Grosjean a dû changer son style de pilotage

L'un des hommes forts de la deuxième moitié de 2013, Romain Grosjean a connu une saison pouvant s'apparenter à un annus horribilis, l'an dernier

L'un des hommes forts de la deuxième moitié de 2013, Romain Grosjean a connu une saison pouvant s'apparenter à un annus horribilis, l'an dernier.

Au volant d'une E22 innovante mais manquant de performance et de fiabilité, le pilote franco-suisse n'a marqué de points qu'à deux reprises. Pire encore, la monoplace était particulièrement instable, comme l'ont démontré les nombreux accidents de son coéquipier Pastor Maldonado.

"La voiture et la réglementation, un peu, n'ont pas convenu à mon style de pilotage", déclare Grosjean dans les colonnes d'Autosport. "J'ai dû le changer au début pour avoir le contrôle, et la voiture était imprévisible quand on la pilotait. J'aime tout comprendre quand je freine, je tourne et je sors du virage, pour analyser et faire mieux au tour suivant. L'an dernier, on avait du survirage au premier tour, du sous-virage au deuxième tour et peut-être que le troisième tour, ça allait".

"On ne peut ni comprendre, ni analyser, donc il faut y aller au feeling, ce que Pastor faisait très bien", poursuit-il, bien qu'ayant marqué huit points contre deux pour Maldonado en 2014. "Je me suis amélioré à cet égard et j'ai dû essayer différents styles de pilotage. En tant que pilote, au niveau du pilotage pur, je pense être capable de faire davantage, mais cela ne se reflète pas dans mes résultats".

C'est en effet la réduction de l'appui aérodynamique à l'arrière de la monoplace, conséquence de la disparition des échappements soufflés, qui a rendu le style de pilotage de Grosjean inadéquat.

"J'aime accélérer très tôt [dans le virage], mais cette année, ce n'était pas possible", déplore le pilote Lotus. "J'avais moins de sensations dans le train avant et j'aime freiner tard et tourner tard, mais cette année, ça n'a pas marché. [Les échappements soufflés] m'auraient donné plus de confiance et j'aurais pu attaquer davantage, mais les choses changent. Il n'y avait pas d'échappements soufflés en GP2 et elles vont vite, donc je ne suis pas inquiet".

"Une fois que tout fonctionnera avec constance et que tout sera stable, je produirai des temps au tour constants. C'est quelque chose que j'ai appris [en 2014] et qui sera utile à l'avenir", conclut-il avec optimisme.

Si Lotus parvienait à mettre à exécution son ambition d'émuler l'histoire de Williams, on pourrait bien revoir Grosjean sur le podium cette année.

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