Hartley s'étonne des rumeurs de remplacement

En marge du Grand Prix de Monaco, qui sera ce week-end son dixième en Formule 1, le pilote néo-zélandais s'est dit surpris par les rumeurs entourant son avenir, possiblement menacé chez Toro Rosso.

Les performances de Brendon Hartley, qui a inscrit un seul point cette saison, à Bakou, ne plaident pas forcément en sa faveur par rapport à son coéquipier Pierre Gasly, tandis que l'hypothèse de l'arrivée d'un pilote japonais soutenu par Honda a pris corps ces derniers jours. Arrivé en F1 à la surprise générale fin 2017, après son passage plus que réussi en Endurance, le vainqueur des dernières 24 Heures du Mans reste convaincu d'avoir sa place dans la catégorie reine et s'étonne de la spéculation qui l'entoure.

"J'étais surpris d'entendre parler de ça, car j'ai un contrat", précise-t-il dans le paddock de Monaco. "Je me sens de plus en plus en confiance au volant d'une Formule 1. La F1 va vite, il y a beaucoup de critiques, mais en tant que pilote, on est le plus grand critique de soi-même. J'ai connu deux week-ends qui n'étaient pas complètement propres, mais j'ai marqué mon premier point en Azerbaïdjan, et lors des premiers week-ends de l'année, j'étais devant [mon coéquipier] à deux reprises en qualifications [en Australie et en Chine]."

Les deux derniers Grands Prix ont fait croître les critiques à l'encontre de Brendon Hartley. À Bakou, il a touché le mur dès son tour premier tour lancé en qualifications et a été éliminé en Q1, tandis qu'il aurait pu provoquer un accident dramatique avec Pierre Gasly en ne s'écartant pas de la trajectoire dans un tour au ralenti. Quant au dernier rendez-vous à Barcelone, il a été marqué par un énorme crash en essais libres, qui l'a privé des qualifications.

En Allemagne, le nom de Pascal Wehrlein est revenu avec insistance ces derniers jours, mais Helmut Marko a assuré que cette piste ne correspondait en rien à "l'intention du moment" dans le clan Red Bull.

Bahreïn, le raté qui coûte cher

Le début de saison de Toro Rosso reste fait de hauts et de bas, avec une grosse irrégularité mise en lumière par l'exploit de Gasly à Bahreïn (quatrième en qualifications comme en course) tout comme par les piètres performances sur d'autres circuits ou dans des conditions atmosphériques moins chaudes. Passé à côté de l'opportunité à Sakhir, Hartley en souffre sur le plan comptable.

"Nous n'avons pas eu le rythme pour être tout le temps dans les points", fait-il remarquer. "J'étais vraiment content de ma course à Barcelone [12e] : nous n'avions pas le rythme pour aller plus haut, mais j'ai fait ce que j'ai pu, et je suis satisfait de la manière dont j'ai géré les choses après avoir eu un accident. Bien sûr, on ne souhaite jamais que ça arrive, et je ferai de gros efforts pour que ça ne se reproduise pas, mais je ne suis pas le seul à m'être crashé – et je ne serai pas le dernier –, ça fait partie de la vie d'un pilote. Je vais aller de l'avant et me battre ce week-end, en espérant signer un bon résultat."

"Je ne sais même pas quels sont les sites internet [qui parlent de rumeurs de remplacement]. Au final, je sais que j'ai l'esprit d'équipe, je travaille très dur en coulisses, je ne sais que je suis plus que capable d'y arriver. Je pense l'avoir montré lors des trois premières séances de qualifications de l'année, et depuis, je n'ai pas fait un seul tour en qualifications." 

Le rendez-vous monégasque ce week-end peut-il permettre d'inverser la tendance ? Hartley espère pouvoir y briller, sur un tracé où les faiblesses du bloc Honda pourraient notamment être masquées, en l'absence de véritables lignes droites.

"Je pense qu'ici, ce sera une autre histoire avec les pneus hypertendres", prévient-il. "Personne n'a d'expérience avec [ces gommes] sur un tel circuit. Tout le monde les a testées à Barcelone, où nous savons qu'ils tiennent seulement un ou deux tours. Ici, nous nous attendons à ce que ce soit environ 30 tours, et le gain de performance sera énorme. Parvenir à les faire fonctionner constituera une part énorme du programme pour toutes les équipes."

"J'ai fait de bonnes courses, mais au final, il n'y en a qu'une cette année où nous avions le rythme pour marquer de gros points, et c'est la course où j'avais une pénalité et où je n'ai pas été performant. Je sais que mon heure viendra, et je suis très motivé ce week-end pour obtenir un bon résultat. Je pense que les gens ont parfois la mémoire courte en Formule 1. Les choses bougent très vite, et d'un week-end à l'autre, ça peut être une histoire complètement différente. J'en suis parfaitement conscient."

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