Haas n'aura pas 30 secondes de marge sur ses rivaux à Monaco

Kevin Magnussen pense que le circuit de Monaco sera un test poussé sur certains points faibles de Haas qui n’ont pas été autant sollicités sur les premières courses de la saison.

Kevin Magnussen et Haas ont fait partie des surprises du milieu de plateau en émergeant régulièrement avec un rythme spectaculaire sur les premières épreuves de la saison, même si le bilan mathématique du duo ne raconte pas tout à fait la même histoire.

Le Danois pointe en neuvième position du championnat, tandis que Haas se tient actuellement au sixième rang du classement par équipes, alors que de nombreuses occasions de gros points ont été perdues et que Romain Grosjean doit encore ouvrir son compteur de points 2018.

L’équipe américaine se trouvait confortablement derrière le trio Mercedes/Ferrari/Red Bull en termes de rythme sur le circuit de Barcelone, mais les faibles vitesses de passage de Monaco représentent un défi totalement différent. Magnussen estime que les forces de Haas se situent au niveau de la performance aérodynamique, mais que la compétitivité de son auto dans sa capacité à générer du grip mécanique − crucial à Monaco − est moindre.

"Nous devrions être là, mais je ne pense pas que ce sera de manière aussi dominatrice [sur le milieu de peloton] qu’à Barcelone", commente le Danois. "Notre voiture est particulièrement performante dans les virages à moyenne et haute vitesse. Elle n’est pas mauvaise dans les courbes lentes, mais elle est plus efficace cette année dans les lignes droites et nous avons un bon appui à haute vitesse."

Interrogé par Motorsport.com pour savoir si cela signifie que Monaco représente une opportunité de découvrir de nouvelles solutions à basse vitesse, Magnussen répond : "Oui, on peut dire ça. Nous avons travaillé pour essayer de tirer le meilleur de la voiture mécaniquement parlant, car notre aéro est bonne et suit un bon développement. Le domaine mécanique est un domaine dans lequel nous ne savons pas vraiment si nous sommes dans la meilleure fenêtre ou non, car la voiture fonctionne si bien qu’il est difficile de dire si l’on peut en tirer plus ou pas. Nous essayons d’apprendre et de valider certains des chiffres obtenus en simulations et de confirmer si ce que nous pensons être correct l’est bien."

30 secondes devant Renault, 40 devant McLaren à Barcelone

Magnussen a tout de même terminé à un tour du vainqueur à Barcelone. Mais le sixième du Grand Prix d’Espagne se trouvait dans un no man’s land, 30 secondes devant la Renault de Carlos Sainz et 40 secondes devant la McLaren de Fernando Alonso. Une surprise pour le Danois, qui garde de cette manche le goût d’une course "vraiment, vraiment cool", lui rappelant ses sorties victorieuses en F3 et en Formule Renault 3.5.

"Je n’avais pas connu ce genre de course en F1 jusqu’à présent", sourit Magnussen. "Il s’agit de la première fois que je me suis retrouvé seul. Je me sentais à 100% comme si je menais la course. Je ne pouvais voir personne devant. C’était comme dans les bons vieux jours de F3 ou de World Series, quand on prenait juste la tête, qu’on se détachait et qu’on ne voyait personne dans les rétroviseurs. On peut voir que notre auto est constante. Ce n’est pas juste un feu de broussaille. Je ne ressens pas que nous dominons le milieu de plateau, mais nous sommes en mesure de nous battre avec l’avant [du groupe] sur presque chaque course."

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