Hamilton n'a "plus de jokers" après une course "horrible" en Chine

Il était écrit que le début de saison 2016 de Lewis Hamilton ne serait pas aisé et, malgré un bon départ lors du GP de Chine, il s'est rapidement retrouvé en mauvaise posture, pris dans un accrochage avec la Sauber de Felipe Nasr.

Hamilton n'a "plus de jokers" après une course "horrible" en Chine
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team
Arrêt aux stands pour Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Arrêt aux stands pour Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07 bloque une roue au freinage avec un aileron avant cassé
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 Team W07
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Au terme d'une course offensive mais difficile avec une Mercedes W07 endommagée, le Britannique n'a pu ramener qu'une septième position quand Nico Rosberg enchaînait son troisième succès en trois Grands Prix. L'écart entre le leader du championnat et son dauphin de coéquipier est dorénavant de 36 points, un gouffre après seulement trois épreuves.

Malgré sa déception évidente quand il est sorti de son cockpit et est allé à la rencontre des médias, Lewis Hamilton a préféré se concentrer sur l'avenir tout en gardant l'état d'esprit affiché depuis le début de saison.

"Comment pensez-vous que je me sens ? Évidemment, les dégâts sur ma voiture ont eu un effet domino, et à peu près comme lors de la dernière course, nous avons essayé de remonter avec des dommages sur la voiture. Ces choses-là arrivent, et tout ce que l'on peut faire est d'essayer de se concentrer sur l'avenir."

"Bien sûr, je ne suis pas ici avec un sentiment extraordinaire, mais j'ai la plus grande confiance en cette équipe. Je sais que nous allons revenir de cela à un moment. Quand ? Qui sait. J'espère de meilleures courses à venir."

Concernant les dégâts sur sa Mercedes, liés notamment à la perte de l'aileron avant qui est ensuite venu se loger dans le fond plat et les déflecteurs - zone particulièrement travaillée par l'écurie cette année -, il déclare : "C'était similaire à Bahreïn. Ça ne semblait pas aussi mauvais."

"Dans l'absolu, j'ai pris un bon départ, évidemment. J'étais très prudent une fois dans le virage 1. Kimi est sorti, il y avait deux voitures, je ne sais pas si elles se sont touchées, mais j'essayais de les éviter, et Kimi est revenu et, comme j'allais à l'intérieur, une des voitures qui essayait d'éviter Kimi m'a tourné dessus."

Du fun malgré les difficultés

Une nouvelle fois pris dans un accrochage précoce après Bahreïn, le Britannique a essayé de chercher le positif dans sa course : "Quand vous pilotez, beaucoup de choses vous traversent l'esprit, donc je ne me souviens pas vraiment de ce qui s'est passé après le dernier arrêt."

"Je suis rentré au stand, j'ai dû dépasser beaucoup de gens, je me suis arrêté, j'ai dû dépasser beaucoup de gens. Il y avait tellement de choses qui se passaient, je ne me souviens vraiment pas. Je suis sûr que ce n'était pas un bon sentiment. Mais il faut surmonter ça rapidement et essayer de se tourner vers l'avant, et je suis sûr que c'est que j'essayais de faire."

"C'était une course horrible, vraiment ! Mais il y a eu quelques bonnes expériences, évidemment les dépassements. À un moment, j'ai dépassé quelqu'un par l'extérieur dans le virage 7 puis quelqu'un d'autre par l'extérieur au virage 8. J'aime ça, dépasser des gens là où ils ne s'y attendent pas. Et même avec les dégâts sur la voiture. Donc il y a eu des moments fun aujourd'hui."

"Un bon départ, enfin !"

Avec 36 points de retard sur Rosberg en trois courses, Hamilton fait déjà face au plus grand écart qu'il y ait jamais eu en sa défaveur avec son équipier au Championnat. En 2014, après son abandon lors du GP de Belgique, il comptait 29 unités de retard, mais était tout de même parvenu à remporter le titre. 

"Ça n'est pas plus agréable que ça l'était à l'époque. Ça semble peut-être même pire maintenant, parce qu'évidemment, les problèmes s'enchaînent. Mais il y a un long, long chemin à parcourir, beaucoup de choses peut se passer. C'est juste que je n'ai vraiment plus de jokers disponibles."

"Mon départ était bon aujourd'hui. J'ai pris un bon départ, enfin ! Croyez-le, ça arrive quand je suis tout dernier. C'est quelque chose de positif que nous pouvons prendre pour la prochaine course et espérons l'utiliser à mon avantage à partir de maintenant."

Plus de "nuage noir"

Hamilton assure qu'il compose mieux avec l'adversité actuellement que par le passé. "Je ne sens vraiment pas le nuage noir que j'avais au-dessus de moi dans le passé, actuellement. Bien sûr, tout cela est une épreuve, différentes émotions et pensées traversent mon esprit."

"Quand on voit cette saison partir du mauvais pied, on voit un championnat sur lequel ses objectifs et ses yeux sont tournés s'éloigner de soi alors qu'on s'en rapproche. Mais ça fait partie des sports mécaniques, et c'est une partie du périple."

"À travers ces expériences, pas seulement moi mais mes mécaniciens et ingénieurs, ça nous rapproche, ça nous rend plus fort. Et comme je le disais, j'ai pris un bon départ, et je sais toujours dépasser, donc il y a beaucoup de positif à tirer d'aujourd'hui."

"Au final, je n'ai pas pu montrer toutes mes capacités en termes de course pure, parce que j'avais une voiture endommagée. Mais c'était la même chose lors de la dernière course aussi. Mais nous irons loin, nous reviendrons. Nous avons échoué ce week-end, nous allons nous relever et essayer avec plus d'ardeur la prochaine fois."

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