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Les coulisses du clash entre Grosjean et Webber à Suzuka : "Il était en pleurs"

Après un accrochage en course lors du GP du Japon 2012 de F1, Mark Webber s'est emporté à l'encontre de Romain Grosjean. Plus de 13 ans après, son ingénieur de course de l'époque, Ayao Komatsu, est revenu sur un épisode qu'il estime n'avoir pas su gérer à l'époque.

Mark Webber, Red Bull Racing & Romain Grosjean, Lotus

Photo de: Sutton Images

La saison 2012 de Formule 1 de Romain Grosjean fut tout autant celle de sa révélation comme un pilote capable de belles choses dans la discipline, au volant d'une Lotus performante cette année-là, que de moments bien moins réjouissants avec plusieurs incidents notables en piste.

Le plus connu reste évidemment le carambolage dont il fut à l'origine lors du Grand Prix de Belgique, début septembre, et qui lui avait valu - sanction ô combien rare à l'époque - une suspension d'une course, le contraignant à manquer le GP suivant en Italie. Il fit son retour sur la pointe des pieds à Singapour mais dès la manche suivante, le GP du Japon, il fut remis sous le feu des projecteurs.

Après un mauvais départ de Mark Webber, alors encore candidat au titre mais de plus en plus en difficulté, ce dernier fut touché par Grosjean dans le virage 2 du tracé de Suzuka, provoquant la sortie de piste du pilote Red Bull, qui ne put faire mieux qu'une neuvième place à l'arrivée.

C'est à la suite de cette épreuve que Webber affublera Grosjean du désormais fameux surnom de "first lap nutcase", que l'on peut traduire par "le taré du premier tour", une référence aux divers incidents que le Français avait connu lors des départs. Mais cette sortie ne fut pas le seul moment où l'Australien allait s'en prendre à son homologue.

Ayao Komatsu and Romain Grosjean

Ayao Komatsu and Romain Grosjean

Photo by: Andrew Ferraro

Aujourd'hui directeur de Haas, qui vient tout juste de fêter ses 50 ans, Ayao Komatsu était dans l'entourage très proche de Grosjean en 2012 puisqu'il était son ingénieur de course. Le Japonais était alors âgé de 36 ans et il reconnaît que son manque d'expérience ne lui a pas permis d'aider son pilote dans la mauvaise passe qu'il traversait.

Interrogé dans le cadre du podcast High Performance sur cette période de la carrière de Grosjean, Komatsu a d'abord déclaré "Oui, ça a été très, très difficile. Et puis j'étais très jeune en tant qu'ingénieur de course. Je pense que si j'avais eu cinq ans d'expérience de plus, j'aurais pu aider Romain d'une autre manière. Mais en tant qu'ingénieur de course ou en tant qu'être humain, je n'avais pas cette expérience de vie pour l'aider davantage. Je me suis senti vraiment mal après coup, pour être honnête."

Aujourd'hui encore, je me sens vraiment mal de ne pas avoir pu faire plus.

"D'une certaine manière, cela n'avait presque rien à voir avec la compétition. Il s'agissait simplement d'un être humain, en termes de mentalité, d'état émotionnel, etc. Mais Romain est quelqu'un de formidable. Je me souviens l'avoir croisé il y a quelques années au Brésil, nous avons dîné ensemble. Et pour Romain, vous savez, aujourd'hui encore, je me sens vraiment mal de ne pas avoir pu faire plus."

Quand il lui est demandé ce que le Komatsu d'aujourd'hui aurait fait pour aider Grosjean au mieux en 2012, le dirigeant de Haas de répondre "Je ne sais pas exactement ce que je lui aurais dit, mais au moins, j'aurais affronté la situation de manière plus directe. Pas en termes d'agressivité ou quoi que ce soit d'autre. Je n'aurais simplement pas évité certains aspects de son caractère [...] parce que je ne savais pas comment réagir. Je ne savais pas comment je pouvais l'aider."

Grosjean en pleurs après le passage de Webber

Vient alors le moment où Komatsu évoque l'épisode du GP du Japon 2012 et notamment ce qui s'est passé dans les installations de Lotus après le GP. "Par exemple, le fameux incident à Suzuka où il a percuté Mark Webber. Après la course, Mark Webber est venu dans la chambre de Romain et a frappé et donné des coups dans tous les panneaux imaginables. Puis il est parti en trombe. Et Romain était en pleurs sur le sol."

"À la place de Romain, même si j'étais en tort, si quelqu'un était venu s'en prendre à tout mes panneaux, je l'aurais dégagé. Mais il était incapable de faire ça. Dans cet état émotionnel, je ne savais pas quelle était la meilleure façon de l'aider, si vous voulez. Je ne m'y suis pas attaqué frontalement."

Que lui a-t-il dit sur le moment ? "C'est le problème. Je ne pouvais rien lui offrir de significatif. Mais je pense que si j'avais eu plus d'expérience de la vie, j'aurais pu agir différemment. J'aurais pu l'accompagner un peu plus dans ses difficultés. Cela aurait pu faire une grande différence. Je le sais maintenant, mais à l'époque, je n'en étais pas capable."

Romain m'a dit : 'Ayao, nous avons grandi ensemble. Je ne voulais pas d'un Ayao avec cinq ans d'expérience de plus à l'époque. Je ne changerais rien'. C'est un type formidable.

"Mais quand j'ai rencontré Romain il y a quelques années à Interlagos, je lui ai dit que je me sentais vraiment coupable de ne pas avoir pu l'aider à ce moment-là parce que je n'avais pas l'expérience de la vie, vous voyez ? J'aurais aimé avoir cinq ans d'expérience en plus. J'aurais agi différemment. 'Je t'aurais accompagné dans ton parcours pour te sortir du trou', du fond du gouffre dans lequel il se trouvait. Pas seulement à Suzuka, mais dans beaucoup d'autres incidents."

"Mais Romain m'a dit : 'Ayao, nous avons grandi ensemble. Je ne voulais pas d'un Ayao avec cinq ans d'expérience de plus à l'époque. Je ne changerais rien.' Vous savez, c'est un type formidable. [...] Le fait qu'il ait dit cela, oui, c'était incroyable. Mais j'ai toujours le sentiment que j'aurais pu en faire plus."

Avec Téha Courbon

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