Un "mode fête" sur les moteurs Mercedes ? Norris répond à Hamilton
Alors que Lewis Hamilton a suggéré qu'un mode moteur spécial contribuait à la domination des Mercedes en qualifications, Lando Norris a réfuté cette théorie.
Photo de: Sona Maleterova / Getty Images
Lando Norris a démenti la théorie de Lewis Hamilton sur l'existence d'un "mode fête" - comme le septuple champion du monde l'avait lui-même nommé il y a quelques années alors qu'il pilotait pour Mercedes - sur le moteur de la marque allemande en qualifications.
Le constructeur à l'étoile a aisément dominé l'exercice des qualifications depuis l'entame de la saison 2026 de F1, faisant notamment étalage d'une grande puissance dans les lignes droites et les portions de pleine charge sur les deux circuits visités en ce début d'année.
Les six dixièmes d'écart, en moyenne, avec la concurrence ont confirmé que l'écurie disposait à la fois d'un châssis performant mais également d'un moteur qui permettait de composer au mieux avec la nouvelle donne de la gestion de l'énergie, même s'il faut d'emblée préciser que les diverses données récoltées montrent que cela va au-delà d'une simple question de puissance.
Mercedes reste particulièrement impressionnante en fin de qualifications, ce qui n'a pas été sans rappeler à Lewis Hamilton - aujourd'hui pilote Ferrari - le fameux "mode fête" qu'il avait lui-même évoqué avant le Grand Prix d'Australie 2018, et qui consistait en l'activation de paramètres qui permettaient d'utiliser au maximum de ses capacités l'unité de puissance lors des moments décisifs en qualifications.
"Notre mode qualifs est le mode le plus fun – on devrait l'appeler 'mode fête' –, c'est celui qui est le plus puissant et qui a le plus de jus, et celui où nous atteignons les plus hautes vitesses", avait-il déclaré à l'époque.
Depuis, toutefois, la réglementation F1 a changé. Courant 2020, à partir du Grand Prix d'Italie, les instances sont intervenues pour empêcher les changements de mode moteur en qualifications et en course.
Cette interdiction demeure en vigueur aujourd'hui. Le règlement technique, à l'article C5.23, dispose que : "L'unité de puissance doit fonctionner dans un mode unique pour le moteur thermique à chaque tour compétitif, lors de toutes les séances d'une épreuve, à l'exception des séances d'essais libres."
Hamilton suggère, Norris dément
Toutefois, en dépit de cette situation réglementaire claire depuis plus de cinq ans, Hamilton lui-même a laissé entendre - suite aux qualifications sprint et au sprint du Grand Prix de Chine - que Mercedes avait encore cet atout dans sa manche.
Ainsi, interrogé en conférence de presse sur le fait que l'écart avec Mercedes semblait plus réduit en course qu'en qualifs et sur le point de savoir s'il s'agissait d'une question de gestion énergétique ou des pneus, Hamilton a remis l'esprit du "mode fête" sur la table.
"J'ai passé de nombreuses années chez Mercedes, je sais donc comment ça fonctionne là-bas. En qualifications, ils disposent d'un autre mode qu'ils peuvent activer, un peu comme le 'mode fête' d'autrefois, et dès qu'ils atteignent la Q2, ils l'activent, alors que nous n'avons pas cette possibilité."
Lewis Hamilton et Lando Norris
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
"Et puis, en course, ils n'ont évidemment pas ce mode, mais ils conservent tout de même un avantage global. Nous devons comprendre de quoi il s'agit, mais il y a quelque chose de plus qu'ils parviennent à exploiter, en particulier en Q2."
"Vous voyez, en Q1, nous ne sommes pas si loin, puis tout à coup, il y a comme un énorme écart. Un dixième de retard en Q1, je crois, puis tout à coup, c'est sept dixièmes ou encore une demi-seconde. C'est considérable."
Après les qualifications pour la course de dimanche, toujours en Chine, Hamilton n'a pas désarmé en dépit du fait que l'écart avec la pole s'était réduit : "Je ne sais pas trop [pourquoi l'écart s'est réduit]. C'est difficile à dire. Peut-être qu'ils n'ont pas activé [rires] leur mode. Je ne sais pas. Il faut prendre ça avec des pincettes."
Interrogé sur le sujet, lui qui figure parmi les huit pilotes équipés d'un moteur Mercedes sur la grille - que les motoristes doivent fournir dans une configuration identique à celle de l'écurie d'usine, tant sur le plan matériel que logiciel -, le champion du monde Lando Norris a toutefois battu cette idée en brèche.
"Nous n'avons pas ça", a déclaré le pilote McLaren. Puis, quand il lui a été demandé s'il pensait que Mercedes en disposait, Norris a répondu : "Non. Parfois, quand vous êtes un peu en retrait, vous vous mettez des idées en tête."
Avec Benjamin Vinel et Oleg Karpov
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires