GP de légende - Italie 1969

En cette fin d’année 2013, ToileF1 vous propose de découvrir des Grand Prix qui ont particulièrement marqué l’Histoire de la Formule 1, mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler

En cette fin d’année 2013, ToileF1 vous propose de découvrir des Grand Prix qui ont particulièrement marqué l’Histoire de la Formule 1, mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler. Aujourd’hui, nous allons aborder le Grand Prix d’Italie 1969.

Deux ans après l'exceptionnelle édition 1967, Monza est la huitième manche de la saison. Jackie Stewart (Matra) caracole en tête du championnat avec 51 points dont cinq victoires et une deuxième place. Derrière, ses concurrents se partagent les miettes : Jacky Ickx (Brabham), Bruce McLaren (McLaren) et Graham Hill (Lotus) disputent la deuxième place du championnat, tous relégués à une trentaine de points de Stewart. Si ce dernier venait à s'imposer, il serait sacré Champion du Monde.

À Monza, toutefois, le mot “domination” n'existe pas. À cette époque, le tracé italien ne comporte pas la moindre chicane, et l'aspiration rend les courses particulièrement serrées. Celle-ci représenterait le summum du suspense...

Pour ce Grand Prix, plusieurs équipes apportent des monoplaces à quatre roues motrices, sans succès. Chez Matra, Stewart essaie la MS84 mais décide d'être prudent et de courir avec la MS80. Chez Lotus, Colin Chapman ne parvient pas à convaincre Graham Hill et Jochen Rindt de courir au volant de la Lotus 63 : Hill la décrit même comme un engin mortel... Chapman, entêté comme toujours, la confie donc au jeune John Miles, pendant que Rindt et Hill disposent d'une valeur sûre avec la Lotus 49B. Pendant ce temps, Ferrari n'engage qu'une voiture à domicile et la confie à Pedro Rodríguez : les espoirs de victoire sont minces pour les tifosi.

En qualifications, c'est Rindt qui signe la pole position en 1'25"48, suivi de près par Denny Hulme (McLaren) et par la Matra de Stewart. Piers Courage (Brabham), Bruce McLaren et Jean-Pierre Beltoise (Matra) occupent les trois places suivantes, tandis que Rodríguez n'est que douzième sur seize concurrents. Ickx, quant à lui, doit partir dernier à cause de problèmes à répétition avec son moteur. Les neuf premiers du classement étant motorisés par Ford Cosworth, la puissance moteur ne fera pas la différence.

Tout au long du Grand Prix, la tête de la course change quinze fois entre Rindt, Hulme, Courage et Stewart, mais c'est ce dernier qui mène la danse le plus souvent. Au fil des tours, de nombreux problèmes de fiabilité surviennent, ce qui était la norme à l'époque. Hulme et Courage perdent du temps : le Néo-Zélandais connaît des problèmes de freins, tandis que le pilote Brabham manque d'essence. À trois tours de la fin, Hill doit renoncer suite à la rupture d'un demi-arbre de transmission, alors qu'à deux boucles de l'arrivée, c'est Siffert qui jette l'éponge à cause d'un problème moteur.

Restent dans la lutte pour la victoire Stewart, Rindt, Beltoise et McLaren. L'Écossais a passé les trente derniers tours en tête de la course, mais n'a pas creusé l'écart. Au tout dernier tour, Stewart mène à l'abord de la Parabolique, mais son coéquipier Beltoise lui fait l'intérieur. Le Français passe le dernier virage en tête, mais ne dispose pas du même élan que ses adversaires dans la dernière ligne droite. Stewart et Rindt parviennent à le dépasser d'un souffle, tandis qu'il sauve la troisième place pour deux centièmes de seconde face à McLaren !

Le résultat parle de lui-même : Entre Stewart, vainqueur de la course fraîchement sacré Champion du Monde, et le quatrième, McLaren, il y a moins de deux dixièmes de seconde. Inutile de dire que l'arrivée des quatre bolides fut éblouissante.

Faites partie de quelque chose de grand

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Pedro Rodriguez , Jackie Stewart , Denny Hulme , Bruce McLaren , Jacky Ickx , Graham Hill , Jean-Pierre Beltoise , Jochen Rindt , Colin Chapman
Équipes McLaren , Ferrari
Type d'article Actualités