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Le Grand Prix de France dans le rétroviseur

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Le Grand Prix de France dans le rétroviseur
Par :
19 juin 2019 à 18:15

Les Grands Prix de France organisés lors d’années en "9" ont tous été organisés sur des tracés différents. Le grand moment de gloire fut certainement la première victoire d’une Renault en Formule 1 en 1979.

Lire aussi :

1959 - Brooks sans rivaux

Jack Brabham, Cooper T51 Climax, en lutte avec Tony Brooks, Ferrari 246, pourchassés par Phil Hill, Ferrari 246 et Stirling Moss, BRM P25.

Jack Brabham, Cooper T51 Climax, en lutte avec Tony Brooks, Ferrari 246, pourchassés par Phil Hill, Ferrari 246 et Stirling Moss, BRM P25.

Le Grand Prix de France 1959 a été organisé le 5 juillet par une chaleur étouffante sur le circuit triangulaire ultra rapide de Reims-Gueux, long de 8,302 km et qui utilise des routes nationales situées autour de la ville du champagne. Le Britannique Tony Brooks décroche la pole position sur sa Ferrari D246 à la vitesse moyenne de 214,399 km/h. Jack Brabham, sur une Cooper T51-Climax, et Phil Hill, sur une autre Ferrari, le suivent.

Tony Brooks, Ferrari Dino 246

Tony Brooks, Ferrari Dino 246

Brooks est en tête. Il fait si chaud que le bitume commence à se désagréger à certains endroits. En fin de parcours, le câble d'accélérateur de la Ferrari de Brooks commence à coincer, ce qui le force à ralentir et permet à Phil Hill de se rapprocher de lui. Jack Brabham, troisième, doit s'arrêter à son box pour changer ses lunettes de protection, cassées par des débris de bitume projetés par d'autres voitures.

Phil Hill, Ferrari 246

Phil Hill, Ferrari 246

Brooks mène les 50 tours de l’épreuve et croise l’arrivée en première place avec 27"5 d’avance sur Hill. Brabham se classe troisième devant Olivier Gendebien sur Ferrari. Au volant d'une autre Ferrari, Jean Behra occupera la troisième place durant la course, mais abandonnera au 30e tour sur casse moteur. Après la course, le Français, excédé par le manque de fiabilité de sa monture, frappa le team manager de Ferrari, Romolo Tavoni, ce qui lui valut d’être exclu de la Scuderia sur le champ.

1969 - Le héros local termine second

Jackie Stewart, Matra MS80

Jackie Stewart, Matra MS80

En 1969, le Grand Prix est organisé sur le difficile tracé de 8,055 km du Circuit de Charade à Clermont-Ferrand. Encore une fois, une chaleur étouffante va régner durant tout le week-end. Déception pour les organisateurs : il n’y a que 14 voitures d’inscrites. Jackie Stewart place sa Matra MS80-Ford en pole devant la McLaren M7A-Ford de Denny Hulme et la Lotus 49B-Ford de Jochen Rindt. Ce dernier avoue que les fortes dénivellations du circuit lui donnent la nausée.

Jacky Ickx, Brabham BT26A Ford roule devant Jochen Rindt, Lotus 49B Ford

Jacky Ickx, Brabham BT26A Ford roule devant Jochen Rindt, Lotus 49B Ford

En début de course, Stewart mène tandis que Jacky Ickx, sur une Brabham, devance Rindt pour la troisième place. Les deux bolides roulent de concert jusqu’au 22e tour, quand l’Autrichien, qui a le tournis, n’en peut plus. Il est malade et rentre à son stand pour abandonner. Ickx grimpe alors au second rang derrière Stewart.

Bruce McLaren, McLaren M7C Ford

Bruce McLaren, McLaren M7C Ford

Si Stewart n’est pas inquiété, la fin de la course est marquée par le superbe duel qui met aux prises Ickx et le Français Jean-Pierre Beltoise, qui pilote une Matra. Tout se joue dans le dernier tour. Beltoise profite d’une petite erreur de pilotage d’Ickx pour le doubler. Stewart franchit la ligne d’arrivée en vainqueur devant Beltoise et Ickx. Bruce McLaren termine quatrième au volant de sa M7C-Ford, à un tour des trois premiers.

1979 - La France à l’honneur !

Jean-Pierre Jabouille, Renault RS10

Jean-Pierre Jabouille, Renault RS10

Le Grand Prix 1979 a vu la France triompher sur le circuit de Dijon-Prenois. En effet, un pilote français, Jean-Pierre Jabouille, a fait gagner une voiture française, une Renault, chaussée de pneus français, les Michelin, et dont le moteur était lubrifié par une huile française, Elf. Ouf ! Et ce fut aussi la première victoire d’un moteur turbocompressé de 1,5 litre face aux atmosphériques de trois litres.

