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Les 10 Grands Prix de F1 les plus courts de l'Histoire

Dimanche après-midi à Spa-Francorchamps, le Grand Prix de Belgique 2021 a battu un triste record. Motorsport.com vous invite à découvrir ou redécouvrir en images les dix courses les plus courtes dans l'Histoire de la Formule 1.

Les 10 Grands Prix de F1 les plus courts de l'Histoire
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Belgique 2021 - 3 minutes et 27 secondes
Belgique 2021 - 3 minutes et 27 secondes
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Alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs heures à Spa, le départ du GP de Belgique 2021 prévu à 15h00 est d'abord repoussé de 25 minutes. Deux tours de formation sont réalisés derrière Safety Car, permettant de se rendre compte que courir n'est pas sûr. Le drapeau rouge est brandi une première fois et toutes les voitures regagnent les stands.

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Belgique 2021 - 3 minutes et 27 secondes
Belgique 2021 - 3 minutes et 27 secondes
2/31
C'est alors le début d'une longue attente de quasiment trois heures lors de laquelle le ciel ne daigne pas accorder de moment d'accalmie. Les conditions empirent même et laissent craindre que l'on ne puisse démarrer la course avant la limite fatidique des trois heures que prévoit le règlement. La FIA décide alors d'arrêter l'horloge officielle de l'épreuve pour assurer une heure de course, invoquant un cas de "force majeure".

Photo de: Alastair Staley / Motorsport Images

Belgique 2021 - 3 minutes et 27 secondes
Belgique 2021 - 3 minutes et 27 secondes
3/31
Toutefois les conditions n'évoluent que très peu, et à 18h17 les voitures quittent la voie des stands derrière le Safety Car pour prendre le départ officiel de l'épreuve. Après deux tours dans des conditions quasi identiques à celles du début, le drapeau rouge est ressorti. La "course" ne repartira pas mais les résultats peuvent être malgré tout entérinés puisque le leader Max Verstappen, désigné vainqueur, a parcouru la distance réglementaire. Le classement est pris sur l'avant-dernier tour avant le drapeau rouge, soit le premier tour, de sorte qu'officiellement la course n'a duré que 3 minutes et 27 secondes.

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
4/31
Alors qu'un violent orage s'abat depuis quelques heures sur Adelaide, le départ du Grand Prix d'Australie 1991 est donné dans des conditions de piste à la limite de l'acceptable. La prudence des pilotes les tient un moment à l'écart de tout accident.

Photo de: LAT Images

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
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Rapidement cependant, en raison du mur d'eau qui se présente face à eux et de la pluie qui s'intensifie, les incidents se multiplient et le tracé est bientôt jonché de débris et de véhicules accidentés. Après les accidents de Nigel Mansell (photo) et de Gerhard Berger, Ayrton Senna fait de grands gestes en direction des officiels et demande l'interruption de la course.

Photo de: LAT Images

Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
Australie 1991 - 24 minutes et 34 secondes
6/31
Ce sera chose faite dans le 17e des 81 tours de course. Les conditions ne s'améliorant pas pendant le drapeau rouge et certains pilotes s'opposant à un redémarrage, l'épreuve en restera là et le classement sera pris au 14e tour, les pilotes n'ayant pu parcourir officiellement que 52 km sur les 306 prévus. Ayrton Senna sera déclaré vainqueur.

Photo de: LAT Images

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
7/31
Le GP d'Espagne 1975 démarre dans des conditions particulières : les pilotes annoncent une grève, avant les premiers essais, après une inspection du circuit de Montjuïc, à Barcelone, qui révèle que les rails de sécurité sont en très mauvais état. Après des réparations de fortune effectuées en grande partie par les équipes elles-mêmes et des menaces de saisie des autorités du matériel des structures, les pilotes, pour la plupart, se plient à leurs obligations.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
8/31
Le dimanche matin, corrida dans l'après-midi oblige, la course s'élance sur une piste déjà en elle-même dangereuse, et pourtant grandement appréciée des observateurs. Le début de l'épreuve est marqué par plusieurs incidents, notamment l'accrochage des Ferrari au départ. Contre toute attente, c'est Rolf Stommelen, sur Embassy Hill, qui mène l'épreuve au moment d'aborder le 26e tour.

