L'irrégularité de Hamilton à Monaco reste un "mystère" pour Mercedes
L'irrégularité des performances de Lewis Hamilton tout au long du week-end dernier à Monaco reste pour le moment un "mystère" pour Mercedes.
Lewis Hamilton avait bien débuté le week-end en Principauté, se montant le plus rapide de la première séance d'essais libres le jeudi. Tout s'est néanmoins compliqué le samedi, au point que le Britannique n'est pas parvenu à se hisser en Q3. Certes piégé par un drapeau jaune dans son ultime tentative, il a surtout payé son incapacité à réaliser un bon chrono auparavant, peinant à faire fonctionner correctement ses pneumatiques.
Pendant la course, le deuxième relais en gommes supertendres a été bien meilleur pour lui que la première partie de Grand Prix avec les pneus ultratendres, lui permettant finalement de remonter de la 13e place sur la grille de départ à la septième à l'arrivée. Si Toto Wolff a qualifié la W08 de "diva", se montrant visiblement difficile à mettre au point, il reconnaît malgré tout que les difficultés rencontrées par Hamilton à Monaco restent à ce jour un "mystère".
"Sans toucher à la voiture [entre samedi et dimanche], nous avons vu qu'elle était très difficile au début, et Lewis ne l'aimait pas, il l'a dit", souligne le directeur exécutif de Mercedes. "Après l'arrêt au stand, soudainement, nous avions la voiture la plus rapide en piste, en étant sur la défensive. On pourrait dire que les Ferrari avaient baissé le rythme à ce stade de la course, mais nous aussi. J'ai eu une courte discussion avec lui ensuite, il a dit que le grip était revenu. Pourquoi ? Cela reste un mystère. Nous devons le comprendre, car Ferrari y parvient et fait rouler sa voiture dans ces conditions."
La thèse de l'accident ?
Wolff espère avant tout que ce week-end monégasque restera un accident de parcours, comme Singapour avait pu l'être pour Mercedes en 2015. L'Autrichien souligne toutefois que Lewis Hamilton a beaucoup de travail pour éviter de revivre une telle situation.
"Notre objectif devrait être de faire en sorte que ce soit la pire course de la saison et, je l'espère, un cas particulier comme nous l'avions connu à Singapour", insiste Wolff. "Nous avons une voiture rapide, mais elle n'aime pas les pneus, et c'est quelque chose que nous devons comprendre."
"Ferrari est capable de mettre la voiture en piste et ça fonctionne tout de suite du début à la fin, avec les deux pilotes compétitifs ou non compétitifs de la même manière. Ça a été différent toute la saison pour nous. J'ai confiance en notre équipe, donc plus nous parcourrons de kilomètres, plus nous collecterons des données, et mieux nous comprendrons. Je ne sais pas si nous connaîtrons des week-ends plus difficiles ou non. Normalement, plus le temps va passer, mieux ce sera pour nous."
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