Hülkenberg a-t-il une chance de piloter une Lotus en 2014?

Eric Boullier l’a dit lui-même : Nico Hülkenberg fait partie des pilotes avec qui Lotus a pris contact récemment pour aborder la possibilité d’une venue au sein du team en 2014, si Kimi Räikkönen devait partir (ou si Romain Grosjean n’était pas...

Eric Boullier l’a dit lui-même : Nico Hülkenberg fait partie des pilotes avec qui Lotus a pris contact récemment pour aborder la possibilité d’une venue au sein du team en 2014, si Kimi Räikkönen devait partir (ou si Romain Grosjean n’était pas prolongé).

L’arrivée du nom de Hülkenberg sur le marché n’est pas innocente au moment où de nombreux baquets intéressants se libèrent de contrats dans les top teams.

Passé chez Sauber l’an dernier après avoir fait ses preuves avec Force India, l’Allemand espérait donner un coup de boost rapide à sa carrière en montant d’un cran, peut-être à la faveur d’un étroit lien historique de l’équipe avec Ferrari. Mais l’annus horribilis de Sauber cette saison rend les choses difficiles pour Hülkenberg, qui réalise majoritairement des courses relativement anonymes et ne touchait récemment plus de salaire de la part de Sauber (dont les liquidités posaient de sérieuses questions avant que des investisseurs russes ne viennent à la rescousse). Des investisseurs ayant leur mot à dire dans le choix des pilotes de la saison prochaine, le juvénile Sergey Sirotkin étant déjà dans les starting-blocks pour une promotion éclair dans la catégorie reine en 2014. Avec le budget amené par Telmex et Gutierrez, reste-t-il seulement une place chez Sauber pour Hülkenberg l’an prochain ? Rien n'est moins sûr, et il ne fait aucun doute que l'Allemand voit plus grand pour son avenir personnel à court terme qu'une autre saison difficile avec le risque d'être chahuté par un débutant.

S’il est évident que la perte d’un leader du rang de Kimi Räikkönen chez Lotus se ferait sérieusement sentir en termes sportif (mathématique), popularité, marketing et direction de développement en cours de saison, l’équipe se doit de s’assurer du fait que même en cas de perte de son pilote fétiche, un nouveau leader émerge rapidement pour mener les ambitions de top team d’Enstone. Hülkenberg est-il ce pilote au moment où l’équipe se restructure après le départ de James Allison? A court terme, le risque semble élevé, comme la promotion d’un Ricciardo chez Red Bull, et l’entrée en jeu de l’Allemand dans les contacts pourrait également signifier que la position de Grosjean, chez Lotus n’est pas garantie en 2014, en dépit du fait d’être managé par Eric Boullier.

Mais comment comparer la prise de risques représentée par le débarquement possible de Grosjean pour un remplacement par Hülkenberg? S’il dispose de peu d’occasions d’afficher sa pointe de vitesse, le jeune homme a la (bonne) réputation de rester régulièrement loin des embrouilles du peloton, là où le Franco-suisse s’est attiré une étiquette différente en se retrouvant plus souvent qu’à son tour à griller des cartouches avec fracas, tout en affichant un rythme diablement rapide lorsque tout se passe bien. La réponse se trouve peut-être également dans le niveau de soutiens et d’exigences affichés par Renault et Total, n’étant pas étrangers à la position de Grosjean chez Lotus, ayant du sens d’un point de vue commercial. Lotus reste encore une équipe ne disposant pas des mêmes ressources financières que les gros poissons que sont Red Bull, Ferrari, Mercedes ou McLaren, et l'assurance Räikkönen se paie rubis sur l'ongle.

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Séries Formule 1
Pilotes Kimi Räikkönen , Nico Hülkenberg , Romain Grosjean , Sergey Sirotkin
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