Photo de: LAT Images

Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
Espagne 1975 - 42 minutes et 53 secondes
9/31
Le drame survient alors : l'aileron arrière de la F1 du leader se détache et Stommelen décolle sur la bosse de l'Estadio, dans la courbe qui suit la ligne droite des stands. Après avoir percuté le rail de sécurité à gauche de la piste, l'Embassy Hill part en tonneaux et va s'écraser dans le public de l'autre côté, tuant cinq personnes. Stommelen est relevé avec de multiples fractures mais vivant. Dans le chaos, les organisateurs mettent trois tours à interrompre la course, à la 29e des 75 boucles prévues. Jochen Mass est déclaré vainqueur. Cet accident signera la fin de Montjuïc en Formule 1.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
10/31
La course du GP de Malaisie 2009 débute sur une piste totalement sèche mais sous la menace d'un énorme orage. Les 20 premiers tours se passent sans une seule goutte de pluie, avec Nico Rosberg (Williams) en tête devant Jarno Trulli (Toyota) et Jenson Button (Brawn) avant les premiers arrêts. Ceux-ci interviennent aux alentours du 15e tour et permettent ensuite à Button de reprendre l'avantage.

Photo de: LAT Images

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
11/31
Mais les choses commencent à se gâter au 20e passage : le ciel s'ouvre et la piste s'humidifie grandement par endroits. La plupart des pilotes chaussent les pneus pluie mais Timo Glock (Toyota) tente le pari des intermédiaires et cela paie : l'Allemand est bien plus rapide que la concurrence. Il s'empare même de la tête du classement quand Button décide de passer aussi par les stands pour chausser les intermédiaires. Mais la pluie finit par redoubler d'intensité au 30e tour : tous les pilotes doivent maintenant rechausser les pneus pluie.

Photo de: LAT Images

Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
Malaisie 2009 - 55 minutes et 30 secondes
12/31
L'averse est bien trop importante et les voitures ne peuvent plus rouler sur cette piste véritablement inondée. La voiture de sécurité entre en scène mais rapidement le drapeau rouge est brandi. La direction de course attendra ensuite une cinquantaine de minutes pour définitivement annoncer la fin du GP, après moins d'une heure de roulage. Le classement du 31e tour scellera la victoire de Button.

Photo de: Andrew Ferraro / Motorsport Images

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
13/31
Après qu'un violent orage s'est abattu sur le circuit de l'Österreichring, le départ est reporté de 45 minutes pour profiter de conditions plus satisfaisantes. Les pilotes s'élancent alors sur une piste détrempée et, pour la plupart, avec des voitures qui ne sont pas réglées pour la pluie.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
14/31
C'est alors le début du festival de Vittorio Brambilla : l'Italien, au volant de sa March orange, est incroyablement agressif et d'une efficacité redoutable. En 18 tours, il remonte le peloton de la huitième à la première position, devant Hunt. Mieux, il aligne les chronos incroyables et prend une avance énorme. Au 25e tour, il compte 20 secondes d'avantage sur le Britannique.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
Autriche 1975 - 57 minutes et 56 secondes
15/31
Mais une nouvelle averse survient ! Les conditions sont dantesques et les pilotes qui ont abandonné demandent à la direction de course de mettre fin à l'épreuve. Ce sera fait au 29e tour, quand le drapeau à damier sera brandi devant un Brambilla si heureux d'avoir gagné qu'il lâchera le volant d'une main, partira en glisse et ira percuter le mur avec sa March, copieusement abîmée lors de son tour d'honneur (photo).

Photo de: LAT Images

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
16/31
Après avoir retardé son début d'une vingtaine de minutes en raison de la pluie, l'épreuve monégasque s'élance. Et c'est très vite une hécatombe : après 24 tours, il ne reste que neuf pilotes en piste. Prost mène mais la pluie redouble d'intensité et la visibilité devient problématique.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
17/31
Derrière le Français, deux pilotes font sensation : Ayrton Senna, au volant d'une Toleman, et Stefan Bellof, au volant d'une Tyrrell. Le Brésilien et son équipe ont fait le pari d'une course qui ne couvrira pas sa distance totale et n'ont pas mis le plein d'essence. Senna remonte d'ailleurs très vite sur Prost.

