Hamilton - Le simulateur, c'est "une Playstation ou une Xbox boostées"
Il y a quelques semaines, en marge du Grand Prix d'Europe, lors duquel il avait étonné en n'effectuant aucune reconnaissance de la piste une fois sur place, Lewis Hamilton s'était confié sur la question du travail en simulateur.
Le week-end du Britannique à Bakou ne s'était pas avéré très bon avec de nombreuses erreurs lors des qualifications, qui l'avaient contraint à s'élancer du 10e rang, et des problèmes en course ne lui permettant pas mieux que la 5e place.
Le tracé dans les rues de la capitale azérie étant totalement nouveau pour le monde de la F1, sa découverte s'est principalement faite à l'aide de simulateurs. Interrogé sur ce sujet, le triple Champion du monde n'avait pas montré un très grand enthousiasme pour ce type de préparation.
"Je ne fais pas beaucoup de simulateur, parce qu’il n’est pas à son meilleur niveau pour le moment, nous travaillons dessus. C’est comme une Playstation ou une Xbox boostées, mais probablement moins fun", expliquait-il.
Le principal problème, pour lui, tient aux sensations que procure un simulateur par rapport à l'expérience réelle en piste. "Quand j’étais chez McLaren, nous en faisions bien trop, évidemment, parce qu’il y a une différence entre piloter dans le simulateur et piloter en vrai. Vous n’avez pas de mouvement, donc quand vous êtes dans le simulateur vous devez vous ajuster au simulateur."
"Quand vous êtes dans une F1 vous n’avez pas à vous ajuster à quoi que ce soit, vous la pilotez. Quand vous êtes dans le simulateur, vous devez ajuster tous vos ressentis, parce que vous n’avez pas les mêmes sensations, vous n’avez pas le mouvement, vous n’avez pas les bosses."
"Les ingénieurs apprennent beaucoup"
Hamilton regrette aussi que les pistes ne soient pas plus fidèlement reproduites. "Vous pilotez la même piste la veille et le lundi vous pilotez sur le même circuit sur le simulateur et les bosses ne sont pas là, les vibreurs sont différents et la vitesse est différente, vous ne sentez pas la vitesse, vous ne sentez pas l'aspect physique."
"Notre simulateur est OK, mais comme j’ai dit, je vais dépenser 200 livres [environ 237 euros] pour une Playstation et jouer au jeu en apprenant probablement la même chose. Les ingénieurs apprennent beaucoup sur l’utilisation de l’essence, de la puissance et de l’aérodynamique, ils apprennent ces trucs là-dessus."
Son aversion pour le simulateur et la reconnaissance de piste a-t-elle eu un impact sur son résultat du week-end du GP d'Europe ? Lui seul le sait. Il a néanmoins remporté les deux courses qui le précédaient et les quatre courses qui ont suivi avant la trêve estivale.
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