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"Des déclarations extrêmes m'ont blessé" : Kubica a vaincu les sceptiques

Vainqueur des 24 Heures du Mans, Robert Kubica a enrichi son palmarès d'une ligne prestigieuse, mais surtout son histoire personnelle. Le Polonais a justifié la raison d'être d'une résilience parfois critiquée en F1.

Les vainqueurs #83 AF Corse Ferrari 499P: Robert Kubica, Yifei Ye

Photo de: Rainier Ehrhardt

Ce bras droit meurtri à vie, il le cache dès qu'il le peut, peut-être le protège-t-il. Néanmoins, il fait partie de lui et Robert Kubica l'assume. Depuis que sa carrière a basculé dans un terrible accident de rallye en 2011, le pilote polonais a tout fait pour continuer à vivre de et pour la course automobile. En endurance, il a fait mieux que trouver sa place : à 40 ans, il a définitivement inscrit son nom au palmarès de la plus grande course du monde, aux côtés de Yifei Ye et Phil Hanson, et au volant d'une Ferrari. 

Si Frédéric Vasseur dit de lui que Robert Kubica est "un extraterrestre", il est avant tout un humain, capable de refuser le malheureux destin qui lui semblait promis. Il y a six ans, il avait déjà fait preuve d'un courage énorme et donné une grande leçon en parvenant à revenir en Formule 1. L'aventure chez Williams avait toutefois laissé un goût amer, et le Polonais ne cache pas l'avoir parfois mal vécu, avant de mettre les point sur les i au Mans.

"Je ne pense pas que mon handicap me restreigne au volant", explique-t-il dans des propos relayés par la BBC. "Si certains ont pu en douter par le passé, je crois avoir montré que ces doutes n'avaient pas lieu d'être. Je pilote, et je suis heureux."

"Je me souviens que lorsque je suis revenu en F1, il y avait beaucoup de rumeurs, et je comprends : on voit ma main. Il est normal de se poser des questions… suis-je capable ? Est-ce prudent ? Il y a eu des déclarations très extrêmes de la part de certaines personnes, qui m'ont blessé, car j'étais le premier à ne jamais vouloir revenir juste pour du marketing ou pour servir de marionnette à des fins de communication."

La course comme une thérapie

La Ferrari n°83 victorieuse aux 24H du Mans.

La Ferrari n°83 victorieuse aux 24H du Mans.

Photo de: Emanuele Clivati | AG Photo

Celui qui aurait pu rouler en rouge en Formule 1 a fait triompher le Cheval cabré ailleurs, au volant d'une Ferrari "jaune" n'ayant de cliente que le statut, ou presque. En s'imposant dans la Sarthe avec ses coéquipiers, il a vraisemblablement donné une raison d'être définitive à bientôt quinze années d'un combat parfois incompris, parfois jugé à tort perdu d'avance. 

"J'ai un handicap important au bras droit, mais je ne me souviens pas comment je pilotais avant ; c'est comme ça que je suis maintenant", assume-t-il. "C'est probablement l'une des plus grandes réussites de ma vie : à un moment de ma rééducation, piloter était le meilleur des médicaments. Je vois bien que certains regardent ma main, c'est normal, mais une fois au volant, je suis pleinement moi-même. Honnêtement, j'ai plus de difficultés dans la vie de tous les jours que dans une voiture de course."

"Ceux qui pointaient du doigt, qui disaient que ce n'était peut-être pas prudent, qui avaient des doutes… Ils ne le font plus aujourd'hui. Il y a trois ans, je me suis interrogé… je me disais que je devais arrêter. Mais je suis la personne la plus chanceuse du monde. Je suis en vacances toute l'année parce que je fais quelque chose que j'aime."

"Pour moi, la course, c'est tout. Tout ce que je fais au quotidien, c'est pour me préparer à être sur un circuit. Je ne sais pas ce que je ferais d'autre. Arrêter, c'est une grande décision, et c'est effrayant. La passion est toujours là, la flamme est toujours là. Mon moteur principal, c'est la passion."

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