Photo de: LAT Images

Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
Monaco 1984 - 1 heure, 1 minute et 7 secondes
18/31
Mais les conditions empirent encore : Prost fait des signes demandant l'arrêt du GP. Jacky Ickx, directeur de course, décide alors de brandir le drapeau rouge et le drapeau à damier au 32e passage. Senna dépasse Prost, qui s'est rangé sur la grille, et pense avoir gagné, mais le classement est pris sur le tour précédent celui de l'interruption ; le pilote Toleman n'est "que" second.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
19/31
Le départ du Grand Prix d'Italie 1978 est donné alors que l'ensemble des pilotes de fond de grille ne se sont pas immobilisés. Cela entraîne rapidement un resserrement et un paquet dans la longue ligne droite qui mène à la première chicane et surtout, avant un goulot d'étranglement...

Photo de: Sutton Motorsport Images

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
20/31
Ce qui devait arriver arriva : plusieurs pilotes s'accrochent dans le milieu de peloton, y compris Ronnie Peterson dont la Lotus va aller percuter de face et de plein fouet un rail de sécurité.

Photo de: LAT Images

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
21/31
Gavée d'essence, la monoplace du Suédois prend rapidement feu et dégage un nuage de fumée noire impressionnant. Toutes les voitures impliquées dans l'accident s'immobilisent et plusieurs se précipitent sur l'épave de la Lotus pour en dégager Peterson.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
Italie 1978 - 1 heure, 7 minutes et 4 secondes
22/31
Peterson, avec des fractures aux deux jambes, semble avoir évité le pire au moment où l'attention se focalise sur Vittorio Brambilla, qui a reçu une roue sur le casque et souffre d'une fracture du crâne. Trois heures après ce carambolage, peu après 18h, la course sera relancée pour une quarantaine de tours et remportée par Niki Lauda. Mario Andretti est sacré Champion du monde mais la joie de Lotus ne sera que de courte durée : le lendemain, suite à des complications médicales, Ronnie Peterson décédera à l'hôpital à Milan.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
23/31
Après l'avortement du premier départ suite au calage de Heinz-Harald Frentzen sur la Prost, un second départ est donné. Cependant, la course est vite interrompue par un accrochage entre la Jaguar d'Eddie Irvine et la seconde Prost de Luciano Burti.

Photo de: LAT Images

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
24/31
L'inquiétude est vive pour le Brésilien à la vue des images. Le pilote Prost s'est fait fermer la porte par l'Irlandais dans Blanchimont, a perdu son aileron avant et est allé s'encastrer très violemment sous les murs de pneus. Irvine, préoccupé par ce qu'il voit en sortant de sa voiture, va immédiatement aider les secours à dégager son homologue. Inconscient, l'extraction de Burti prend une demi-heure.

Photo de: Sutton Motorsport Images

Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
Belgique 2001 - 1 heure, 8 minutes et 5 secondes
25/31
La course reprendra finalement pour 36 tours et verra la victoire de Michael Schumacher. Burti se tirera de l'accident avec une commotion cérébrale et ne courra plus jamais en Grands Prix.

Photo de: LAT Images

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
26/31
Le Grand Prix d'Italie 2003 est l'épreuve la plus rapide à ne pas avoir été interrompue. Quasiment aucun incident n'est à signaler, ce qui explique sa présence dans cette liste.

Photo de: Ferrari Media Center

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
27/31
Les Formule 1 du milieu des années 2000, avec leurs moteurs V10, sont des monstres de vitesse et raffolent des longues pleines charges de Monza. En qualifications, le tour est bouclé en 1'20"9 et en course il faut moins d'une heure et 15 minutes pour venir à bout des 53 passages.

Photo de: Shell Motorsport

Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
Italie 2003 - 1 heure, 14 minutes et 19 secondes
28/31
C'est Michael Schumacher qui remportera cette épreuve, à la moyenne hallucinante de 247,585 km/h, qui reste aujourd'hui la plus élevée pour une course disputée en Formule 1.

Photo de: LAT Images

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
29/31
Et en deuxième position des moyennes les plus élevées, on retrouve le GP d'Italie 2005 ! Là encore, les V10 s'expriment à plein et peu d'incidents viennent perturber la course.

Photo de: Ferrari Media Center

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
30/31
Parti en pole, Juan Pablo Montoya sera confronté à la résistance de Fernando Alonso toute la course mais s'imposera finalement.

Photo de: Alessio Morgese

Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
Italie 2005 - 1 heure, 14 minutes et 28 secondes
31/31
Le Colombien remportera sa sixième victoire à la moyenne de 247,097 km/h.

Photo de: McLaren

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