Honda confirme la date d'arrivée du nouveau moteur F1 d'Aston Martin
Honda a confirmé que le moteur évolué dont sera équipé l'Aston Martin F1 arriverait lors du GP des Pays-Bas 2026.
Photo de : James Sutton / Formula 1 / Formula Motorsport Ltd via Getty Images
Les semaines qui viennent vont être très importantes pour l'alliance entre Aston Martin et Honda, avec l'arrivée avant la trêve d'un package d'importance côté châssis puis, après la reprise, d'un nouveau moteur.
Il est peu dire que la saison 2026 d'Aston Martin-Honda est un calvaire. Aux retards dans le développement et la conception de l'AMR26, ainsi qu'aux problématiques internes qui ont coûté du précieux temps de préparation à Honda, se sont ajoutés de graves problèmes de jeunesse sur la monoplace conçue sous la direction d'Adrian Newey.
Le résultat est sans appel : pour une structure qui faisait du changement de réglementation un marchepied vers le sommet du classement auquel elle aspire, elle figure aujourd'hui régulièrement à la dernière place de la hiérarchie, étant battue par Cadillac, pourtant nouvelle venue dans la discipline.
Le seul rayon de soleil dans ce marasme, entretenu délibérément par le refus d'apporter des évolutions tant que celles-ci ne sont pas de nature à drastiquement améliorer les performances, est bien entendu le point inscrit avec réussite par Fernando Alonso lors du Grand Prix de Monaco. Une bien maigre consolation, donc.
Toutefois, l'été est la saison du changement et de l'introduction à venir d'évolutions radicales qui doivent infléchir l'inquiétante trajectoire d'Aston. Si l'on sait déjà que le GP de Hongrie verra l'introduction d'une "version B" de l'AMR26 côté châssis, il restait à confirmer la date d'arrivée d'une unité de puissance, notamment via l'obtention d'opportunités supplémentaires de développement (dans le cadre de l'ADUO).
Shintaro Orihara confirme l'arrivée du moteur évolué de Honda pour la rentrée.
Photo de: EYE4images / NurPhoto via Getty Images
Si Shintaro Orihara, l'ingénieur en chef de Honda, avait déjà laissé entendre que l'objectif était d'arriver aux Pays-Bas armé du nouveau moteur, il a confirmé cette échéance dans une communication officielle faite avant le Grand Prix de Belgique de ce week-end.
"Il nous reste encore deux courses avant d'introduire le nouveau moteur", explique Orihara, en référence à Spa et au Hungaroring. "Il est important de continuer à tirer des enseignements de cette spécification actuelle, afin de pouvoir appliquer ces conclusions sur la gestion de l'énergie lors des prochaines courses - comme à Monza, où l'on trouve également de longues lignes droites."
Concernant le défi représenté par le tracé ardennais, il explique : "La combinaison de longues lignes droites et de virages à grande vitesse en fait un circuit très exigeant pour les ingénieurs, tant pour anticiper l'utilisation de l'accélérateur que pour gérer le déploiement de l'énergie tout au long du tour."
"Ce sera un véritable test pour les motoristes en matière de gestion de l'énergie ; nous devons donc réfléchir à la manière dont nous allons déployer la puissance du MGU-K dans les longues lignes droites. La récupération d'énergie y est assez limitée, même compte tenu de la longueur du circuit. Il est donc d'autant plus important d'élaborer un plan de déploiement adéquat."
"Les lignes droites sollicitent également beaucoup le groupe motopropulseur en général, non seulement en termes de performances, mais aussi de fiabilité."
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