Guerre au Moyen-Orient : la F1 ira à Melbourne, la FIA surveille la suite
La FIA continue de surveiller de très près l'évolution de la situation au Moyen-Orient, avec une incidence directe sur la Formule 1 et le WEC. Grâce à des ajustements, personne ne devrait manquer à l'appel pour le Grand Prix d'Australie.
Photo de: Alastair Staley / LAT Images via Getty Images
Deux jours et demi après le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, qui affecte tout le Moyen-Orient, plusieurs championnats dont la F1 continuent de surveiller de près la situation. À très court terme, l'ouverture de la saison, en fin de semaine à Melbourne, ne devrait pas être remise en cause malgré des voyages perturbés vers l'Australie, théâtre du premier Grand Prix.
La plupart des pays du Moyen-Orient ont bouclé leur espace aérien, alors que la région permet habituellement de faire escale entre l'Europe et l'Océanie. La fermeture des aéroports de Dubaï et de Doha a nécessité de la flexibilité.
"Les dernières 48 heures ont nécessité quelques ajustements de vols", confirme à la BBC le directeur du Grand Prix d'Australie, Travis Auld. "Cela relève en grande partie de la responsabilité de la Formule 1. C'est elle qui prend en charge les équipes, les pilotes et tout le personnel nécessaire ici pour que cet événement ait lieu. Ils sont assez nombreux. D'après ce que je comprends, tout est désormais réglé, tout le monde sera présent et prêt pour la course, et il n'y aura aucune différence pour le public."
Dans la foulée du Grand Prix d'Australie, la F1 se rendra en Chine. Ce sont les échéances suivantes, à Bahreïn le 12 avril puis à Djeddah le 19 avril, qui suscitent les doutes aujourd'hui. Dès samedi, les dirigeants du championnat ont assuré suivre de près la situation, alors que le président américain Donald Trump a déclaré la nuit dernière que l'intervention militaire en Iran "prendra quatre semaines ou moins".
La sécurité guidera les décisions de la FIA
Mohammed ben Sulayem et Stefano Domenicali.
Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
Prévu à la fin du mois à Losail, avec le Prologue puis les 1812 KM du Qatar, le début de la saison 2026 du FIA WEC est lui aussi menacé et sous surveillance à ce stade. Lundi matin, le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, s'est exprimé pour la première fois dans ce contexte géopolitique tendu et incertain.
"En tant que président de la FIA, mes pensées vont à toutes les personnes touchées par les récents événements au Moyen-Orient", a-t-il assuré. "Nous sommes profondément attristés par les pertes humaines et nous sommes aux côtés des familles et des communautés affectées. En ce moment d'incertitude, nous espérons le calme, la sécurité et un retour rapide à la stabilité. Le dialogue et la protection des civils doivent rester des priorités."
"Nous sommes en contact étroit avec nos clubs membres, les promoteurs des championnats, les équipes et nos collègues sur place, alors que nous suivons l'évolution de la situation avec attention et responsabilité. La sécurité et le bien-être guideront nos décisions alors que nous évaluons la situation pour les prochains événements prévus sur place en FIA WEC et en Formule 1. Notre organisation repose sur l'unité et sur un objectif commun. Cette unité est aujourd'hui plus importante que jamais."
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