Suspensions - Force India s'attend à une réclamation à Melbourne

Le directeur technique de Force India, Andy Green, pense qu'une protestation contre les systèmes de suspension mis en cause depuis plusieurs semaines pourrait avoir lieu au Grand Prix d'Australie.

Les discussions concernant les systèmes de suspensions hydrauliques utilisés par Mercedes et Red Bull se sont poursuivies depuis que Ferrari a écrit à la FIA en fin d'année dernière, s'interrogeant sur leur légalité.

Le directeur de course de la F1, Charlie Whiting, en sa qualité d'interprète du règlement, devrait établir une directive technique avant les premiers essais hivernaux qui se tiendront la semaine prochaine, pour essayer d'expliquer l'influence que ces dispositifs peuvent avoir sur le plan aérodynamique et donc se prononcer sur leur potentielle légalité.

Cependant, dans ces conditions, les suspensions représentant un domaine de développement et donc de dépense important, surtout s'il est libéralisé, et Ferrari semblant vouloir un raffermissement sur la question, Andy Green croit fermement qu'il faudra attendre Melbourne, et une plainte déposée officiellement auprès des commissaires techniques, pour définitivement savoir à quoi s'en tenir sur ce sujet.

Ainsi, quand il lui est demandé, en marge de la présentation de la VJM10, s'il a le sentiment que l'affaire pourrait aller aussi loin que cela, il répond : "Oui. Je vois vraiment cela se passer". Ceci avant de clarifier le fait que le premier tir ne viendrait pas de son écurie : "Nous allons rester en retrait et nous verrons comment cela se développe et ensuite nous y réagirons comme nous le faisons normalement."

Dans l'attente

Une décision qui aura forcément un impact sur la Force India puisque le système hydraulique a été étudié par l'écurie mais il ne sera introduit que s'il est autorisé par les commissaires - et si les gommes Pirelli 2017 le nécessitent.

"Nous testons différents concepts depuis un moment maintenant. Chacun d'entre eux a ses avantages. De notre côté, nous voulons vraiment voir comment les pneus fonctionnent, quel est l'équilibre des pneus, et où sont les faiblesses des pneus, afin de pouvoir ensuite nous attaquer à cela avec une solution mécanique, ou d'essayer de régler cela avec une solution mécanique."

"Pour nous, on ne peut pas avoir toutes les options prêtes sur la table [...] Donc il faut attendre. Nous allons attendre jusqu'à ce que nous fassions rouler la voiture, jusqu'à ce que nous comprenions ce que font les pneus, et ensuite nous attaquerons cela avec quelque chose."

"Et avec un peu de chance, à ce moment-là, la FIA aura donné à tout le monde des lignes directrices concernant ce qui est et n'est pas permis, parce que c'est ce dont nous avons besoin pour l'instant. La zone grise est trop importante."

Quand il lui est demandé s'il serait injuste de voir les systèmes de Mercedes et Red Bull rejetés à ce stade de l'année, Green rétorque : "Serait-ce injuste ? Les règles sont les règles."

Les zones grises

Pour Green toutefois, cette question aurait dû être clarifiée il y a longtemps, au moment où ces systèmes de suspensions ont été développés pour la première fois. "Je pense que j'aurais voulu plus de clarté sur le plan de la suspension, bien sûr."

"Je pense que cela a vraiment brouillé les pistes et que ce n'est pas nécessaire. C'est sous la peau [des voitures]. Je ne pense pas que ce soit excellent pour le spectacle. Les fans ne voient aucune différence et les systèmes utilisés peuvent être incroyablement compliqués – et chers."

"Pour nous, ce sont des gains marginaux pour une dépense assez substantielle. J'aurais souhaité que tout cela soit étouffé dans l'oeuf un peu plus tôt, et qu'il n'ait pas été autorisé de le développer au niveau où c'est aujourd'hui."

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Séries Formule 1
Équipes Force India
Type d'article Actualités
Tags andy green, fia, protestation, réclamation, réglement, suspensions