Gilles Villeneuve, Ferrari

Gilles Villeneuve, Ferrari

Jabouille signe la pole position aux commandes de sa Renault RS10 turbo, mais c’est Gilles Villeneuve qui va dominer la première moitié de la course au volant de sa Ferrari 312 T4. Au 47e passage, Jabouille profite de la présence d’un retardataire, Elio de Angelis, pour doubler habilement le Québécois et prendre la première place. Pendant ce temps, René Arnoux, le coéquipier de Jabouille au sein du Renault F1 Team, revient sur le duo de tête.

Gilles Villeneuve, Ferrari 312T4, René Arnoux, Renault RS10

Gilles Villeneuve, Ferrari 312T4, René Arnoux, Renault RS10

Les derniers tours sont certainement les plus intenses jamais vus en F1. Arnoux et Villeneuve se doublent, bloquent les roues, s’intimident et offrent un spectacle grandiose. Jabouille, qui souffre de crampes douloureuses à cause des efforts physiques qu’il a déployés, croise l’arrivée bon premier. Villeneuve parvient à passer devant Arnoux dont le moteur souffre d’un ennui d’alimentation en essence. Alan Jones (Williams FW07-Ford) termine quatrième devant Jean-Pierre Jarier (Tyrrell 009-Ford) et Clay Regazzoni (Williams).

1989 - La balade de Prost

Départ : gros accident pour Mauricio Gugelmin, Leyton House March CG891

Départ : gros accident pour Mauricio Gugelmin, Leyton House March CG891

Cette fois, le Grand Prix de France visite la Côte d’Azur et le Circuit Paul Ricard. Alain Prost décroche la 20e pole position de sa carrière au volant de sa McLaren MP4/5-Honda devant son coéquipier, Ayrton Senna, puis viennent la Ferrari 640 de Nigel Mansell et la Benetton B189-Ford d’Alessandro Nannini. Le début de la course est marqué par un carambolage impliquant au moins six voitures. Le drapeau rouge est déployé et les pilotes impliqués s’installent à bord des mulets.

Alain Prost, McLaren MP4/5 Honda

Alain Prost, McLaren MP4/5 Honda

Au moment du second départ, Senna casse sa boîte de vitesses et abandonne sur place. Prost s’envole. On ne le reverra qu’à l’arrivée. Plusieurs pilotes héritent de la seconde place à moment ou un autre de la course, dont Gerhard Berger (Ferrari), Nannini, Thierry Boutsen (Williams), Yvan Capelli (March), le débutant Jean Alesi (Tyrrell), Riccardo Patrese (Williams) et Mansell.

Jean Alesi, Tyrrell 018

Jean Alesi, Tyrrell 018

Prost gagne la course avec une avance confortable de 44 secondes sur Mansell. Patrese termine troisième devant Alesi qui a fortement impressionné à l'occasion de son premier Grand Prix, d’autant qu’il pilote une voiture nettement inférieure aux autres. Stefan Johansson prend la cinquième place au volant de sa Onyx ORE1-Ford devant Olivier Grouillard sur une Ligier JS33-Ford.

1999 - Frentzen maîtrise les éléments

Rubens Barrichello, Stewart Ford SF-3 en tête

Rubens Barrichello, Stewart Ford SF-3 en tête

Sur le Circuit de Nevers Magny-Cours, Rubens Barrichello crée la surprise en plaçant sa Stewart SF3-Ford en première place sur la grille de départ devant la Sauber C18-Petronas de Jean Alesi et la Prost AP02-Peugeot d’Olivier Panis. Rien de très habituel ! Le départ est donné sur une piste sèche et Barrichello mène la course sauf quand David Coulthard, sur McLaren, le double et roule devant lui entre le sixième et le neuvième tour.

Heinz-Harald Frentzen, Jordan

Heinz-Harald Frentzen, Jordan

Aux environs du 20e passage, la pluie commence à tomber. L’ordre change au fil des arrêts aux stands. Michael Schumacher, sur une Ferrari F399, parvient à déloger Barrichello de la première place. Puis, Mika Hakkinen mène la meute jusqu’à ce que Heinz-Harald Frentzen, sur Jordan 199-Mugen Honda, prenne les commandes de la course avec sept tours à parcourir.

Ralf Schumacher, Williams FW21, tente de doubler son frère, Michael Schumacher, Ferrari F399

Ralf Schumacher, Williams FW21, tente de doubler son frère, Michael Schumacher, Ferrari F399

Frentzen remporte son deuxième Grand Prix en carrière, et donne à l’écurie d’Eddie Jordan un second succès en F1. Frentzen termine devant Häkkinen et Barrichello. Les frères Schumacher se sont livrés une belle bataille en fin d’épreuve. Ralf, au volant de sa Williams FW21-Supertec, a finalement réussi à doubler Michael à trois tours du but pour lui souffler la quatrième place.

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