Grosjean : "On revient là où devrait être la F1"

Le pilote français voit d'un très bon œil la nouvelle réglementation technique de la Formule 1, avec des sensations convaincantes au volant des nouvelles monoplaces.

Même s'il a été contraint à l'abandon à Melbourne, lors du premier Grand Prix de la saison, Romain Grosjean est convaincu par le nouveau règlement technique, qui permet selon lui à la Formule 1 de retrouver un niveau digne de la catégorie reine. Le pilote Haas n'a aucun doute quant au fait que l'augmentation de l'appui aérodynamique et de l'adhérence avec les nouvelles monoplaces propose un défi bien plus important pour les pilotes. 

"Les voitures 2017 sont vraiment cool à piloter", explique-t-il à Motorsport.com. "Elles sont très fun quand on attaque et que l'on cherche la limite. Dans le premier virage en Australie, j'ai manqué mon point de freinage, et à un moment donné, j'ai pensé que ça ne passerait jamais. Puis je suis passé deux dixièmes plus vite dans le virage. Intéressant !"

"Dans le tour qui suit, on attaque à la limite. Les virages 11 et 12, la chicane dans la ligne droite de retour, c'était assez incroyable de prendre autant de g et de ressentir le grip de la voiture. C'était agréable à piloter. Nous devons voir davantage ce qui se passe en course, j'ai fait seulement 15 tours, donc je dois encore récolter des sensations, mais de manière générale, les voitures sont vraiment bonnes."

"On revient là où devrait être la F1 ; davantage à fond et davantage d'attaque. Il y a toujours une marge pour progresser un peu, mais de manière générale, ce sont les monoplaces les plus rapides que nous n'ayons jamais vues, ce qui est plutôt excitant. Et il faut pousser la voiture. En Australie, on pouvait voir que les pilotes expérimentés étaient devant et que les pilotes non expérimentés étaient un peu plus en retrait, ce qui montre que ce sont désormais de vraies voitures."

Trop tôt pour juger les dépassements

Si le plaisir semble incontestablement au rendez-vous dans le cockpit, des préoccupations entourent le spectacle en course, et plus particulièrement le nombre de dépassements. Pour Grosjean, il est important de ne pas tirer de conclusions hâtives après une seule course.

"Nous verrons comme ça se passera en Chine", tempère-t-il. "Il y a des virages assez rapides, donc il y aura beaucoup de g, mais c'est ce que nous aimons."

"Dépasser est plus compliqué, particulièrement sur un circuit comme l'Australie. Ça peut être quelque chose de différent en Chine. Les voitures ont bien plus de traînée, ce qui veut dire qu'en ligne droite, il y a une bonne aide avec le DRS. On peut avoir une bonne chance. Mais il faut attendre au moins quatre ou cinq Grands Prix avant de juger quoi que ce soit. Si l'on réagit après l'Australie, qui est le quatrième Grand Prix où il est le plus difficile de dépasser dans l'année, ça n'a pas vraiment de sens."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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Équipes Haas F1 Team
Type d'article Actualités
Tags dépassements, spectacle