Horner - Les diffuseurs TV ne doivent pas craindre les réseaux sociaux

Après l'autorisation, pour les écuries, de filmer de petites séquences lors des premiers essais hivernaux 2017, qu'elles pouvaient diffuser librement, Christian Horner estime qu'il faut se servir des réseaux sociaux comme complément à la télévision.

La première semaine des tests de pré-saison 2017 a marqué un petit tournant dans l'histoire récente de la Formule 1 puisque sous l'impulsion de Liberty Media, les équipes de la discipline ont eu le droit de filmer de petites séquences dans les stands et même sur la piste à des fins de diffusion sur Internet.

Une "liberté" bien faible qui ferait par exemple sourire outre-Atlantique, où les séries phares comme l'IndyCar ou la NASCAR n'hésitent pas à diffuser gratuitement de longues vidéos voire des courses entières sur Internet depuis de nombreuses années, mais qui, à l'échelle de la catégorie reine, est un changement majeur.

Il s'agit évidemment d'un des nombreux signes qui traduisent que l'ère Ecclestone est désormais définitivement enterrée et que les nouveaux propriétaires de la F1 veulent ouvrir un peu plus le championnat pour toucher de nouveaux fans, en allant les chercher sur les réseaux sociaux notamment, liens désormais incontournables entre les fans et les structures.

Mais cette initiative peut avoir de quoi inquiéter les diffuseurs télévisés, qui ont signé des contrats à une époque où le principe de base était de réduire la diffusion d'images à sa plus simple expression en dehors de ce cadre contractuel, et ce même dans le cadre d'essais hivernaux, pour protéger l'exclusivité des images de la F1 et son aspect premium.

Complémentarité TV/réseaux sociaux

Christian Horner, le directeur de l'écurie Red Bull, dont la marque a toujours été très présente sur le plan médiatique et notamment sur Internet, estime, pour Motorsport.com, qu'il ne doit pas y avoir de crainte de la part des télévisions et, au contraire, un travail en harmonie entre deux médias complémentaires, surtout avec l'importance que prennent les moyens alternatifs de s'informer sur ou de regarder ses événements préférés.

"Les diffuseurs télévisuels n’auraient jamais cet accès à ce que nous montrons. Ils ont besoin, au final, de se compléter l’un l’autre, parce que nous n’allons rien filmer en piste, ce n’est pas notre rôle."

"Mais en étant capables de personnifier les pilotes, de donner une idée de certaines choses dans les coulisses, cela ne va qu'encourager une audience grandissante à allumer la télévision et à regarder les courses. Je vois vraiment cela comme un bénéfice général pour la discipline."

"C’est ce qui se passe en coulisses que les fans demandent, et tout ce qui pourrait attirer plus de gens à suivre le championnat doit être adopté."

"Au final, c’est une publicité pour la Formule 1, parce qu’avec un peu de chance, alors que l’audience augmente, ces gens vont vouloir voir les courses et vont allumer leurs télévisions. C’est comme cela qu’ils se complètent."

"Nous avons assurément produit beaucoup de contenus. Ils m’ont même mis sur Instagram ! Ça a été immensément bien reçu. C’est une super façon de mettre en avant la discipline, et d’engager la fanbase."

"La façon dont les gens voient le contenu aujourd’hui est très, très différente. Il suffit de prendre un train et de voir que tout le monde regarde son téléphone. En ouvrant cette voie pour avoir de l’excellent contenu, je pense que c’est vraiment positif."

Reste que, après cette première semaine, il n'est pas encore clair que Liberty Media autorisera la diffusion de vidéos lors de la seconde session du 7 au 10 mars.

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Type d'article Actualités
Tags christian horner, diffusion tv, internet, liberty media, réseaux sociaux