Magnussen "ouvert à tout" pour l'avenir, notamment à l'IndyCar

Ne pouvant probablement pas rester sur la grille en Formule 1, Kevin Magnussen commence à se tourner vers de nouvelles pistes pour 2021.

Magnussen "ouvert à tout" pour l'avenir, notamment à l'IndyCar
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Kevin Magnussen et Haas F1 Team, ce sera bientôt fini après quatre années de collaboration, et compte tenu de ce que l'on sait du marché des transferts actuel, il paraît extrêmement improbable que le Danois trouve un baquet dans une autre écurie. C'est particulièrement décevant pour l'intéressé qui, à 28 ans, estime avoir atteint son meilleur niveau à ce jour et pouvoir encore progresser, après avoir marqué 158 points en 114 Grands Prix et signé un podium pour sa toute première course en 2014.

"Je dirais que je suis ouvert à tout, pour l'instant", commente Magnussen. "Je n'ai que 28 ans, et je sens encore que j'ai encore des choses à donner en F1. Ces dernières années avec Haas en particulier, j'ai beaucoup progressé en tant que pilote. Avec Romain [Grosjean], nous nous sommes poussés mutuellement, et j'ai énormément appris de lui. Je me sens prêt à passer à l'étape suivante, au même moment où je me retrouve probablement sur la touche."

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"On verra. Il ne reste pas beaucoup de baquets. De plus, la victoire me manque vraiment, le sentiment de gagner me manque, et c'est quelque chose à quoi je pense beaucoup ces derniers temps." Voilà sept ans que Magnussen n'a pas remporté la moindre victoire en sport auto, son dernier succès datant de l'ultime course de la saison 2013 de Formule Renault 3.5, le 20 octobre 2013 à Barcelone.

Heureusement pour lui, l'actuel pilote Haas a commencé à chercher de nouvelles pistes avant même que l'équipe ne lui confirme que son contrat n'allait pas être renouvelé. Car pour lui, il serait impensable de ne pas être sur une grille de départ l'an prochain. Surtout après avoir déjà connu cette expérience il y a six ans, lorsqu'il avait perdu son volant McLaren au profit de Fernando Alonso et avait été rétrogradé au poste de réserviste. Il avait ensuite retrouvé une place chez Renault.

"J'ai pris une année sabbatique en 2015, et ce n'était pas très appréciable", déplore le nordique. "Je pense que j'ai eu beaucoup de chance d'avoir une opportunité de revenir après ça. Je ne pense donc pas qu'une année sabbatique soit préférable de quelque manière que ce soit. Je veux faire la course, je suis pilote. Je garde mes options ouvertes, je discute avec de nombreuses écuries et personnes différentes."

Kevin Magnussen, Haas F1, dans le parc fermé

Magnussen peut compter sur les conseils de son père Jan, pilote de Formule 1 de 1995 à 1998, quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans dans sa catégorie et double Champion d'IMSA. "Je ne pense pas qu'il soit prêt à abandonner le rêve de la F1", analyse l'éclectique quadragénaire au sujet de son fils, auprès de Motorsport.com.

"Il est peu probable qu'il ait un baquet pour l'an prochain, mais il y aura aussi 2022, qui devrait être une année enthousiasmante en F1 avec la nouvelle réglementation. Je ne sais pas s'il y aura des opportunités pour cette année-là, mais Kevin doit en avoir le cœur net, pour ne rien laisser lui filer entre les doigts."

"Je conseille à Kevin de comprendre ce qu'il veut vraiment, ce qui est le plus important, et de viser ça. Il se montre très clair sur le fait qu'il veut gagner des courses, mais il faut aussi que ce soit dans une compétition importante. Je pense qu'il doit chercher les meilleures opportunités possibles en IndyCar ou en WEC."

Magnussen déclare justement avoir "toujours" été intéressé par l'IndyCar, où son père a couru en 1996 et en 1999 lorsque le championnat s'appelait CART. "J'allais aux courses d'IndyCar avec lui quand j'étais petit, et j'ai toujours trouvé ça super cool", confie Kevin. "J'adorerais essayer un jour. Mais en ce moment, tout le monde du sport automobile est frappé par l'époque actuelle. Obtenir un bon deal là-bas ne paraît pas facile. Donc on verra. Je ne dis pas non du tout, et je ne dis pas que c'est impossible, mais ça a l'air légèrement difficile."

"Les finances sont un problème partout dans le monde actuellement, et il se trouve que c'est pourquoi il est dans cette situation !" renchérit Jan. "Il y a des opportunités en IndyCar, je sais qu'il y discute avec certaines écuries. Mais il faut aussi qu'il élargisse son champ de vision pour voir les opportunités. En WEC, il se passe aussi des choses enthousiasmantes, avec l'arrivée de nouveaux constructeurs, une nouvelle réglementation avec les hypercars et tout ça. S'il peut se brancher avec un constructeur, il devrait vraiment s'intéresser à ce championnat."

Propos recueillis par David Malsher et Adam Cooper

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