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Le retour du GP de France en 2018
Dossier

Le retour du GP de France en 2018

Grand Prix de France - Pari risqué ou jackpot assuré ?

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Grand Prix de France - Pari risqué ou jackpot assuré ?
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6 déc. 2016 à 17:59

Le retour du Grand Prix de France au circuit Paul Ricard a été annoncé lundi. Une bonne nouvelle sur le plan sportif, mais qui impose à la région PACA d'importants investissements. Un pari pour la Région ?  

Un événement de la dimension d’un Grand Prix de Formule 1 impose des dépenses. Pendant de longues années, c'est ce qui a freiné le retour d'une manche nationale de Formule 1, la crise n'aidant pas. Toutefois, une épreuve de ce calibre engendre des recettes. C’est ce à quoi s’attendent les collectivités territoriales que sont la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), le département du Var et la communauté urbaine de Nice, à proximité du Castellet.

Dans le choix de faire revenir la Formule 1 au Castellet, évidemment, la réflexion s’est portée sur les apports éventuels de l’organisation d’une telle course. "Ce choix répond aussi à une volonté qui s'inscrit dans l'aménagement du territoire", explique Christan Estrosi, président de la Région. "Depuis le retour du Bol d'Or, nous avons eu deux éditions d'affilée et 75’000 spectateurs." 

Un chiffre plus que respectable que le Président Les Républicains de la région PACA veut reproduire sur l’organisation du Grand Prix au Paul Ricard, misant sur au moins 65'000 spectateurs pour la première. "On a fait la démonstration que nous étions en mesure d'accueillir 75'000 spectateurs. Dans notre réflexion, être aux côtés des organisateurs du Bol d'Or et être organisateurs du Grand Prix F1, c'est une mutualisation des coûts, des investissements." Une économie, donc, sur les moyens, et sur les recettes finales ?  

Logo du circuit Paul Ricard

Seulement, pour envisager la venue du public, il faut pouvoir le recevoir. À l’heure actuelle, le circuit possède 21'000 places de parking. Côté accueil du public, pour 2018, les organisateurs estiment pouvoir proposer 40'000 places assises et 20'000 autres en enceintes générales, sur les pelouses autour du circuit. 

"En candidat sérieux, nous avons parlé avec des experts du sport automobile sur les thèmes techniques et budgétaires pour mettre fin à certaines idées préconçues à notre encontre, telles que les prétendues difficultés d’accès ou d’accueil du public", insiste Stéphane Clair, le directeur général du circuit. "Dès le Bol d’Or 2015, notre plan de circulation mis en place s’est avéré efficace et nous a permis d’accueillir 70'000 personnes." 

L’organisation de la circulation d’un public majoritairement à deux roues reste cependant différente de celle d’un Grand Prix de Formule 1, ce dont semble être conscient Stéphane Clair : "Bien évidemment, ce plan évoluera encore d’ici le Grand Prix de France F1 2018." 

D’ailleurs, une politique de grands travaux semble être mise en place, en parallèle de l’organisation du Grand Prix : "Nous avons un certain nombre d'axes et échangeurs qui sont programmés entre 2016 et 2020, et qui doivent améliorer cela", explique Christian Estrosi.

30 millions d’investissement, 65 millions de recettes ?

Pour la réussite de ce Grand Prix, ce sont 30 millions d’euros qui vont être engagés. Dont 21 millions pour la réception du plateau FOM en lui-même. Sur la base de l’accueil de 66'500 spectateurs, les organisateurs espèrent tirer 16 millions d’euros de recettes directes, via la billetterie principalement. Une somme qui sera complétée par l’engagement de 14 millions d’euros de fonds publics. 

Chiffres clefs du business plan et de l'étude d'impact du Grand Prix de France 2018

"Nous avons évalué à 14 millions la part des collectivités", précise Christian Estrosi. "La région PACA sera actionnaire majoritaire. Nous avons reçu l'accord de la participation de Toulon Provence Méditerranée et du Conseil départemental du Var, ainsi que du CD13 de la métropole de Marseille, de la métropole de Nice. Nous sommes en train de définir la clé de répartition entre les autres partenaires." Selon lui, aucun centime ne sera demandé à l'État. La charge financière est assurée par les collectivités locales.

Un mal pour un bien selon les organisateurs. L’impact du Grand Prix aura un autre écho dans l’économie locale. Selon eux, l’organisation d’un tel événement pourrait injecter 65 millions d’euros dans l’économie locale, via notamment les dépenses des spectateurs autour du Grand Prix, soit cinq fois plus que les sommes engagées par la Région.

Seule demande auprès de l'État : " Réinstaller des douaniers pour pouvoir accueillir une aviation d’affaires." Comme quoi, la politique n'est jamais très loin.

 Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait d'autres destinations en ces termes qui soient plus attractives que la nôtre.

Christian Estrosi, président de la Région PACA.

Un jackpot pour les Alpes Maritimes ? "Depuis les années où le Grand Prix a quitté le circuit, ce sont de nombreux hôtels qui se sont installés et qui sont aujourd'hui réputés comme étant de haut niveau", déclare Christian Estrosi. "Nous avons dans le département et en direction des Alpes Maritimes un potentiel considérable, jusque sur le littoral tout proche. On est sur la deuxième destination touristique en France. Ce potentiel, nous l'avons."  

Stoffel Vandoorne, McLaren MP4-30

Et de conclure : "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait d'autres destinations, en ces termes, qui soient plus attractives que la nôtre." Dont acte. La première pierre a été posée ce lundi, avec l’annonce de l’accord, reste désormais à construire ce Grand Prix de France. 

Propos recueillis par Basile Davoine

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Séries Formule 1
Auteur Guillaume Nédélec