GP de légende - Belgique 1963

En cette fin d’année 2013, ToileF1 vous propose de découvrir des Grands Prix qui ont particulièrement marqué l’Histoire de la Formule 1, mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler

En cette fin d’année 2013, ToileF1 vous propose de découvrir des Grands Prix qui ont particulièrement marqué l’Histoire de la Formule 1, mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler. Aujourd’hui, nous allons aborder le Grand Prix de Belgique 1963.

Cette année-là, Spa-Francorchamps était le deuxième rendez-vous de la saison. Le premier Grand Prix, à Monaco, avait été remporté par Graham Hill (BRM), champion du monde en titre, devant Richie Ginther (BRM) et Bruce McLaren (Cooper). Jim Clark, vice-champion du monde en 1962, n'avait pas commencé la saison du bon pied : sa boîte de vitesses lui avait fait perdre la victoire au 78e tour, alors qu'il était en tête de la course. Pas de quoi être optimiste pour le pilote écossais : l'année passée, la fragilité de la Lotus 25 lui avait déjà coûté plusieurs victoires...

Arrive donc Spa, un circuit que Clark abhorre à cause du danger qu'il représente, mais où il s'est déjà imposé l'année passée depuis la douzième place de la grille de départ. Lors des qualifications, Graham Hill continue sur sa lancée en s'emparant de la pole position grâce à un chrono de 3'54"1. Il devance la Brabham de Dan Gurney, la Ferrari de Willy Mairesse et les Cooper de Tony Maggs et de Bruce McLaren. Clark, sur sa Lotus, n'est que huitième, à trois secondes du temps de référence.

Le timide Écossais prend toutefois un départ canon, et s'empare de la tête de la course avant même le Raidillon de l'Eau Rouge ! Malgré des problèmes de boîte de vitesse, Clark creuse l'écart et seul Graham Hill parvient à rester sur ses talons. Le leader du championnat est néanmoins contraint à l'abandon après dix-sept tours de course lorsque sa BRM connaît des problèmes de transmission.

C'est à ce moment-là qu'une pluie torrentielle s'abat sur Spa-Francorchamps. Le rythme des pilotes chute considérablement. Clark, qui a réalisé son meilleur tour en course en 3'58"1, effectue même un tour en 6'40 ! Cela ne l'empêche pas d'être largement plus rapide que ses concurrents, ce qui montre à quel point les conditions étaient dantesques.

Colin Chapman, fondateur et dirigeant de Team Lotus, tente de faire interrompre la course avant son terme, mais les 32 tours seront bien parcourus. Clark laisse McLaren revenir dans le même tour que lui, puis s'impose avec la bagatelle de cinq minutes d'avance. Trempé après avoir passé quinze tours (210 kilomètres !) sous le déluge spadois, Clark est surtout soulagé d'avoir la vie sauve.

Après cette victoire, le pilote Lotus remporte six des huit dernières courses de la saison. Il s'imposera encore deux fois à Spa, portant son total à quatre succès consécutifs ; l'ancien tracé et ses morceaux de bravoure, parcourus jusqu'en 1970, eurent pour incontestable maître Jim Clark.

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Séries Formule 1
Pilotes Dan Gurney , Jim Clark , Bruce McLaren , Graham Hill , Colin Chapman
Équipes McLaren , Ferrari
Type d'article Actualités