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Guerre au Moyen-Orient : les pilotes s'en remettent à la FIA et à la F1

L'éclatement du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran pose des questions sur le calendrier F1 alors que la discipline doit se rendre à Bahreïn et en Arabie saoudite au mois d'avril.

Le drapeau de Bahreïn sur la tour du circuit

Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images

Les pilotes ont placé leur confiance entre les mains de la FIA et de la F1 concernant l'organisation des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite en avril, dans le contexte de l'éclatement d'un conflit armé au Moyen-Orient qui touche toute la région.

Suite au lancement d'une attaque coordonnée des États-Unis et d'Israël sur l'Iran le 28 février, qui a entraîné la mort du guide suprême de la révolution islamique Ali Khamenei, la république islamique a répliqué par des attaques visant notamment des intérêts américains et israéliens dans la région.

Des missiles ont été tirés vers Israël mais aussi vers des bases américaines situées dans divers États, dont Bahreïn, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou encore le Qatar. Les espaces aériens de ces pays ont en conséquence été fermés.

Au niveau bien modeste et dérisoire des sports mécaniques, la situation a évidemment déjà entraîné des perturbations. Les essais de pneus prévus à Bahreïn le week-end dernier ont ainsi été annulés, alors que diverses annulations de vol ont contraint du personnel des équipes à repousser leur arrivée à Melbourne et la FIA à assouplir le couvre-feu.

En WEC, la situation a d'ores et déjà contraint la discipline à reporter l'ouverture de la saison, les 1812 KM du Qatar, qui devait se tenir du 26 au 28 mars. Côté MotoGP, même si aucune décision n'a été prise, l'on a reconnu que maintenir le GP du Qatar, prévu du 10 au 12 avril, serait "difficile".

En termes de calendrier, la F1 est dans une situation similaire au championnat de vitesse moto puisque le week-end du 10 au 12 avril sera normalement consacré au GP de Bahreïn, suivi une semaine plus tard par le GP d'Arabie saoudite. La situation est bien entendu suivie par les instances, la FIA en premier lieu.

Djeddah doit accueillir le GP d'Arabie saoudite du 17 au 19 avril.

Djeddah doit accueillir le GP d'Arabie saoudite du 17 au 19 avril.

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Côté pilotes, et notamment chez les représentants de l'Association des pilotes de Grands Prix (GPDA), le discours est clair "Au final, je pense que nous tous plaçons notre confiance entre les mains de la F1 et de la FIA pour prendre la bonne décision", a ainsi déclaré George Russell, directeur du GPDA, dans le paddock de Melbourne.

"Je suis sûr que la situation va évoluer de jour en jour, et il reste encore quatre ou cinq semaines, donc je pense que personne ne pousse vraiment sur ces questions, car il reste encore beaucoup de temps d'ici là, et bien sûr, cela ne dépend pas vraiment de nous", a ajouté le pilote Mercedes.

"Donc, oui, nous faisons confiance aux dirigeants pour prendre la bonne décision et si ce n'est pas le cas, je suis sûr qu'il y a un plan B. Mais nous ne posons pas de questions et nous leur faisons confiance."

Une vision partagée par son homologue directeur du GDPA également, Carlos Sainz : "Je pense que la F1 et la FIA sont beaucoup mieux informées de ce qui se passe grâce à leurs contacts au Moyen-Orient et dans le monde."

"Je pense donc que nous sommes, disons, à la merci de ce que la direction de la discipline décidera de faire, et je suis assez confiant sur le fait qu'elle prendra la bonne décision le moment venu. Mais comme cette course est encore loin, je ne pense pas qu'il vaille la peine de gaspiller trop d'énergie à réfléchir à ce qui va se passer."

Avec Ed Hardy et Ronald Vording

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