Hartley ne sait "vraiment pas" s'il courra à Mexico

Alors qu'il avait semblé établi que Pierre Gasly et Daniil Kvyat concluraient la saison chez Toro Rosso, les débuts en Grand Prix de Brendon Hartley remette la situation en question et créent diverses hypothèses.

Alors qu'il n'avait pas piloté de monoplace depuis cinq ans, Brendon Hartley a convaincu pour ses premiers pas dans l'élite sur le Circuit des Amériques, se qualifiant à huit dixièmes de Daniil Kvyat et finissant la course au 13e rang, à 27 secondes de son coéquipier.

Alors que l'on s'attend au retour de Pierre Gasly pour les trois derniers Grands Prix de la saison – même si une surprise n'est pas à exclure –, il est bien difficile de savoir si Red Bull et Toro Rosso poursuivront leur évaluation de Hartley ou permettront à Kvyat de reprendre son baquet à plein temps, lui qui est entré dans les points pour la troisième fois de la saison avec la dixième place.

"Jusqu'à présent, je n'ai pas posé la question", commente le Néo-Zélandais. "Et c'était pareil quand ils m'ont appelé pour faire un test sur le simulateur. Je ne voulais pas savoir, j'ai juste fait le travail, et c'est comme ça que j'ai abordé ce week-end."

"Je me suis vraiment senti détendu et je suis content que ça se soit passé comme ça. J'imagine qu'il pourrait y avoir des conversations maintenant. Je ne sais vraiment pas. Il faut leur demander."

Un saut dans l'inconnu

Le Grand Prix des États-Unis a été la première course de Hartley en monoplace depuis sa dernière apparition en GP2 au moins d'avril 2012. Le nouveau pilote Toro Rosso n'avait pas la moindre expérience des Formule 1 contemporaine ni des pneus Pirelli actuels.

"Il y avait tellement de choses à apprendre", reconnaît-il. "C'était la première fois que je faisais 20 tours avec ces pneus Pirelli, c'était un saut dans l'inconnu. Ce sont tant d'expériences dont je dispose désormais pour l'avenir, si j'ai une opportunité. À la fin du dernier relais, j'ai commencé à comprendre un peu mieux, et j'étais très content du niveau de performance."

"Il y a toujours des choses que l'on peut mieux faire. Si je devais refaire la course demain, avec l'expérience que j'ai engrangée, je ferais certaines choses de façon un peu différente."

Prompt à faire son autocritique, Hartley analyse avec réalisme ce qu'il a réussi et ce qu'il aurait pu mieux faire lors de cette première course en Formule 1.

"Mon départ n'a pas été très bon, je ne l'ai pas réussi", admet-il. "J'en ai réussi certains en essais libres, mais quand il a fallu faire le vrai, cela faisait un moment que je n'en avais pas fait un. Je suis très content du premier tour, il y a eu une petite bataille avec Stoffel [Vandoorne]."

"J'étais un peu déçu que Stroll m'ait dépassé après l'arrêt au stand, je me suis retrouvé coincé derrière lui. Nous avons un bon rythme, mais j'étais coincé, et il a fait du bon travail pour dépasser. J'en tire une leçon, et dans la gestion des pneus, j'ai sûrement été trop conservateur."

Propos recueillis par Adam Cooper

 
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