Le retour du GP de France en 2018

GP de France - 65'000 à 75'000 spectateurs espérés en 2018

C'est une grande victoire pour la FFSA et pour les collectivités territoriales qu'un accord ait été trouvé avec Bernie Ecclestone pour l'organisation du Grand Prix de France, mais le plus dur reste à faire.

C'est pendant cinq ans, à partir de 2018, que le Grand Prix de France va être organisé sur le Circuit Paul Ricard, dix ans après la dernière édition de la manche française et 28 années après la dernière course de Formule 1 tenue au Castellet.

Depuis 1990, le circuit a bien changé, puisqu'il a été rénové de fond en comble pour devenir un "High Tech Test Track" – une piste d'essais haute technologie. Cela n'empêche pas le Paul Ricard d'accueillir de nombreuses compétitions, telles que le Bol d'Or depuis 2015 ou les World Series by Renault de 2011 à 2014, mais l'organisation d'un Grand Prix de Formule 1 est d'une tout autre envergure.

Le Circuit Paul Ricard ne compte actuellement qu'une tribune, située au niveau du dernier virage (voir photo principale de l'article, en arrière-plan). Des gradins permettent aux spectateurs de s'asseoir le long de la ligne droite des stands, alors que les buttes qui se trouvent à l'extérieur de la piste dans le dernier secteur sont également très prisées des fans, mais est-ce suffisant pour recevoir la Formule 1 et vendre des billets au prix élevé qui sera certainement nécessaire pour rentabiliser un investissement colossal ?

"Depuis l'année dernière, il y a eu le retour du Bol d'Or. Nous avons eu deux éditions d'affilée et 75'000 spectateurs", déclare un Christian Estrosi, président de la région PACA, qui se veut rassurant. "Sur le GP de F1, nous misons, pour la première édition en tout cas, sur 65'000 à 75'000 spectateurs. Nous avons fait la démonstration que nous étions en mesure d'accueillir 75'000 spectateurs."

"Sur la partie sportive, nous sommes au summum, l'excellence de ce que l'on peut proposer. Il y aura 2 millions d'investissement de plus pour la réfection de la piste d'ici 2018. Nous avons à progresser, sans doute, sur l'accueil du public, et c'est notre objectif."

Des bouchons sur les routes ?

Les infrastructures de logement ne devraient pas réellement poser problème, même si le plus grand nombre devra probablement tabler sur Toulon ou Aubagne pour se loger, voire Marseille. En revanche, ce sont les routes d'accès qui peuvent être source d'inquiétude, puisqu'il s'agit par endroits de routes de montagne très sinueuses, notamment en provenance de Toulon. Les bouchons n'y sont déjà pas rares lors d'événements de moindre envergure.

Cependant, Christian Estrosi a bon espoir de résoudre ce problème dans les années qui viennent. Rappelons que cet homme politique a été élu à la tête de la région PACA en décembre 2015 et va donc occuper ce rôle de président jusqu'à fin 2021.

"Depuis les années où le Grand Prix a quitté le circuit, ce sont de nombreux hôtels qui se sont installés et qui sont aujourd'hui réputés comme étant de haut niveau", souligne Estrosi.

"Il y a toutefois les problèmes d'accessibilité routière. Nous avons un certain nombre d'axes et échangeurs qui sont programmés entre 2016 et 2020, qui doivent améliorer cela. C'est, pour nous, une raison de plus de développer nos infrastructures, ainsi que celles de déplacement et de transport. Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait d'autres destinations en ces termes qui soient plus attractives que la nôtre."

Propos recueillis par Basile Davoine

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags castellet, paul ricard
Topic Le retour du GP de France en 2018