Hamilton a énormément ralenti après les problèmes de Ferrari

Lewis Hamilton a confirmé avoir clairement levé le pied dans les tous derniers instants du Grand Prix de Grande-Bretagne, afin d'éviter de vivre une mésaventure similaire à celle de Ferrari avec ses pneus.

En fin de course, à deux tours de l'arrivée, Kimi Räikkönen puis Sebastian Vettel ont tous les deux subi une défaillance pneumatique les obligeant à repasser par les stands, faisant chuter le Finlandais de la deuxième à la troisième marche du podium tandis que le leader du championnat est tombé au septième rang.

Proche de l'arrivée, le futur vainqueur Lewis Hamilton était déjà très précautionneux avec ses gommes, notamment suite à l'apparition de cloques sur son pneu avant-droit. Mais le Britannique est devenu encore beaucoup plus conservateur lorsqu'il a été informé des ennuis rencontrés par les pilotes Ferrari.

"J'avais des signes de cloquage en fin de course, j'avais des cloques à l'avant-droit", explique le pilote Mercedes quand Motorsport.com l'interroge sur sa manière de gérer les pneus. "L'équipe a dit qu'il ne s'agirait pas d'un problème, mais c'est apparu. Ensuite, j'ai entendu parler des explosions et j'ai ralenti. En gros, j'étais partout à 60% de l'accélérateur, donc je pense que j'étais vraiment lent dans les deux derniers tours. J'étais trois ou quatre secondes en dessous du rythme. Je voulais juste aller au bout. J'avais une avance de 19 secondes, donc j'aurais pu aller plus lentement, mais je n'avais pas le sentiment de devoir le faire."

Pirelli veut une investigation détaillée

À l'issue du Grand Prix, Pirelli s'est immédiatement penché sur les défaillances rencontrées par les deux Ferrari. Le manufacturier italien s'attend toutefois à devoir travailler quelques jours supplémentaires avant de comprendre ce qui s'est exactement passé, aucune explication évidente n'ayant été trouvée dimanche soir à Silverstone. La seule certitude de la firme de Milan est que Räikkönen et Vettel ont rencontré des problèmes très différents, le pilote allemand étant le seul à avoir crevé.

Les pneus qui ont posé problème ont été envoyés chez Pirelli à Milan, où ils vont faire l'objet d'analyses détaillées pour comprendre si les défaillances ont été provoquées par de l'usure, par des débris ou par un autre facteur.

"Je crois que nous devons envoyer les pneus à Milan pour faire une meilleure analyse, mais nous allons évidemment tout faire pour savoir quelque chose dans les prochains jours", a confirmé le manager de Pirelli, Mario Isola. "Nous faisons une investigation à 360 degrés. Je n'exclus rien. Pour être sûrs, nous devons arriver à la bonne conclusion et nous devons avoir l'esprit ouvert pour tout envisager. C'est trop facile de dire que c'est de l'usure, et il faut une enquête précise. Ce n'est pas professionnel de notre côté. C'est important de trouver la bonne réponse. Ça pourrait aussi être une crevaison, nous ne savons pas."

Mario Isola ne pense néanmoins pas que le problème rencontré par Kimi Räikkönen puisse être lié à la durée de son relais, et n'imagine pas que la structure des pneumatiques soit en cause : "Ce n'est pas un problème de fatigue, donc ce n'est pas un problème d'intégrité."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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