année suivante. Il y avait aussi une liste d'attente des écuries voulant entrer en F1, on avait des pré-qualifications à 6 heures du matin.
C'était un business, et pour développer votre business, il faut faire du profit. L'écurie doit pouvoir tourner avec l'argent venant du promoteur et de Benie. Le sponsor est un plus, il apporte le profit. C'est pour cela que maintenant le pilote apporte de l'argent, il était dans les coûts de l'écurie avant, maintenant, il est dans leurs entrées d'argent."
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