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Formule 1 GP du Canada

Le patron d'Aston Martin appelle à juger moins vite les écuries

Les sixièmes et septièmes places de Fernando Alonso et Lance Stroll à Montréal ont permis à Aston Martin d'inscrire ses premiers points depuis Imola. L'occasion pour son directeur, Mike Krack, de rappeler que les équipes sont "parfois jugées trop rapidement" lors d'un passage à vide.

Mike Krack, Team Principal, Aston Martin F1 Team

Aston Martin est reparti du circuit Gilles-Villeneuve avec 14 points en poche, inscrivant ainsi son meilleur résultat en Grand Prix depuis le début de saison. Fernando Alonso a renoué avec la Q3 en se qualifiant sixième et terminant la course à la même position, pendant que Lance Stroll se qualifiait neuvième et remontait à la septième place pour son Grand Prix à domicile.

Mike Krack, le directeur de l'écurie, semble satisfait des positions de ces AMR24, qui terminent derrière les Mercedes, McLaren et les Red Bull, estimant que ses pilotes ne pouvaient aller chercher de meilleurs résultats : "Oui, je pense que lorsque vous regardez le résultat final, nous ne pouvions pas faire plus que sixième et septième. Les voitures [qui ont fini] devant nous sont parties devant nous, sauf Lewis [Hamilton], mais il allait nous dépasser de toute façon parce qu'il était beaucoup, beaucoup plus rapide."

"Mais oui, je pense compte tenu du rythme, que c'est le maximum [que l'on pouvait faire]. C'était difficile en termes de conditions, c'était difficile en termes de vitesse. Mais c'est la même chose pour tout le monde. Donc, oui, dans l'ensemble, je pense que c'est un bon résultat pour l'équipe", explique le directeur luxembourgeois.

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Cela faisait quelques courses que l'écurie basée à Silverstone était noyée au milieu du peloton sans parvenir à faire mieux que la neuvième place de Stroll au Grand Prix d'Imola et d'Alonso à Miami. L'Espagnol avait même tiré la sonnette d'alarme, attendant une prise de conscience de son équipe après les résultats moyens de Monaco.

Néanmoins, Krack ne souhaite pas être défaitiste après neuf courses dans cette saison. Il explique qu'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. "Nous venons de faire un tiers de la saison et je pense qu'on ne peut pas juger une saison après un tiers", continue-t-il. "Je pense donc que nous devons nous regarder en face, essayer d'identifier les problèmes que nous rencontrons, essayer de comprendre. Et vous savez, nous ne pouvons en aucun cas influencer ce que font les autres. Il faut donc se regarder soi-même et essayer d'améliorer sa voiture autant que possible, course après course."

Fernando Alonso à la bataille avec Lewis Hamilton au GP du Canada.

Fernando Alonso à la bataille avec Lewis Hamilton au GP du Canada.

Photo de: Francois Tremblay / Motorsport Images

Il est vrai que comparé à la saison passée, où Aston Martin était considéré comme la troisième force du plateau à cette période de l'année, les choses ont pris une autre tournure en 2024. Actuellement cinquième au championnat constructeurs, l'écurie britannique cumule 58 points, à 66 unités de Mercedes, tandis que VCARB se rapproche de plus en plus à 30 points d'Aston.

Mike Krack trouve le public et les médias un peu hâtifs dans leur façon de juger les performances de chaque équipe lorsque celles-ci ne sont pas forcément au rendez-vous, évoquant par exemple les évolutions apportées à Imola que l'on ne pensait pas performantes, alors qu'elle se comportent comme il se doit selon le directeur.

"L'année dernière, à la même époque, vous disiez : 'Vous êtes très en avance sur le plan', aujourd'hui c'est  'Vous êtes très en retard sur le plan'", ajoute Krack. "Je pense que si l'on prend un peu de recul, il faut vraiment voir si l'on progresse en tant qu'équipe ou si l'on est en retard. L'année dernière, nous étions évidemment meilleurs que ce que nous pensions, et j'ai toujours dit que sur une trajectoire ascendante, il y a des hauts et des bas, en fonction de ce que font les concurrents."

"Mais il faut garder l'objectif en vue. À Imola, la première question qu'on nous a posée ça a été : 'Alors, les améliorations ne fonctionnent pas ?' On est jugés parfois un peu trop rapidement [que ça soit] la performance d'une équipe, d'une amélioration ou de la voiture en général - et surtout, ce sont les pilotes qui sont jugés très rapidement."

Interrogé au sujet des prochaines courses et des préparatifs de l'équipe autour de celles-ci, Krack rappelle la difficulté de la suite de la saison, composée du Grand Prix de Barcelone, de celui d'Autriche et de Silverstone pour ne citer que les prochains. Les deux derniers étant les courses à domiciles de Red Bull et McLaren, cela risque de booster un peu plus les deux écuries.

"Il est difficile de juger", déclare-t-il. "Parce que c'est aussi une concurrence relative. Je ne sais pas ce que les autres vont apporter dans les courses à venir. Je pense donc qu'il faut être très prudent avec les prévisions. Il y a des circuits différents et difficiles qui vont arriver. Je pense donc qu'après cette course [Canada], nous devons nous asseoir et voir quel est le meilleur package possible pour les courses à venir, parce qu'elles seront très intenses. Trois semaines [avec] un sprint au milieu, deux courses à domicile [pour les concurrents], c'est aussi quelque chose de positif à voir."

Propos recueillis par Oleg Karpov et Filip Cleeren

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