Hamilton et Mercedes : Monaco, entre confiance et doutes

Dépassé par la vitesse des Ferrari et même des Red Bull en 2017 lors du Grand Prix de Monaco, Mercedes s'avance en Principauté avec confiance même si les réponses aux questions n'arriveront qu'une fois sur la piste.

Déjà, en 2016, Mercedes n'était pas passé loin de la correctionnelle sur le circuit monégasque et avait notamment dû son salut, pour la victoire, à une erreur monumentale dans les stands de la part de Red Bull qui avait empêché Daniel Ricciardo de l'emporter.

Mais en 2017, sous l'empire de la nouvelle réglementation et avec le retour au premier plan de Ferrari, les hommes de Brackley n'ont même pas eu le temps d'espérer. Lewis Hamilton, particulièrement, en difficulté lors des essais libres, a connu une séance de qualifications brouillonne et s'est fait sortir en Q2 après l'accident de Stoffel Vandoorne. Hors du top 10 au départ, il est finalement arrivé en septième place, derrière Valtteri Bottas quatrième, pendant que la Scuderia s'offrait un doublé significatif et sans concurrence.

Empattement long, difficulté à mettre ses gommes en température, moteur moins dominateur, pilote vedette en méforme... Tout a été dit sur cette contre-performance majuscule qui a semblé mettre en exergue une des faiblesses congénitales des monoplaces produites par Brackley et Brixworth, à savoir leur rythme sur des tracés sinueux aux nombreux virages.

Depuis le début de la saison 2018, Mercedes a connu des hauts impressionnants comme les qualifications d'Australie ou le week-end d'Espagne et des bas inquiétants comme lors des qualifications de Chine, un tracé historiquement dominé par les Flèches d'Argent. Si bien que l'on ne sait pas vraiment sur quel pied danser et à la lumière de quoi analyser ce que pourrait être le Grand Prix de Monaco.

"Nous avons beaucoup appris de l'an dernier", explique pour sa part Hamilton, en conférence de presse. "Je pense que nous sommes confiants, c'est mieux que jamais, même si cette course va être plus dure que les autres. Les Red Bull étaient très rapides dans le dernier secteur à Barcelone, donc elles devraient être incroyablement rapides ici."

"Ferrari l'était ces dernières années, Red Bull ne trouvait pas la clé, mais on dirait que cette année ce sera le cas. Nous ne semblons pas avoir le rythme des autres sur ce circuit, mais nous verrons demain. L'an dernier, il y avait des overcuts et des undercuts, donc tout semble être possible."

"Avons-nous tout rectifié ? Nous le saurons bientôt"

L'une des inconnues sera notamment le comportement des monoplaces avec le nouveau pneu hypertendre, dont les pilotes disent globalement le plus grand bien, et dont la gestion en qualifications puis en course sera déterminante.

"Ils ont refait la surface de certaines portions du circuit où il y avait déjà beaucoup d'adhérence l'an dernier. Je n'ai piloté les hypertendres qu'en fin d'année dernière et la sensation était géniale pendant un demi-tour, donc j'ai hâte de les reprendre. Ici, ils seront beaucoup mieux que tous les autres pneus à notre disposition."

En tout cas, sans avoir effectué le moindre tour de roue, l'heure est à un optimisme mesuré. "Nous avons énormément appris lors des cinq premières courses, nous comprenons bien mieux nos problèmes et nous travaillons dur pour les résoudre, nous allons dans la bonne direction. Nous sommes bien plus confiants. Avons-nous tout rectifié ? Nous le saurons bientôt."

"Nous travaillons dur, tout le monde fait de son mieux pour nous hisser vers l'avant et la concurrence est très relevée, elle évolue d'une course sur l'autre. Les cinq premières courses sont toujours très difficiles, il y a toujours beaucoup à apprendre malgré les essais hivernaux. Je ne peux pas vous dire ce qui va se passer, mais nous allons faire de notre mieux pour maximiser les résultats."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Monaco
Sous-évènement Mercredi
Circuit Monte Carlo
Pilotes Lewis Hamilton
Équipes Mercedes
Type d'article Actualités
Tags monte-carlo