Grosjean : Une des courses les plus éprouvantes de l'année

L’Australie n’a pas apporté à Romain la concrétisation de son rêve

L’Australie n’a pas apporté à Romain la concrétisation de son rêve. Mais il en faut bien plus au Français pour le faire dévier de son objectif.

D’abord, revenons sur les qualifications en Australie. Quel beau résultat…

"C’était un rêve devenu réalité. Je n’ai découvert l’Albert Park par temps sec que le samedi matin puisqu’il a plu pendant les essais libres, vendredi et que je n’avais jamais roulé sur ce circuit. Quand j’ai entendu ma position par la radio, je n’y croyais pas !"

Que s’est-il passé en course ?

"D’abord, mon départ n’a pas été fameux. Ensuite, Pastor (Maldonado) a heurté ma voiture et c’était déjà fini, ma course était terminée. D’après moi, il a freiné bien trop tard et il m’est arrivé dessus pour toucher ma roue avant droite, ce qui a brisé la direction."

A la réflexion, auriez-vous pu agir différemment ?

"J’ai fait en sorte de rester prudent pendant les premiers tours, mais je ne peux pas contrôler les autres pilotes et je ne pouvais rien faire pour l’éviter. Je ne pouvais pas aller virer dans les graviers, juste pour laisser le passage. Je ne conduis pas un 4x4 ! Lorsque vous dépassez quelqu’un, vous devez au moins lui laisser assez d’espace pour que sa voiture reste sur la piste. Et ce n’était pas le cas."

La bonne nouvelle, c’est que la voiture se montre performante. Cela renforce-t-il votre confiance avant la Malaisie ?

"La voiture est en effet très performante. Je suivais le rythme de ceux qui me précédaient et j’attaquais. Aussi, avec un peu de chance, un très beau résultat était possible. Je suis déçu pour l’équipe parce qu’elle a fourni tellement d’efforts pour nous donner une bonne voiture !"

Souhaitez-vous un développement ou une amélioration particulière sur la E20 ?

"Honnêtement, la voiture a très bien fonctionné pendant tout le week-end en Australie. Vous pouvez toujours faire quelques petites améliorations, mais je ne vois rien de majeur à changer maintenant, ce qui est plutôt une bonne chose. Depuis les essais hivernaux, ma relation avec l’équipe est très forte, nous avons atteint un très bon niveau de compréhension. Alors je sais que s’il existe un domaine où nous pouvons gagner des dixièmes, je peux leur faire confiance pour les trouver. C’est formidable de sentir une équipe derrière soi, où tous travaillent les uns pour les autres, dans la même direction, dans les bons comme dans les mauvais jours."

Les courses enchainées d’un week-end sur l’autre imposent une fatigue supplémentaire à l’équipe. Surtout en arrivant dans climat comme celui de la Malaisie. Comment allez-vous récupérer et vous préparer ?

"Des petites choses peuvent être utiles. D’abord, il est important de conserver un rythme d’entrainement normal, sans tenir compte de l’envie de dormir. Ensuite, il faut adapter votre corps au décalage horaire et au climat. Spécialement en Malaisie où la chaleur et l’humidité en font l’une des courses les plus éprouvantes de l’année physiquement."

A la différence de Melbourne, vous connaissez déjà le circuit de Kuala Lumpur. Qu’en pensez-vous ?

"Sepang est sans doute mon circuit préféré. J’y ai couru en 2008 pour le GP2 Asie et vraiment, j’ai adoré ce circuit. Il est beau, la piste est large, avec des grandes courbes rapides, une sorte d’ondulation dans le tracé qui le rend très agréable à piloter. Le dernier virage est serré, mais j’apprécie vraiment tout sur ce circuit. Bon, à part peut-être la chaleur et l’humidité. Mais en fin de compte, ce n’est qu’une difficulté de de plus pour les pilotes. J’ai vraiment hâte d’y être. Je crois que nous pouvons obtenir de bons résultats cette saison et, je l’espère, dès la Malaisie."

[Communiqué de Lotus F1 Team]

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