Grosjean publie ses données pour plaider son innocence

Romain Grosjean et Günther Steiner se sont exprimés à l'encontre de la décision prise par les commissaires, qui ont pénalisé le pilote Haas pour non-respect des doubles drapeaux jaunes.

C'est à la fin de la Q1 qu'Antonio Giovinazzi a perdu le contrôle de sa monoplace à la sortie du dernier virage du circuit de Shanghai, fracassant sa Sauber C36 dans le mur opposé.

On se rappelle qu'après la pole position controversée de Nico Rosberg au Grand Prix de Hongrie 2016, il avait été décidé que les doubles drapeaux jaunes seraient remplacés par un drapeau rouge en qualifications, pour éviter toute contestation possible. Or, cette fois, le drapeau à damier était déjà sorti, et c'est bien un double drapeau jaune qui a été agité dans le dernier secteur.

Romain Grosjean et Jolyon Palmer ont levé le pied, mais ont quand même amélioré et ont été pénalisés de cinq places sur la grille de départ et de trois points sur leur licence. Les commissaires ont en effet estimé qu'ils avaient "essayé de réaliser un temps significatif", ce qui n'est pas autorisé par le règlement.

"S'ils veulent que tout le monde s'arrête, il faut qu'ils agitent le drapeau rouge", déclare Günther Steiner, directeur de l'écurie Haas. "Parfois, il faut avoir conscience que nous faisons la course."

"Romain a levé le pied. C'est un double jaune, et à mon avis, il maîtrisait la situation. Si l'on regarde la télémétrie, il a levé le pied, n'a rien vu, a accéléré, a vu l'épave, a levé le pied de nouveau. Parfois, je ne comprends pas, mais bref, je ne suis pas commissaire."

"Il était au mauvais endroit au mauvais moment, et nous en avons payé le prix par cette pénalité. Autrement, nous aurions pu atteindre la Q3, c'était possible."

Grosjean fait appel à Twitter

Romain Grosjean, quant à lui, a fait appel à Twitter pour défendre sa cause, publiant des données télémétriques indiquant qu'il a freiné 50 mètres plus tôt au dernier virage et qu'il allait 45 km/h moins vite quand il est passé à côté de la voiture de Giovinazzi. Il aurait ainsi perdu une seconde dans l'affaire : "Donc apparemment, je n'ai pas fait l'effort de ralentir et je n'ai pas abandonné mon tour... Les données montrent un point de vue différent. D'ailleurs, je n'ai même pas ouvert mon DRS."

 

S'exprimant auprès de la presse avant de connaître la décision des commissaires, Grosjean a expliqué qu'il était resté en piste parce qu'il croyait qu'il s'agissait d'un drapeau jaune simple.

"J'ai ralenti avant le virage, j'ai pris le virage lentement", relate le Français. "Je ne suis pas rentré au stand, car mon ingénieur m'a dit que c'était un drapeau jaune simple, donc cela aurait pu être un simple tête-à-queue, je ne savais pas que c'était un accident. J'ai perdu une seconde, et j'ai complètement levé le pied avant le virage et après le virage."

Parti en tête-à-queue au même endroit que Giovinazzi lors de sa première tentative, Grosjean souligne par ailleurs qu'il était logique qu'il améliore son chrono dans ces conditions, même en ralentissant de façon notable : "Mon premier tour était à 17 secondes, donc forcément, j'allais améliorer."

Propos recueillis par Ben Anderson et Oleg Karpov

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