Honda - Nous n'avons pas besoin d'aide extérieure

Le point marqué par Fernando Alonso à Silverstone le week-end dernier était "bon pour le moral" de l'équipe McLaren-Honda, de l'aveu-même du pilote espagnol. Mais le double Champion du Monde insistait également pour rappeler qu'une 10e place ne représente pas grand-chose à l'échelle des ambitions de l'équipe de Woking.

A l'approche de la mi-saison, les progrès sont encore trop peu visibles pour l'association reconstituée entre l'écurie britannique et le motoriste japonais. Les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous et les week-ends difficiles se succèdent, le développement de la MP4-30 et du V6 nippon payant au prix fort les restrictions en matière d'essais privés.

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Dans le camp de McLaren, on a parfois semblé perdre patience, avec deux sorties remarquées de la part d'Eric Boullier. Le directeur sportif a mis une première fois la pression sur Honda en soulignant que l'image de marque de McLaren allait souffrir s'il fallait attendre plus longtemps une hausse des performances. Puis il a exhorté son partenaire japonais à mettre de côté certaines traditions dans sa culture d'entreprise, pour s'ouvrir aux aides et conseils extérieurs, si besoin.

Confiance mutuelle

Généralement discret, Yasuhisa Arai a apporté quelques réponses à ce qui a pu être interprété comme des signes d'agacement ou d'impatience. Le directeur de Honda Motorsport n'évite pas les sujets mais minimise leur impact, regardant toujours positivement vers l'avenir.

"Nous avons connu un succès formidable ensemble dans les années 80. Il y a une confiance mutuelle", dit-il dans les colonnes de Globo Esporte au sujet de la collaboration entre McLaren et Honda. "Bien sûr il y a de la pression pour progresser, mais nous discutons de tout ensemble. Il arrive parfois que nous ayons une solution, et l'équipe en a une autre, mais cela arrive dans ce genre de relation."

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Arai fait notamment allusion aux propos de Boullier, appelant Honda à solliciter de l'aide extérieure ou directement à Woking s'il le faut.

"Nous travaillons déjà avec McLaren Applied Technologies, depuis le début du projet", souligne Arai. "Ils ont développé le logiciel pour notre unité de puissance, en accord avec nos requêtes. Et ils ont fait un excellent travail."

"Nous n'avons pas besoin d'aide avec les problèmes de technologie. De bons conseils, bien sûr, sont toujours bienvenus, mais nous n'avons pas besoin de solutions technologiques [venant d'ailleurs] pour notre projet."

Objectif Spa-Francorchamps

Alors que les doutes sont forcément difficiles à estomper autour du projet, en l'absence de résultats probants pour le moment, Arai rappelle que la pression est forcément grande de tous les côtés. Une pression qui n'altère toutefois pas ses relations de travail, y compris avec Ron Dennis à la tête du McLaren Group.

"Je ne crois pas qu'avec un autre directeur les résultats seraient différents. Le management de Honda et celui de McLaren me font confiance. Chaque directeur réfléchit à comment rendre cela meilleur, et je ne suis pas différent. J'y pense chaque jour. C'est un immense défi."

Dans l'immédiat, Honda se concentre sur une deuxième partie de saison qui devra apporter des réponses concrètes en piste. L'objectif est notamment d'utiliser les jetons de développement restants pour franchir un cap en matière de performance, si possible dès le Grand Prix de Belgique à la fin du mois d'août.

"Je dirais que nous avons construit de bonnes fondations pour le développement. C'est en ligne avec notre planning et nous avançons étape par étape", assure Arai. "Je sais que les résultats ne sont pas en ligne avec les attentes des fans, mais nous savons ce que nous faisons. S'il vous plait, donnez-nous du temps. La seconde partie de la saison sera meilleure, croyez-moi."

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