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Mon job en F1 : ingénieur course chez Brembo

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Mon job en F1 : ingénieur course chez Brembo
Par :
8 nov. 2017 à 15:35

Motorsport.com vous fait rencontrer des gens du paddock de Formule 1 qui expliquent en quoi consiste leur travail. Rencontre cette fois avec Andrea Pellegrini de Brembo.

Andrea Pellegrini est ingénieur d’assistance piste auprès des écuries de Formule 1 sous contrat avec Brembo, et aussi ingénieur de développement des nouveaux produits.

Firme italienne basée à Curno, Brembo fournit disques, plaquettes, maîtres-cylindres et/ou étriers aux équipes Mercedes AMG, Ferrari, Toro Rosso, Red Bull Racing, Sauber, Renault et Haas (qui effectue aussi des essais avec un autre fournisseur).

Mon job consiste à…

Ingénieur de formation, j’ai commencé à travailler chez Brembo en 2005. Je suis maintenant ingénieur course et développeur de nouveaux produits. J'assiste aux Grands Prix de Formule 1 afin de m’assurer que tout se déroule correctement. Nous fournissons plusieurs pièces et composantes de freins à de nombreuses écuries et je m’assure de fournir l’assistance technique sur les circuits.

Un frein avant et un moyeu de roue de la Ferrari SF70-H
Un frein avant et un moyeu de roue de la Ferrari SF70-H

Comment se déroule un week-end typique ?

J’arrive au circuit le jeudi et j’ai des meetings avec les pilotes, les chefs mécanos et les ingénieurs de piste des différentes écuries. Les circuits ne requièrent pas tous le même niveau d’énergie [de freinage] ; les plus difficiles étant Montréal, Monza et Singapour. Il est donc très important que les équipes ajustent les systèmes de freinage aux particularités de chaque tracé. Nous pouvons ainsi proposer des disques et des maîtres-cylindres de tailles différentes.

Vendredi, nous recueillons des datas par télémétrie comme la température des disques et des étriers (afin de bien équilibrer le train avant et arrière des voitures) et surveillons la pression dans le circuit et le couple de freinage. Nous installons un capteur de température sur l’étrier et un autre qui mesure le déplacement du maître-cylindre. Nous savons avec précision la force exercée par le pilote sur la pédale de frein et le déplacement de cette pédale.

Samedi, nous devons nous adapter au fait que la piste offre plus de grip. Vendredi, les voitures glissent beaucoup parce la piste est habituellement poussiéreuse. Le grip va alors en augmentant. Pour cette raison, nous devons conserver la température des freins un peu plus basse qu'à la normale lors des essais libres et la qualification afin qu'elle n’excède pas la limite supérieure durant la course. Dimanche, je n’ai pas beaucoup de travail, car on ne peut plus intervenir sur les freins. Je suis dans les stands et je peux donner quelques conseils aux écuries. Nous surveillons aussi l’usure des disques, et quand l’alerte d'épaisseur minimale sonne, il faut prévenir le pilote.

Red Bull Racing système de freinage, Brembo
Red Bull Racing système de freinage, Brembo

Quelle est la chose la plus importante dans ton job ?

Sans doute la discrétion. Le respect de la confidentialité. J’ai accès aux garages et aux données télémétriques et je dois ne rien révéler aux écuries rivales.

Trois outils qui me sont indispensables

Mon ordinateur portable, évidemment, mon smartphone, et je dirais beaucoup de passion pour la Formule 1 !

Les gens avec qui je suis toujours en contact

Mon patron ainsi que mes collègues du service technique, de recherche et de développement en Italie. Je dois pouvoir compter sur eux.

Quand tu n’es pas sur les circuits, que fais-tu ?

Je suis au bureau, car après chaque course je dois analyser énormément de données. Je dois travailler à résoudre les soucis et trouver de nouvelles solutions et des produits améliorés afin de maintenir l’entreprise au sommet. Je suis aussi en contact avec les écuries pour planifier la production de pièces ainsi que la fourniture de matériel.

Sebastian Vettel et Maurizio Arrivabene, Directeur de l'équipe Ferrari, à l'usine Brembo
Sebastian Vettel et Maurizio Arrivabene, Directeur de l'équipe Ferrari, à l'usine Brembo

Quel est ton hobby ?

C’est la moto. Dès que j’ai du temps de libre, je travaille sur mes motos et j’aime les conduire sur de belles routes.

La Formule 1 est...

... une deuxième famille. J’ai beaucoup d’amis dans le paddock. J’aime rester jusqu’à tard dans le paddock pour discuter. De plus, j’adore les voitures de F1. Quand j’ai commencé en F1, ce fut au Grand Prix de Bahreïn en 2005, le jour de mon anniversaire ! J’étais comme un enfant à Noël !

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Auteur René Fagnan