GP de légende - Italie 1967

En cette fin d’année 2013, ToileF1 vous propose de découvrir des Grands Prix qui ont particulièrement marqué l’Histoire de la Formule 1, mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler

GP de légende - Italie 1967

En cette fin d’année 2013, ToileF1 vous propose de découvrir des Grands Prix qui ont particulièrement marqué l’Histoire de la Formule 1, mais dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler. Aujourd’hui, nous allons aborder le Grand Prix d'Italie 1967.

Cette année-là, Monza est l'antépénultième course de la saison. Seuls les deux pilotes Brabham peuvent encore prétendre au titre mondial de façon réaliste : le triple champion du monde Jack Brabham, quarante ans déjà, et son jeune coéquipier Denny Hulme. C'est pourtant ce dernier qui mène le championnat avec 43 points contre 34 à l'Australien, à la faveur d'une belle régularité : Hulme est monté sur le podium de six des huit premières épreuves.

Jim Clark, quant à lui, dispose en 1967 d'une nouvelle monoplace, la Lotus 49 équipée d'un moteur tout aussi nouveau, le Cosworth DFV V8. Ce dernier est le plus puissant du plateau, mais fait preuve d'une certaine fragilité, tout comme d'autres composants de la Lotus 49. Clark est dominateur, mais est souvent trahi par sa monoplace, si bien que malgré quatre victoires au total cette année-là (et personne d'autre n'en remportera plus de deux), il ne finira que troisième du championnat.

En qualifications, c'est Clark qui prend l'avantage en 1'28"50, suivi par Brabham en 1'28"80. Derrière, c'est plus serré : Hulme, à une seconde de la pole position, n'est que sixième, devancé d'un souffle par Bruce McLaren (McLaren), Chris Amon (Ferrari) et Dan Gurney (Eagle).

Au départ, Brabham surprend Clark, puis c'est Gurney qui s'empare de la tête de la course. Graham Hill, huitième sur la grille, se hisse à la troisième place avec sa Lotus, juste devant Clark qui a perdu quelques places. Il ne faut toutefois pas beaucoup de temps à l'Écossais pour récupérer la première place. Il ne lui faut pas beaucoup de temps non plus pour connaître un problème technique : au onzième tour, il subit une crevaison. Le temps de rentrer au stand et de changer le pneu, il est 15e à un tour de Hulme, désormais leader de la course.

C'est là que Clark entame une remontée absolument mémorable. En six tours, il reprend quinze secondes aux leaders de la course. Trois tours plus tard, il les dépasse et commence à rattraper son tour de retard, signant meilleur tour après meilleur tour.

Au 59e tour, Hill mène la course de façon assez confortable devant Brabham et la Honda de John Surtees. Cependant, le double Champion du Monde voit le moteur Cosworth de sa Lotus partir en fumée. Dans les minutes qui suivent, Clark dépasse Surtees, puis s'empare de la tête de la course en prenant l'avantage sur Brabham, ayant ainsi rattrapé plus d'un tour de retard !

Mais l'histoire était trop belle. Au dernier tour, Clark manque d'essence et doit rallier l'arrivée au ralenti, dépassé par Surtees et Brabham. Le timide Écossais obtient tout de même une place sur le podium, et est acclamé par les tifosi après une performance d'exception. L'une des dernières avant son décès tragique, à Hockenheim en avril 1968.

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